Une soirée pas parfaite du tout

Ma Luce bien aimée,

Une semaine après avoir fait péter le champagne, nous voilà de nouveau mercredi, et le constat est aussi cruel qu’imparable : pas de Nouvelle Star ce soir sur M6. J’ai beau scruter mon programme télé, rien à faire : ce soir, ce sera Un dîner presque parfait. Un dîner presque parfait ! Un dîner presque parfait…

Un dîner presque parfait ? Non seulement je n’en ai rien à secouer, mais en outre… quelle déchéance de nous proposer un simple dîner « presque parfait » (donc un dîner qui laisse forcément à désirer), alors que jusqu’à présent, nous avons eu droit au plus brillant, au plus rutilant, au plus excitant des spectacles, qui s’est terminé par la perfection absolue, à savoir ta victoire !

Un dîner sans Maïté est un dîner raté.

J’ai beau scruter les sites spécialisés, interroger mes informateurs, consulter les astres… aucune info sur ce que tu vas chanter ce soir, à Baltard. Et ça me fait drôlement bizarre, vois-tu ? Finalement, je ressens les choses un peu comme toi. De même que tu ne réalises pas encore tout à fait que tu es la nouvelle star 2010, et que tu as l’impression que tu es juste retenue pour le prochain prime, j’ai, moi aussi, bien du mal à concevoir que la Nouvelle Star est terminée et que tu ne chanteras pas ce soir. Pas de prime, pas de Baltard, rien, que dalle, le vide absolu, le désarroi complet, l’ennui, le néant, la boîte crânienne à Johnny.

Baltard désespérément vide...

Misère ! Non seulement je peine à croire qu’il n’y aura pas de Nouvelle Star ce soir, mais surtout, je pleure à l’idée que je ne te verrai pas. Que je ne découvrirai pas de nouvelle chanson de toi. Que ton sourire ne m’apportera pas mon shoot hebdomadaire habituel, sans lequel je ne peux guère vivre.

Il ne me reste plus, pour l’heure, qu’à continuer à t’écrire, ô ma Luce, pour te dire encore et encore mon amour et épaissir l’écheveau des petits liens que nous avons tissés, toi et moi. Car je t’aime, tu le sais bien, et, fidèle à mon premier serment, je ferai tout pour atteindre mon but, mon dessein, mon destin : t’épouser, Luce.

À toi, amoureusement.

Merde !

Ma divine Luce,

Plus que vingt-quatre heures avant la finale, et, si tout se passe comme je le pressens, ton sacre comme nouvelle star 2010. Nul besoin de te dire combien je suis tendu et impatient, combien mon cœur palpite à l’approche de ce dernier prime à Baltard ! Je te regarderai, bien sûr, à la télévision, en compagnie d’une brochette d’amis qui, je l’espère, sauront prier aussi bien que moi pour que tout se passe pour le mieux pour toi.

En attendant, j’ai passé cette journée à te croiser. J’ai cru te reconnaître dans la rue. J’ai pensé à toi en lisant le journal Métro, qui consacrait, aujourd’hui, une double page à Michael Youn, et une autre à la Catalogne : il paraît que cette année, c’est l’année de la Catalogne en France – tu m’étonnes ! Je suis passé du côté de Montparnasse, pour aller visiter, notamment, le musée Bourdelle. J’ai vu, juste à côté, un restaurant avec une enseigne à moustache. Bref, tu étais partout !

Plus que vingt-quatre heures, donc, avant le résultat des votes. Un seul mot s’impose, que je te lance à pleins poumons, aussi fort qu’un cri de joie et d’amour : merde ! Merde, re-merde et triple merde !

À toi, amoureusement.

Le dernier “déluce”

Ma Luçounette adorée,

Le suspense est insoutenable. Plus que quarante-huit heures avant le grand saut, le dernier prime, et l’ultime vote des téléspectateurs qui devrait, à mon avis – bien que je me demande si c’est raisonnable –, te consacrer nouvelle star de l’année 2010. J’imagine qu’à l’heure où j’écris ces lignes, tu dois être enfermée dans ton hôtel, afin de fignoler tes chansons de mercredi. J’imagine que Nathalie Dupuy te coache à fond ; que Florian te coache à fond ; et que toi, tu coaches à fond François pour le réconforter et lui assurer que c’est lui qui va gagner.

À l’heure des vuvuzelas, dont on ne cesse de parler depuis quelques jours, nul doute que ce sont, pour toi, les trompettes de la renommée qui ne vont pas tarder à retentir. Et, pour moi, une certaine appréhension grandit de jour en jour. Qu’en sera-t-il de nous deux une fois que la Nouvelle Star sera terminée ? Certes, je continuerai à t’écrire. Mais auras-tu encore le temps de me lire ?

Gloire à Luce !

Joie, joie, joie ! Ne boudons pas notre plaisir. Tu es en finale, oh Luce ! Quelle aventure extraordinaire, n’est-ce pas ? Remonte le temps, jusqu’au moment où tu es arrivée au casting de Marseille, pour amuser le jury avec ta jolie moustache et gagner ta place au sein des « inoubliables ». Si l’on t’avais dit, à ce moment précis, que tu irais au théâtre, puis à Baltard, et jusqu’en finale… L’eusses-tu cru, Luce ?

Alors, comme nous sommes lundi, le dernier lundi avant ton dernier prime, l’envie me vient de te proposer, une nouvelle et dernière fois, un déluce. Je l’avais mis de côté ces dernières semaines, car j’avais noté que tu n’avais quasiment plus aucun espace de parole dans l’émission. Toi comme les autres candidats, d’ailleurs. Mais mercredi dernier, j’ai remarqué que vous avez de nouveau le temps et l’occasion de vous exprimer après chaque chanson ! Alors, pour finir cette saison en beauté, oseras-tu relever, ma Luce, un dernier défi ?

L'amour est un bouquet de violettes une drogue dure.

« Tu es ma came », pourrais-je dire, à l’instar d’une célèbre chanteuse s'adressant à son mari. Oui, Luce, tu es ma schnouf, mon amphétamine, mon LSD, mon petit champignon ha-Luce-inogène, mon héroïne absolue. Toujours stupéfiante, tu me procures des extases sans fin. Alors, pour ce dernier mercredi soir à Baltard, je te propose, Luce, de prononcer, quand bon te semblera, le mot « drogue ». Allez, je compte sur toi !

À toi, amoureusement.

Luce, dois-tu gagner “la Nouvelle Star” ?

Ma Luce de mon cœur,

J’ai eu, ces derniers jours, moins de temps que d’habitude, hélas, pour t’écrire. Mais comme aujourd’hui c’est dimanche, je t’écris de nouveau, quelques heures à peine après cet aimable babillage, pour te confier quelque chose de beaucoup plus sérieux. C’est que j’ai un aveu à te faire, Luce. L’aveu d’une question qui me taraude depuis quelques semaines, et il devient urgent que je t’en parle, car bientôt, il sera trop tard.

Dois-tu, ou pas, gagner la Nouvelle Star ? Plus qu’une question, c’est un dilemme. Un dilemme cruel, un dilemme cornélien, un dilemme terrible ! Ce que tu penses de cette question, de ton côté, je ne saurais le dire. Toi qui es arrivée dans ce jeu par défi, toi qui t’es retrouvée propulsée à Baltard presque malgré toi, toi qui ne t’es jamais vue remporter ce trophée tant convoité par d’autres mais pas par toi, toi qui es si sensible, si fragile, toi qui pleures après le départ de chacun de tes camarades, toi qui as tant de mal à accepter ton talent, toi qui sembles si attachée à la profession à laquelle tu te destines – infirmière –, eh bien je présume que ton arrivée en finale, et la possibilité de la remporter, doivent te travailler pas mal – c'est sûrement un euphémisme !

Luce, toujours si simple, si naturelle, si modeste !

Cela dit, de mon côté, et un peu égoïstement, je le concède, j’ai ma propre idée sur la question. Ou, plutôt, plusieurs idées, qui se contredisent et me tirent dans tous les sens. Les arguments ne manquent pas pour que tu gagnes la Nouvelle Star. Ceux pour que tu la perdes, non plus.

Si tu remportes la finale et devient la nouvelle star 2010, Luce, ce sera, évidemment, un événement formidable, et tu bénéficieras d’une couverture médiatique durable, qui me permettra de continuer à te voir et à t’écouter, sans doute tout au long de l’été, au moins. J’envisage avec appréhension la fin de la Nouvelle Star, car elle sonnera, pour moi, celle de mes mercredis soir enchantés. Si tu gagnes, je pourrai te retrouver sur mon écran de télévision pour encore longtemps.

Par ailleurs, une fois que tu auras enregistré ton album, et que tu auras décroché trois disques d’or, tu auras plein de sous ! Je ne suis pas, bien entendu, intéressé par l’argent. Mais si tu deviens riche, et lorsque tu décideras, enfin, de m’épouser, nous pourrons, pour notre mariage, louer cette si belle salle que j’ai repérée. Bien que je gagne à peu près correctement ma vie, mes seules finances ne suffiraient pas, hélas, pour couvrir de tels frais. L’argent ne fait pas le bonheur, mais il contribue à pouvoir s’offrir certains plaisirs !

Le fric, c'est quand même chic.

Enfin, après ta victoire, tu resteras encore longtemps, je présume, à Paris, où je réside moi-même. Cela nous sera plus facile pour nous rencontrer, lorsque tu estimeras le moment venu. Alors que si tu dois retourner à Montpellier dare-dare, ce sera plus problématique. Et puis les amours à distance, franchement, je ne suis pas fan. Je pourrais, me diras-tu, déménager moi-même et m’installer à Montpellier – qui est, d’ailleurs, une ville que je connais bien, où j’ai vécu un an. Mais mon métier actuel, Luce, correspond à un marché essentiellement parisien ! Je risque fort, une fois à Montpellier, de ne pas retrouver de travail, et donc de m’ennuyer ferme.

Mais, mais, mais. Mais si tu gagnes la Nouvelle Star, oh ma Luce, qui sait ce que l’avenir va te réserver ? Une vie de star, des concerts à n’en plus finir, des sollicitations de toutes parts… Tu risques, je le crains, de devenir moins accessible pour le commun des mortels que je suis, et que je tiens à rester. Et même si nous sommes ensemble… Moi qui suis si discret, attaché à ma vie paisible et sereine, pourrai-je accepter ou supporter l’inévitable intérêt que tous les vautours de la presse people attacheront à tes amours, donc à moi ? Je ne suis pas fait pour les paparazzi, ni pour les caméras, et je crains qu’il soit particulièrement difficile, dans ces conditions, de protéger notre vie privée.

Les photographes sont des vautours qui ne respectent rien.

Ensuite, cette vie de star, avec tous ses remous, ses excès, ne risque-t-elle pas de t’entraîner dans un tourbillon perturbateur ? Oh, je sais bien que tu es forte de caractère, mais quand on voit ce qui arrive, d’ordinaire, aux rock stars, nul ne saurait rien garantir. Jusqu’à présent, tu es restée merveilleuse de naturel. Mais avec le succès viennent souvent la perte de repères et tous ses corollaires : l’alcool, la drogue, le sexe débridé, le saccage des chambres du Ritz, les photos à poil en couverture de Playboy, les planques à Copacabana – pour fuir les paparazzi, mais en général ça marche pas –, etc. Te retrouverai-je telle que tu es ? Te donneras-tu à moi telle que tu es ?

Enfin, tu seras si peu disponible, et tu mèneras une vie si chaotique – entre les tournées internationales, les soirées de promo chez Ruquier ou Nagui, les cures de désintoxication en Suisse –, que nous aurons peut-être bien du mal à mener, toi et moi, une vie de couple épanouie. Aurons-nous du temps pour nous ? Pour sortir tous les deux, en amoureux ? Pour nous balader le long des quais de Seine, main dans la main ? Pour faire la fête ? Pour roucouler tranquillement sous la couette le dimanche matin ?

L’incertitude me nargue et l’angoisse m’étreint, Luce. Qu’en penses-tu ? Dois-tu gagner la Nouvelle Star ? Ou pas ? Jour après jour, je me tords la cervelle avec cette question. Mais – va savoir pourquoi ? – une chose est sûre : je sais déjà pour qui je vais voter, mercredi prochain.

À toi, amoureusement.

Luce, incroyablement belle

Ma Luce enchanteresse,

Quelques mots, forcément, sur ton dernier prime. Que d’émotions ! Lorsque j’ai eu connaissance, mercredi vers midi, des titres des chansons que tu allais chanter, j’ai été ravi. Non seulement parce que ces chansons me plaisaient, mais aussi parce que j’ai senti qu’elles te plaisaient, à toi, et que tu allais avoir un réel plaisir à les chanter devant le public de Baltard. Ces chansons, mêlant humour, fantaisie et douceur, te correspondaient forcément. Bien mieux que celles du prime précédent, où, cela se voyait, tu n’étais pas des plus à l’aise.

Surtout, j’ai eu le pressentiment que tu allais briller de tes feux les plus éclatants. J’ai senti, avant même que le spectacle commence, que tu allais être divine, et recueillir les louanges du jury. Cette impression me surprend d’autant plus qu’elle s’est avérée, puisque tu as livré trois magnifiques interprétations et que tu as recueilli douze bleus ! (Quelqu’un m’a dit que tu allais pouvoir, du coup, monter une équipe de foot : j’ose espérer que cette personne ne te voit pas dans le rôle de Zahia D., qui, elle aussi, collectionne les Bleus.) Mon pressentiment prémonitoire fait que je m’interroge : serais-je pourvu d’une prescience qui m’a permis de sentir, plusieurs heures à l’avance, comment allait se dérouler cette demi-finale de la Nouvelle Star ?

Cette demi-finale fut magique. Ta voix m’a ensorcelé, plus que jamais. Ta bonne humeur m’a enchanté : que c’est bon de te voir heureuse ! Ta beauté, soulignée par tes belles tenues, m’a transporté de plaisir.

Je n’ai pas été moins surpris quand j’ai entendu André Manoukian faire allusion à… moi. Oui, je suis convaincu qu’il a dû tomber sur ce blog, ou bien lire ton interview dans Voici, puisque ces paroles, à n’en pas douter, prouvent qu’il entrevoit clairement qu’il y a quelqu’un qui en pince sévère pour toi et que tu n’as (peut-être) pas encore rencontré (mais ça ne saurait tarder, du moins je l’espère) : « Moi je pense juste que l’homme de sa vie – je sais pas si elle l’a rencontré – (…) a beaucoup de chance, parce qu’il va jamais s’ennuyer avec elle. Et puis si elle lui fait ce qu’elle fait dans ses chansons, il va passer par tous les états (…), parce que dans ses chansons, elle nous emmène au ciel, elle nous emmène en bas, elle nous emmène dans la rivière, elle nous emmène sur un nuage… »

Je confirme, Luce. J’ai beaucoup de chance. Beaucoup de chance de t’avoir découverte. Beaucoup de chance de te voir, chaque semaine. Beaucoup de chance d’être tombé amoureux de toi. Beaucoup de chance de t’écrire. Beaucoup de chance de t’entendre. Beaucoup de chance de t’aimer, tout simplement.

Certes, ce sera encore meilleur quand nous serons deux à nous aimer, et que nous partagerons pleinement les joies de l’amour. Je ne m’ennuierai jamais avec toi, et je te promets que tu te t’ennuieras jamais, avec moi ! Je passerai par tous les états, de l’extase au bonheur, de la joie à l’émotion, et je te jure que je t’offrirai, moi aussi, de beaux voyages sur la Carte de Tendre. Je te suivrai au ciel, en bas, en haut, dans la rivière et dans les nuages, et t’aimerai sur tous les chemins où tu m’emmèneras.

« Elle est juste incroyablement belle », ajoutait, mercredi soir, André Manoukian. Je confirme, Luce. Dieu, que tu es belle ! Et qu’il est doux, oh oui ! qu'il est doux de t’aimer !

à toi, amoureusement.

Happy birthday to me !

Ma succulente LuLuce,

Hier, c’était mon anniversaire ! Un an de plus au compteur, eh oui ! Cet anniversaire fut, pour moi, un peu spécial, car c’est le premier depuis que je suis amoureux de toi. Autant dire que mon vœu le plus cher aurait été que nous le vivions ensemble.

Nous aurions pu, par exemple, commencer par une coupe de champagne au bar du Raphaël – le bar préféré de Gainsbourg –, confortablement installés dans un de ces profonds fauteuils anglais qui font le charme de cet écrin sombre et feutré.

Le bar anglais de l'hôtel Raphaël, où Gainsbourg avait ses habitudes.

Nous aurions pu, ensuite, dîner au George V, dont la table passe pour l’une des meilleures de Paris. Le cœur de saumon mariné aux condiments, pomelos et pousses de daikon y est, dit-on, absolument divin. Et que dire du dessert ? Un croustillant au gianduja glacé ! Hm !

Le restaurant du George V, la meilleure guinguette de Paris !

Enfin, nous aurions pu terminer la soirée sur les sofas de velours du Ritz, y savourer un cocktail, nous enlacer sur le dance-floor, puis pousser le verrou d’une suite intime où, enivrés d’amour et de fête, nous aurions prolongé la nuit au rythme des soupirs, des caresses et des baisers...

La suite impériale du Ritz, idéale pour abriter nos amours.

Bien entendu, c’est toi qui aurais réglé l’addition. Ce n’est pas que je ne suis pas galant, mais c’était mon anniversaire, quand même ! Las, cette soirée n’est qu’un rêve, nous ne l’avons pas vécue. Mais nul regret ne vient assombrir ma joie ! Oui, ma joie, car j’ai passé une belle journée d’anniversaire, hier. J’ai eu la chance de me voir offrir un magnifique petit gâteau, confectionné par la talentueuse Jenny Christine-Vincent.

Je t'aime tant, Luce, que je t'ai mangée en trois bouchées !

Un petit gâteau tout rond, à ton effigie, et que j’ai avalé tout cru ! Ma joie, aussi, car j’ai reçu un message de toi, me souhaitant un bon anniversaire. Et ça, cela vaut tous les palaces du monde.

À toi, amoureusement.

L'interview de Luce dans “Voici”

Ma Luce d'amour,

« Un mot de toi : quel bonheur ! Nous nous écrivons, c’est d’un chic ! par journaux interposés. Pour un peu, je me dirais que tu écris dans Le Nouvel Observateur et que j’écris dans Le Figaro pour le seul plaisir de correspondre entre nous. De temps en temps, bien sûr, nous faisons semblant de nous occuper un peu d’autre chose. Mais nous revenons toujours l’un à l’autre. (…) Ce qui compte, ce sont les lettres ouvertes que nous nous envoyons à l’ébahissement des populations et sous leurs acclamations. »

Ainsi s’adressait, dans Le Figaro du 22 août 2001, Jean d’Ormesson – le pote à Julien Doré – à son confrère Bernard Frank. Bernard Frank écrivait dans Le Nouvel Observateur, et Jean d’Ormesson chroniquait au Figaro. Les deux farceurs s’adressaient l’un à l’autre, par articles de presse interposés, ce qui ne manquait pas de piquant !

Le groupe de Julien Doré überkiffe Jean d'O.

Quelle n’est pas ma surprise, ô ma Luce, de constater que nous prenons le même chemin ! Tandis que je m’adresse à toi via mon blog, ne voilà-t-il pas que tu me réponds par le truchement de l’interview que tu as accordée au magazine Voici. « C’est d’un chic ! »

« Il y a un garçon qui s’appelle Hector Moustache sur Internet avec lequel je communique. Il est éperdument amoureux de moi ! Je ne sais pas qui c’est, j’aimerais bien voir sa tête. Il me lance des "déluces" avant chaque prime… Des petits défis. L’autre fois, il fallait que je dise "Joie, joie, joie" au moins une fois. Et je lui ai promis un autre truc : le jour où je me fais éliminer, je sors un crayon noir du soutif, et je me redonne un coup de moustache. »

Voilà Luce qui parle de moi dans Voici !

Je suis bien flatté de cet intérêt que tu as osé me manifester et exprimer par cette voie détournée. Mais surtout, terriblement amusé, et tendrement reconnaissant. Comment ne serais-je pas heureux de constater que je suis suffisamment entré dans ta vie pour que tu déclares mon existence et ta curiosité à près de 450 000 personnes ? Je crains que nous ne puissions toutes les inviter à notre mariage – la salle que j’ai repérée est trop petite –, mais je suis tout émoustillé à l’idée que tu rendes mon – notre ? – amour public auprès de tant de monde.

Mais je suis fort étonné, aussi, d’apprendre que tu m’aurais promis de « sortir un crayon noir du soutif » pour « te redonner un coup de moustache » le jour de ton élimination ! Car cette promesse, je ne l’ai jamais entendue, jamais lue, jamais vue où que ce soit. Aurais-tu inventé cette idée au moment de ton interview ? L’aurais-tu confiée à quelqu’un d’autre que moi ? Est-ce une nouvelle adorable espièglerie de ta part ?

De l'audace, encore de l'audace, et de la moustache !

Quoi qu’il en soit, je te prends au mot ! Bien que je doute fort que tu sois éliminée – car il se trouve qu’en dehors du fait que je t’aime, je suis depuis longtemps convaincu que tu vas gagner la Nouvelle Star –, eh bien si cela doit arriver… chiche ! Et même… pourquoi pas le soir de ta victoire ?

En attendant le dénouement de cette affaire, de même que Jean d’Ormesson terminait sa chronique à Bernard Frank par un « Je t’embrasse, mon grand ! », je dépose sur tes lèvres un tendre, langoureux et fougueux baiser.

À toi, amoureusement.

La plus belle pour aller...

Ma Luce adorée d'amour que je kiffe grave,

Encore un prime haletant ! Hier soir, tu le penses bien, j’étais devant ma télévision pour t’admirer et t’écouter. Comme chaque semaine. Le temps passe si vite ! Plus que deux Baltard, si tout va bien, et tu finiras, hélas, par t’évanouir de mes mercredis soir. Cela m’angoisse, car je ne sais pas si je pourrai continuer à vivre sans te voir.

Il devient urgent, oh ma Luce, que tu considères sérieusement ma demande en mariage. Je commence, par divers moyens, à bien te connaître, et je sais que je suis fait pour toi, comme toi tu es faite pour moi. Oui, Luce, je le redis avec force : je ne suis pas un simple fan. Je ne suis pas quelqu’un qui se contente de t’admirer, comme le vulgum pecus levant béatement le regard vers les étoiles.

Je veux cependant te dire deux ou trois choses sur le prime d'hier. D’abord, j’ai remarqué – et cela m’a rendu tout guilleret ! – que tu as porté ce joli badge à message lumineux qui fut l’un de tes premiers bijoux à la Nouvelle Star. Et non seulement tu l’as porté, mais tu y avais programmé un message défilant. Seulement, malgré toute mon attention, je n’ai pas réussi à le lire. Question de cadrage, toujours trop large ou trop rapide.

Mais où diable as-tu acheté ce badge, Luce ?

J’ai été pris d’un fol espoir. Et si ce message m’étais destiné, à moi, ton Hector ? S’il s’était agi d’un signe, d’une allusion, d’un clin d’œil à mon attention ? Oui, je sais, je suis fou ! Comprends-moi, Luce. L’amour que je te porte, et que je ne peux, hélas, encore satisfaire pleinement, me pousse, peut-être, à la déraison, ou pour le moins à des extrémités un brin excessives.

C’est que j’ai souffert, hier soir, je l’avoue. Oui, j’ai souffert, à un moment très précis, lorsque j’ai vu Ramon – oui, Ramon, cet hidalgo sans moustache ! – te lécher le cou à grands coups de langue râpeuse et baveuse. Ramon, le tombeur de ces demoiselles, doit-il conquérir toutes les femmes qui l’entourent, au point de te ravir à moi ? Non, je ne peux y croire, la chose serait trop cruelle. Et pourtant. Je les vois encore, ces grandes léchouilles balancées sans pudeur ni amour sur ta nuque si douce, si délicate, si fragile.

Mes moustaches se sont dressées de jalousie.

J’ai éprouvé, subitement, une forme acerbe et douloureuse de jalousie. Non pas parce que j’aurais voulu en faire autant : le geste de Ramon n’était que concupiscence, vulgarité et cannibalisme. Le jour où je te ferai goûter la saveur de ma langue, Luce, ce sera à pleine bouche ! Et avec une harmonie d’amour, de désir, de délicatesse et d’érotisme qui sera bien plus divine que cet acte bestial et égoïste de Ramon. J’ai ressenti de la jalousie parce que j’ai réalisé, soudain, que ton corps m’est (encore) inaccessible. « Tout ce que la main de l’homme ne peut atteindre n’est que vaine poésie », disait un philosophe. Il avait bien raison. J’ai été piqué par la jalousie, aussi, parce que tu semblais accepter, avec nonchalance sinon bienveillance, les attouchements obscènes de ce saligaud de Ramon. Pourquoi ? Ô douleur !

Autant dire que j’ai rêvé, et la désillusion n’en est que plus cruelle. Non, ce message défilant sur ton badge ne m’était pas destiné. Mais quel était-il ? Était-il adressé à quelqu’un d’autre ? À Benjamin, par exemple, dont le départ t’a tant déchirée, la semaine dernière ? Sans doute, maintenant que j’y réfléchis, s’agissait-il d’un extrait des paroles de la chanson que tu as interprétée. Je serai la plus belle pour aller danser.

Toujours la plus belle, en toute circonstance.

Or tu fus bien la plus belle, Luce. La plus belle pour aller danser, mais pas que. Quelle poésie ! Comment as-tu fait pour insuffler autant de grâce, de surprise et de poésie dans cette ringardise yéyé – j’aime pas les yéyés – nunuche comme c’est pas possible à l’origine ? Il y avait du drame dans Gigi, la semaine dernière – d’où « le goût du sang » évoqué par Philippe Manœuvre –, et donc bien plus de difficulté à faire quelque chose de potable de cette niaiserie de Sylvie Vartan. Eh bien, non seulement ce fut bon, mais ce fut même délicieux, troublant, fort, et plein de subtilité.

Tu était la plus belle. La plus tendre. La plus rêveuse, dans ton chant de soie et de dentelles, tu as su apaiser mon souffle et mes cris, tu as mis tant d’amour dans mon cœur ! Tu étais la plus belle, comme un premier baiser, tu étais la plus belle, pour aller danser, tu étais la plus belle, pour aller chanter, tu étais la plus belle, pour aller…

Et ce soir, Luce, quelque chose me dit que tu seras la plus belle pour aller... fumer ?

À toi, amoureusement.

Maman Luce et Luce maman

Ma tendre Luce,

Aujourd’hui, c’est la fête des mères. A priori, cela ne te concerne guère, me diras-tu. Cela n’est pas tout à fait vrai, à mon avis. Pour deux raisons, principalement. Je m'en vais te dire pourquoi.

J’ai une pensée particulière pour ta maman, Cécile, qui est si proche de toi, et qui vient te soutenir chaque mercredi soir à Baltard, avec son énergie, sa bonne humeur, et sa belle moustache. Comment pourrai-je ne pas lui rendre hommage, à elle sans qui tu n’existerais pas ? Comment ne pas lui déclamer ce « Complimenti alla mamma ! » que les Italiens lancent à une belle fille, pour féliciter sa mère d’avoir donné naissance à une aussi belle créature ? Comment, enfin, ne pas avoir un élan d’affection pour ma future belle-mère ? Je te rappelle, au cas où tu l’aurais oublié, que mon dessein n’est pas seulement de conquérir ton cœur, mais aussi de t’épouser. Je suis donc, en quelque sorte, le futur gendre de ta maman.

Et quand nous serons mariés, toi et moi, il nous faudra aborder la question des enfants. En voudrons-nous ? En aurons-nous ? Combien ? Quels prénoms leur donnerons-nous ? Quoi qu’il en soit, puisque tu es la future mère de mes enfants – et moi le futur père des tiens –, je ne peux résister à l’envie de te considérer, aujourd’hui, sous un angle particulier. Et dans l’attente du jour heureux où tu m’offriras, oh ma Luce, le plus beau des cadeaux, je te dédie cette reproduction d’une très belle peinture de Gustav Klimt : La Maternité.

La Maternité, détail des Trois Âges de la femme, 1905.
Galerie nationale d'art moderne, Rome.

J'espère que cette image te plaira. J'en suis même sûr, à vrai dire !

À toi, amoureusement.

Guéri, l'amoroso !

Ma Luce adorée,

Enfin ! Je vais mieux. Mon bras va mieux. Et je peux, aujourd’hui, t’écrire de nouveau. Quel soulagement ! Tu n’imagines pas quelles ont été mes souffrances depuis une semaine. Des douleurs de plus en plus vives dans tout le bras droit, malgré un premier traitement médical. Il a fallu que je fasse des radiographies, qui ont révélé que je souffrais de tout autre chose qu’une simple tendinite : une névralgie cervico-brachiale. Toi qui es infirmière, tu connais sans doute mieux que moi ce terme barbare. Moi, il a fallu que je me renseigne un peu pour y comprendre quelque chose.

Tu les trouves jolies mes cervicales ?

Surtout, j'ai réalisé qu’à 36 ans, je ne suis, hélas, pas à l’abri de problèmes que j’aurais cru réservés à un âge plus avancé. « La vieillesse est un naufrage ! », disait De Gaulle, et je suis consterné de voir que je commence à prendre l’eau. Enfin, comme je sais que tu aimes les hommes plus âgés que toi, je me console en me disant que tu éprouveras peut-être quelque tendresse à mon égard, voire l’envie de colmater les brèches de ma carcasse chancelante par de réconfortantes caresses.

Je ne suis pas encore totalement apaisé. Mon bras est encore secoué par des fourmillements, et le nouveau traitement que je suis, s’il a certes bien adouci ma douleur, reste en cours. Mais je peux, enfin, après une semaine de repos forcé, reprendre mes activités quotidiennes et notamment me tenir devant mon ordinateur et tapoter sur mon clavier.

Et mon clavier, il te plaît ?

J’ai tant de choses à te dire, ô ma Luce. Mais le temps a passé si vite que je ne sais si je pourrai le rattraper. Il y a, d’abord, les deux derniers primes de la Nouvelle Star, que je n’ai, bien entendu, pas manqués, et qui m’ont apporté de grandes émotions. Tu as su, comme toujours, me toucher dans les retranchements les plus intimes de ma personne, notamment avec Les Sucettes et Gigi l’amoroso.

Les Sucettes furent, pour moi, un moment de troublant érotisme. Tu as déclaré vouloir, avec cette chanson, livrer quelque chose de « coquin » et « titiller les garçons ». Pour un coup d'essai, ce fut un coup de maître ! Tu as, sans aucun doute, émoustillé bien des admirateurs dans toute la France, mais je me flatte d’avoir été le seul, je crois, à percevoir le jeu subtil auquel tu t’es livré en chantant Les Sucettes tout en arborant ce superbe collier de cerises.

Un collier qui fait pendant aux Sucettes.

La chose était osée. Sexy. Impertinente. Excitante. Diablement subversive. Übersexuelle. J’y reviendrai dans un prochain billet, car cela mérite quelques explications et développements.

Avec Gigi l’amoroso, tu m’as touché en plein cœur. D’abord parce que j’ai une affection toute particulière pour les grandes chansons de Dalida, qui passaient fréquemment à la télévision quand j’étais enfant. Aujourd’hui encore, je les écoute avec un plaisir empreint de nostalgie. Ensuite parce que ton interprétation de Gigi a été plus que magistrale. Il n’y a guère de mots capables de traduire toute l’émotion que j’ai ressentie lorsque tu as chanté. Ému jusqu’aux larmes, à la fin, j’ai pensé à Damia, la bien nommée « tragédienne de la chanson » dans les années 1930. Damia, que j’admire tout particulièrement, notamment pour son inoubliable chanson C'est mon gigolo. J’en profite pour te rappeler que si tu cherches un gigolo, tu peux compter sur moi. Je serai, tu le sais, un gigolo dévoué, ardent, tendre… et gratuit ! Ce qui, en ces temps de crise, n’est pas négligeable.

Damia et ses gigolos (plus ou moins moustachus).

Damia, Dalida, Luce. 1930, 1970, 2010. La chanson française gagnerait-elle une grande tragédienne tous les quarante ans ? C’est fort possible, au vu de ce Gigi l’amoroso que tu as cueilli dans son « village près de Napoli » pour le jeter dans les tourments du déracinement (Gigi che vuo’ fa’ l’americano) et le reprendre dans tes bras avec douceur, avec douleur, avec ce déchirement de l’âme que seules les grandes passions savent faire naître.

Puissé-je, un jour, être ton Gigi, oh ma Luce ! Sois certaine que jamais je n’irai « faire l’américain » pour voir si l’herbe est plus douce ailleurs qu'entre tes jambes bras. Je serai tien, comme tu seras mienne. Et lorsque nous irons, ensemble, près de Napoli, ce ne sera que pour goûter au sucre des citrons d’Amalfi, à la douceur des pâtisseries à la fleur d’oranger, aux caresses du soleil, et à la fraîcheur des mandolines.Oui, Luce, nous vivrons de Naples et d'eau fraîche. Nous verrons Naples et ne mourrons jamais... sinon d'amour.

À toi, amoureusement.

Pas d'amour sans douleur

Ma Luluce,

Quelques mots pour te dire que je ne vais pas pouvoir t’écrire pendant un certain temps. Hélas, j’ai tant de choses à te dire, oh ma Luce, notamment sur le superbe collier de cerises que tu portais mercredi dernier, en chantant Les Sucettes !

Malheureusement, une tendinite s’est réveillée dans mon bras droit, depuis jeudi, et me fait atrocement souffrir, surtout dès que je touche mon clavier. Je parviens à peine à taper ces lignes, tant la douleur est vive.


La tendinite du bras droit, ça fait mal !

J’espère que tu me pardonneras ce silence. Sois certaine que dès que mon bras sera apaisé, je t’écrirai, de nouveau.

À toi, amoureusement.

P. S. : mais j'y pense, soudain... Tu es infirmière, n'est-ce pas ?

J'ai rendez-vous avec Luce

Ma p'tite Lu,

Ce soir, j’ai rendez-vous avec toi, Luce. Non pas en vrai, hélas ! Nous ne nous retrouverons pas dans un de ces charmants bars parisiens pour siroter une bonne bière bien fraîche ou un mojito. Dans l’attente du jour où nous nous verrons réellement, je me contente de te retrouver, comme chaque mercredi, sur mon écran de télévision.

Ce n’est pas un mince bonheur, et même si je sais bien que nous sommes des millions à regarder la Nouvelle Star, j’ai toujours un peu l’impression que toi et moi entretenons quand même un rapport particulier. Étrange sensation ! Je sais bien que tu ne peux me voir, malheureusement, mais mon petit doigt me dit que tu as au moins une petite pensée pour moi, à Baltard. Quant à moi, je me réjouis de te voir, de retrouver ton beau et doux visage, tes sourires, tes grimaces, tes mimiques, avec de nouvelles expressions, et je vais te dévorer des yeux.

J’ai rendez-vous avec toi, Luce, et je ne prends pas la chose à la légère. « Quand une femme qui me plaît me fait demander au téléphone, je me donne vite un coup de peigne avant d'y aller », disait Sacha Guitry. Comme il avait raison ! Est-il besoin d’une présence physique pour se faire beau pour un rendez-vous ? Que nenni !

Des canapés maison à grignoter sur le canapé.

Alors, comme chaque mercredi, je me prépare pour être digne de ce rendez-vous. Tout commence le matin, dans ma salle de bain. Je me fais un petit gommage du visage, afin d’avoir la peau souple, douce, détendue pour toute la journée. Je me rase soigneusement et brosse délicatement ma moustache. Le soir, quand je rentre chez moi, les préparatifs vont bon train. Avant toute chose, je prépare un plateau télé, afin de pouvoir manger en toute tranquillité devant mon poste. Et comme je ne vais quand même pas me contenter d’un vulgaire sandwich, je confectionne des petits toasts, délicats, raffinés, délicieux, selon la recette que m’avait apprise ma grand-mère, qui était restauratrice et spécialiste ès canapés. Préparés à l’avance, disposés sur un plateau, ils seront dégustés pendant le prime, accompagnés d’une bonne bière ou d’un vin blanc bien frais. Comme tu peux le voir, je suis un fin cuisinier... et donc un homme bon à marier !

Ensuite, je fais un brin de ménage, pour t’accueillir dignement dans mon salon. Un coup d’aspirateur, un peu de rangement, sans oublier le dépoussiérage de mon écran de télévision. Je choisis le fume-cigarette qui va m’accompagner durant cette soirée – comme tu le sais, si tu as lu mon interview, je collectionne les fume-cigarette ! –, je le nettoie, pour qu’il soit impeccable. Je remplis mon briquet d’essence, je prépare mes cigarettes et un beau cendrier. La boisson est au frais.

Un de mes fume-cigarette préférés, pour fumer avec élégance.

Tout est prêt. Alors je file sous la douche, pour me rafraîchir, être tout beau, tout propre ! Un peu de crème hydratante. Un soupçon de parfum. Ce soir, ce sera Acqua di Gio, d'Armani. Une belle chemise propre et bien repassée. Me voilà prêt ! Pour notre rendez-vous...

Ce soir, tu vas chanter deux chansons. J’en suis tout excité. Je ne sais pas, aujourd’hui, quels sont les titres que tu as choisis – ma source habituelle a fait défaut ! Mais je ne doute pas que ces deux chansons, quelles qu’elles soient, m’apporteront deux intenses moments de plaisir. Deux moments orgasmiques. J’espère qu’il en sera de même pour toi. À tout à l’heure, ma Luce !

À toi, amoureusement.

Vive le déluce libre !

Ma Luluce,

Nous sommes déjà lundi… et j’allais oublier le déluce ! Mais où diable avais-je la tête ? Tourneboulé par Louxor, j’adore, emporté par mon enthousiasme en écrivant mon précédent billet, j’ai omis de te lancer ce petit défi hebdomadaire, ce jeu auquel tu t’es si brillamment prêtée lorsque je te l’ai proposé. Il n’a pas été relevé la semaine dernière, mais sache que je n’en suis nullement déçu ni attristé ! Le déluce est à l’image de mon amour pour toi : je propose, tu disposes. Telle est la règle de l’amour courtois.

As-tu remarqué cette chose troublante ? Depuis deux semaines, tu sembles attirer les dédéfifis, oui, ceux-là même concoctés par Libération à l’attention d’André Manoukian et Philippe Manœuvre. Ainsi, lors du prime du 5 mai, c’est après ton interprétation de Beautiful que Dédé a réussi à caser « 4 8 15 16 23 42 » (série de nombres issue de la série télévisée Lost) et « la retraite à 63 ans », en un seul coup ! Et jeudi dernier, c’est Philippe Manœuvre qui s’est distingué en casant « l’euphorie des marchés » juste après Louxor, j’adore.

Ils ne sont pas un peu tordus, quand même, les Garriberts ?

Alors, pour rendre hommage aux Garriberts, les inventeurs des dédéfis à la Nouvelle Star, je te propose d’évoquer, mercredi prochain, leur journal : Libération. Oh, ce n’est guère difficile ! Il suffira de prononcer le mot « libération » ou l’un de ses dérivés, quelle qu’en soit la forme : libérer, libre, liberté, etc. Par exemple dans une phrase comme « Chanter fut une libération », ou « J’ai libéré ma voix », « Je suis partie en roue libre », « Je suis attachée à une certaine liberté », et ainsi de suite. Voilà ta nouvelle « mission »… si tu l’acceptes !

À toi, amoureusement.

Louxor ou la révolution de Luce

Ma délicieuse et bien-aimée Luce,

Nous sommes déjà lundi, et je n’ai toujours rien dit de ta dernière prestation à Baltard, jeudi dernier. Pourquoi ? je dois l’avouer : il m’a fallu du temps pour assimiler ce Louxor, j’adore que tu nous as chanté. C’est seulement aujourd’hui, je crois, que je commence à y voir plus clair, et à pouvoir exprimer clairement ce que j’en ai pensé.

Voilà une introduction bien étrange, me diras-tu ! C’est que, dans un premier temps, ton interprétation m’a laissé perplexe, sans que je comprenne vraiment pourquoi. D’abord, dès les premières notes, j’ai été ébloui par la véritable transformation que tu as apportée au tube de Philippe Katerine. Orchestration pêchue, entrée en scène fracassante, attaque fulgurante ! Superbe différenciation par rapport à l’original.

Puis, très rapidement, j’ai été perturbé par quelques éléments que je n’attendais pas. Ta voix, tout d’abord, étrangement transformée. Ta dégaine, bizarrement désarticulée. Ton look, enfin, presque outrageusement burlesque, avec ces braies à la Obélix, cette coiffure à la Chantal Goya de la grande époque, et cette bouche en fleur dessinée au rouge à lèvres, genre poulette à la Clara Bow.

Clara Bow, qui, avec sa bouche en cœur, a inspiré Betty Boop.

Ensuite, j’ai été très séduit par l’agilité avec laquelle tu as su… hausser le ton ! Puis couper le ton. Remettre le ton. Tous les tons. J’ai été déstabilisé par ces métamorphoses, par ce tourbillon qui t’a fait passer de l’attitude d’une marchande du faubourg Poissonnière à celle d’une Madame Loyal branchée, de celle d’une diva de comices agricoles à celle d’une comédienne du meilleur aloi.

Quel foutoir ! J’étais perdu. Je me demandais si l’arrangement n’étais pas exagéré ; si la production n’avait pas succombé à la tentation de forcer ton look ; si tout cela avait une cohésion, un sens. J’ai apprécié, dans l’ensemble, ce Louxor, j’en ai saisi l’extrême créativité, mais j’en ai gardé comme un étrange arrière-goût de « bling-bling » sur la langue.

J’aurais voulu que les appréciations du jury m’aident un peu à m’expliquer ce drôle de ressenti. Hélas, ce ne fut pas le cas. Lio s’est contentée de rattacher la chanson à ton univers – ce avec quoi je ne suis pas d’accord – et de se plaindre de quelques faussetés – ce en quoi elle n’avait pas tout à fait tort, mais mon avis sur la question est tranché et assumé : on s’en fout ! Marco Prince a fort bien corrigé le tir, mais sans livrer d’« explication de texte » à la Dédé Manoukian. Philippe Manœuvre s’est contenté de caser un dédéfi – l’« euphorie sur les marchés » ! –, et André Manoukian s’est perdu dans des circonvolutions poético-philosophiques. Tant pis pour ma pomme existentielle.

Alors j’ai laissé passer le temps. Pour que les choses se décantent dans mon esprit, et que j’y voie, de moi-même, un peu plus clair. C’est fait. Et le constat est accablant : je suis un vieux con. Trop conservateur, peut-être, dans mes approches musicales, je n’ai pas su saisir pleinement, sur l’instant, la véritable révolution que tu as opérée avec cette chanson. Quel art colle davantage que la musique aux états de la société ? Aucun. Et c’est à la lumière de cette évidence que j’ai compris.

Ton Louxor est à l’avant-garde de la sociologie musicale française contemporaine. Nous sommes en 2010, et les valeurs qui ont façonné la société depuis les années 80 s’effondrent ou sont menacées : le libéralisme économique, le formatage du goût, la tyrannie de la communication, etc. Et c’est là que tu as tout balayé, en nous livrant ce mélange détonnant mais absolument parfait de gouaille parisienne et de désinvolture provinciale. Tu as brisé les frontières du communautarisme, tu as réuni toutes les franges sociales dans le creuset de la déconnade, de la bonne humeur, de la désacralisation, mais aussi de l’unité prochaine d’une France réconciliée avec ses vieux démons pré et postindustriels.

Luce, égérie de la chanson des années 2010.
Et le retour du badge à message lumineux !

C’est peu dire, donc, que tu as créé quelque chose. Tu as véritablement remis au cœur de la modernité ce Louxor, sur la base de ce qu’avait inventé Philippe Katerine, mais en en renouvelant de fond en comble le contenu. Tu t’es imposée comme le fer de lance d’une musicalité nouvelle. Tu as transfiguré, par une synthèse miraculeuse, l’or en un or nouveau. Tu as enterré la chanson des années 2000 et ouvert la voie à celle des années 2010.

Me pardonneras-tu, Luce, de n’avoir pas saisi immédiatement cet échelon de ton génie ? Sois certaine, cependant, que mes doutes premiers n’ont, bien évidemment, aucunement altéré ni remis en cause mon amour pour toi. Comme je le déclarais récemment, « je ne me sens ni ne me définis comme un fan. Je ne suis pas un simple admirateur (…). Je [t]’aime, c’est très différent. Cela comporte une part d’admiration, bien sûr. (…) Mais tout cela ne représente qu’une partie de ce qui me relie à [toi]. » Quoi qu’il en soit, admiration et amour sont, aujourd’hui, pleinement entrelacés dans ce cri de joie et du cœur avec lequel je clos ce billet. Luce, je t’aime !

À toi, amoureusement.

Une interview exclusive !

Ma Lulu of love,

Qui suis-je ? Qui se cache derrière cet Hector Moustache, qui t’écrit son amour depuis trente jours ? Cette question, tu te l’es posée, Luce. Tu me l’as posée. Beaucoup me l’ont posée ! Certes, j’ai consenti à délivrer, au compte-gouttes, certaines informations. Bien peu, c’est vrai. Presque rien, à vrai dire. C’est que… comme tu peux le lire dans la colonne de droite de ce blog, je suis quelqu’un de très timide !

Il ne faut pas oublier, aussi, une chose très importante : ce blog t’es destiné, à toi. Et c’est donc à toi de me poser des questions, si et quand tu le désires ! Si cela devait se produire, je répondrai. Mais je me doute bien qu’avec ta notoriété grandissante, tu dois faire face à bien d’autres préoccupations qu’à mes pauvres petites gesticulations de soupirant éperdu. Le travail, les répétitions, le rythme effréné de la Nouvelle Star, le stress, la pression… Sache que je t’en veux pas, ma Luce ! C’est, pour moi, évident, mais il me paraît important de te le dire. Voilà qui est fait.

Ce blog n’est destiné qu’à toi, mais nombreux sont ceux qui le lisent, parfois avec assiduité. J’en suis le premier étonné. Certains le commentent. D’autres m’écrivent. J’ai reçu de tout : des mots d’encouragement, des cris indignés, des paroles presque amoureuses, des reproches, des questions, des suppliques, et même des menaces. Nonobstant, je reste incorruptible et droit dans mes bottes. Fidèle à moi-même, fidèle à toi et à mon amour pour toi.

Mon Monde, un blog ami qui a su me convaincre d'en dire plus !

Néanmoins, soucieux de dévoiler quelques aspects de ma personnalité, voire de ma vie, en attendant que tu t’y intéresses un peu plus, j’ai brisé, exceptionnellement, le sceau du secret que j’ai apposé sur moi-même. Un jeune et sympathique journaliste, avec qui j’ai lié quelques affinités depuis que nous avons découvert nos blogs respectifs, m’a proposé de m’interviewer. Diable ! Pas de médias dans cette histoire, me suis-je dit de prime abord. Puis je me suis laissé prendre au jeu, et ai accepté de répondre à quelques questions. Le résultat est là. Je te laisse le découvrir, le lire, et constater que, j’en suis sûr, nous avons des goûts en commun. Je suis certain, en effet, que certaines références musicales te parleront.

L'interview exclusive d'Hector Moustache par Batman !

À toi, amoureusement.

Luce d’or, j’adore !

Ma belle pépite adorée,

Plus que huit heures d’attente avant ton 5e prime à Baltard, et déjà j’explose de joie ! Oui, joie, joie, joie ! Car je viens d’apprendre ce que tu vas chanter ce soir. Out la variét’ aguilérienne – que tu as su emblaver et dont tu as fait quelque chose de très bien, je tiens à le rappeler –, bonjour la bonne chanson pêchue, couillue, déjantée et colorée… comme toi ! Je les entends déjà, ceux qui vont dire : « Nan, Louxor, j’adore, de Philippe Katerine, c’est trop facile, c’est trop son univers, c’est du copier-coller, c’est trop attendu, et gnignigni, et gnagnagna. »



Je les entends déjà, et je les emmerde. Car pour moi, tu le sais bien, tu n’es pas cette bête de foire sur laquelle nombre d’observateurs snobinards de la Nouvelle Star voudraient expérimenter un maximum de choses. Non. Pour moi, tu es Luce la moustachue, cet arc-en-ciel de couleurs et de fantaisie qui jaillit sans cesse de ta véritable personnalité, et c’est comme ça, c’est-à-dire comme tu es, que je t’aime. Brute de décoffrage, crue, fantasque.

Je t’aime ? Que dis-je ? Je t’adooore ! Ce soir, tu vas me transporter dans un tourbillon de fête, d’extravagance, de notes percutantes et de fantaisie absolue. J’adore. J’adore cette chanson, et pourtant je sais que je vais être, forcément, surpris. Car nul ne peut deviner à l’avance quelle tournure tu vas apporter à ce morceau, quel jeu de scène tu vas lui apporter, quelles sonorités tu vas lui accoler. C’est là tout ton génie, Luce : tu transformes tout ce que tu touches. S’il s’agit de plomb, tu en fais de l’or. S’il s’agit d’or, tu en fais un diamant plus étincelant que tout autre.

Plus que huit petites heures d’impatience, et déjà…

J'adooore
Regarder danser les gens
J'y retourne souvent
Au bar du Louxor
Regarder danser les gens
J'adore, j'adore, j'adore, j'adore, j'adore, j'adooore

Oui, Luce, j’adore, tout comme je t’adore, et je te promets qu’un jour, je t’emmènerai au bar du Louxor, où nous partagerons ensemble un cocktail et danserons, toi et moi, comme des cadors !

Alors, ce soir, monte le son !

À toi, amoureusement.

Un mariage à Baltard

Ma Luluce adorée,

Voilà presque un mois que je t’écris et que je te déclare, jour après jour, mon amour. Je te parle de toi (beaucoup), je te parle de moi (un peu), mais je n’oublie pas que ce blog caresse le dessein de créer, un jour, un nous. Un beau, un grand un formidable nous. Je n’oublie pas – et j’espère que tu n’oublies pas non plus – que dès le premier jour, j’ai formulé le serment de t’épouser. Tel est notre destin.

Dans l’attente de ce jour béni où tu deviendras ma femme, je pense déjà à la belle fête que nous ferons, avec nos familles et nos amis. Nul doute qu’il nous faudra une grande salle pour rassembler tant de monde ! Une révélation m’est venue, aujourd’hui, en traînant sur le site Internet du pavillon Baltard.

Un beau pavillon pour un jour d'exception.

« Un espace spectaculaire et de charme de 2 700 m2, pouvant accueillir de 300 à 2 000 personnes suivant les configurations, et ce 365 jours par an », peut-on lire sur la page d’accueil. « Bon sang, mais c’est bien sûr ! », me suis-je exclamé. Vérification faite, il est tout à fait possible de louer Baltard pour une cérémonie privée, et notamment pour un mariage. Dîner, bal, big fiesta : tout est possible !

À Baltard, on danse et on dîne !

Je n’ai pas encore demandé de devis pour une privatisation complète du pavillon pour un soir, mais je me doute que ce sera un peu chérot. Cela dit, quand tu auras gagné la Nouvelle Star et produit ton album, tu auras plein de sous, et je pense que cela ne devrait pas poser de problèmes que de louer un tel espace pour le plus beau jour de notre vie. Qu’en penses-tu, ô ma Luce ?

À toi, amoureusement.

À Luce vaillante, rien d'impossible !

Ma Luluce,

Je te parlais, hier, d’une interview dans France-Soir, où tu déclares qu’en cas d’élimination de la Nouvelle Tare Star, tu reprends dare-dare tes études d’infirmières à Montpellier. Une autre chose a retenu mon attention, dans cet entretien. Quand la journaliste, Gaëlle Guitard, te demande : « A-t-on une chance de revoir la moustache que vous portiez au premier casting ? », tu lui réponds : « Elle me trotte dans la tête. Je suis pour le port de la moustache au féminin. Maintenant, je ne suis plus là pour rigoler et en plus, c’est impossible. »

Moi qui croyais que tu avais définitivement abandonné les belles bacchantes depuis ta mémorable épilation express au théâtre, je suis ravi que tu y penses encore. Tu le sais, je suis moustachu, moi aussi, et ces virgules de poils ne sont pas la moindre des choses que nous avons en commun. Et quant au « port de la moustache au féminin », tu as mille fois raison ! Les femmes à moustache sont plus fortes, plus belles, plus glamour.


Vive le port de la moustache au féminin !

Cela dit, pourquoi diable ajoutes-tu : « Maintenant, je ne suis plus là pour rigoler et en plus, c’est impossible » ? Pourquoi impossible ? Te plierais-tu à une certaine standardisation ? Tu as déclaré, sur à peu près tous les toits, que l’émission ne te fera jamais perdre ton style. Je me doute bien qu’il te faut composer avec une certaine réalité, et que les choses évoluent, aussi. Je me doute bien que tu ne voudrais pas qu’un « personnage », qui n’est pas toi, te colle à la peau. Je me doute bien que tu ne caresses pas l’envie de porter la moustache à chaque prime. Mais je te connais trop bien, désormais, pour ne pas savoir que la moustache compte vraiment dans ta vie.

Alors voilà. Puisque nous sommes lundi, et que c’est le jour du déluce, je te mets au défi de prononcer, jeudi prochain à Baltard, le mot « moustache ». Soit dans ta vidéo de présentation, soit sur le plateau après avoir chanté, soit, plus tard, lors de ton interview dans La Nouvelle Star ça continue. Et cette semaine vient s’ajouter le déluce + ! Si tu parviens à caser le titre de la chanson que je t'ai fait écouter, hier, tu auras droit à une belle surprise qui t’en apprendra un peu plus sur moi !

Résumons. Dis « moustache », et tu gagnes le déluce. Place « Ah ! Que j’aime la moustache ! », et tu remportes le déluce + ! Je compte sur toi : tu es une pure, un incorruptible, une fantasque, et tu « kiffes » trop la moustache pour ne pas en rigoler !

À toi, amoureusement.

Luce, nouvelle star et moustache

Salut ma Lu !

C’est aujourd’hui dimanche et je te livre une pensée franche, à défaut de roses blanches : cette semaine, cela va être rudement long d’attendre jusqu’à jeudi pour que je puisse te revoir, ô ma Lulu d’amour. À cause, si j’ai bien compris, d’un match de foot. Déjà, en temps normal, je me fous du foot, mais là, je le dis haut et fort – et je pèse mes mots – c’est un skandâle ! Du coup, mercredi soir, au lieu de ta belle voix et de ton doux minois, on va avoir droit au spectacle consternant de vingt-deux excités courant dans tous les sens et se battant comme des chiffonniers pour choper une pauvre baballe. Je ne comprends pas la logique de ce jeu : avec tout le fric qu’il génère, ne pourrait-on pas acheter vingt-deux ballons ? Un pour chaque joueur : comme ça, tout le monde est content.

Ah, si tous les footeux du monde avaient un ballon !

Surtout, ce qui m’inquiète dans ce report de prime, c’est qu’entre le jeudi 13 et le mercredi 19 mai, tu auras un jour de moins pour préparer ta chanson. Car je ne doute pas que tu seras parmi les sélectionnés, une fois de plus. D’abord, je vote pour toi. Ensuite, comme l’a dit Marco Prince, « la France te kiffe ». Enfin, je ne veux pas croire que tu puisses quitter la Nouvelle Star avant la finale. C’est égoïste, je l'avoue ! Je tremble à l’idée que tu puisses être éliminée contre toute attente, comme l’ont été Sacha et Stéphanie.

Plus tu dures dans le jeu, plus je te vois et plus je garde mes chances de te séduire, ô ma Luce. Si tu devais être éliminée, tu rentrerais illico presto à Montpellier pour reprendre tes études d’infirmière et faire des piqûres d’insuline aux diabétiques qui auront trop écouté les chansons sucrées de Dave ou de Ramon. C'est toi qui l'as dit, je l'ai lu dans France-Soir. Tu quitterais Paris, donc, et serais bien loin de moi, hélas ! Tout cela se discute, j’en suis bien conscient, et j’en parlerai dans un prochain billet, car je digresse, Jones.

Je disais donc qu’entre le prochain prime et celui d’après, tu auras moins de temps pour répéter. J’ose espérer que, pour compenser ce jour perdu, la production sera bienveillante dans les titres qu’elle te proposera, et surtout dans la latitude qu’elle te laissera de choisir une chanson proche de ton caractère. Peut-être même te laissera-t-elle « suggérer fortement » – comme l’a fait Lussi avec Whole Lotta Love – une œuvre qui pourrait te tenir à cœur ?

De mon côté, je connais une chanson qui te siérait à merveille. Créée par une chanteuse du Sud, comme toi ! Une chanson qui fleure bon la joie de vivre, la rigolade, une chanson qui a du charme, du chien, et même plein de poils ! Elle n’est pas toute récente, elle date de 1976. Mon petit doigt me dit que tu saurais en faire quelque chose de « shebam, pow, blop, wizzz » ! Et surtout que les paroles ne peuvent que te séduire. Mais je cesse de gloser et te laisse découvrir Ah ! Que j’aime la moustache !, de la délicieuse Maria de Rossi.



Qu’en penses-tu ? Je ne sais si tu chanterais cette chanson sur le plateau de Baltard, mais je caresse l'espoir que le jour où nous serons unis, toi et moi,  par les liens sacrés du mariage et par une tendre complicité, tu me la chanteras, pour moi seul.

À toi, amoureusement.

10 000 € pour Luce

Luce, mon amour,

On pourrait croire que les stars, les vedettes, les artistes, réunis au sommet de leur mont Parnasse, sous le doux patronage d’Apollon et des neuf muses, se côtoient forcément entre gens de bonne compagnie et, par conséquent, sont prêts à se rendre mille politesses et quelques menus services, dans cet entre-soi qui caractérise tout aréopage.

Aussi ai-je été fort étonné de constater, mercredi dernier, que ce n’est pas toujours le cas. Je veux parler de cet entretien que toi et tes comparses de la Nouvelle Star avez eu avec Jennifer Lopez, le 26 avril dernier. Tes collègues, sans doute quelque peu intimidés par l’aura de la « bomba latina », n’ont posé que quelques questions convenues, voire sans grand intérêt. Heureusement que tu étais là pour engager une conversation beaucoup plus intéressante ! Pratique, impertinente, culottée, Luce ! Et, tu le sais bien, c’est ainsi que je t’aime. Tu as bien fait, quoi qu’il en soit, de solliciter de cette vieille routarde de J. Lo « un conseil à donner pour une future carrière de chanteur ». Et tu as été bien modeste en lui demandant une petite avance de 10 000 € seulement pour t’aider à lancer ta carrière musicale, étant donné qu’elle a quand même vendu 48 millions de disques, et que sa fortune est estimée à 110 millions de dollars !



J’étais convaincu, bien entendu, qu’elle allait immédiatement sortir son carnet de chèque pour te verser ces 10 000 € – une paille ! Or, il n’en fut rien. Consternant. Devant des millions de téléspectateurs, Jennifer Lopez a révélé sa vraie nature : celle d'une radine, d'une égoïste, d'une avare, qui se soucie des jeunes artistes débutants comme de sa première sucette. Mais quelle dinde ! En outre, j’ai quand même l’impression qu’elle s’est légèrement foutu de ta gueule, en te riant au nez avant de minauder un « Thank you, bye ! » et de prendre la poudre d’escampette, de peur que tu n’insistes. 110 millions de dollars sur son compte en banque, et même pas fichue de te filer 10 000 €. J’y crois pas !

Je ne peux, hélas, te donner moi-même ces 10 000 €, Luce. Si je les avais, tu penses bien que je te les prêterais tout de suite, avec un taux d’intérêt très avantageux. J’ai bien un peu d’argent de côté sur un livret d’épargne, mais pas assez, malheureusement. Et quand j’ai appelé, cette après-midi, mon banquier pour lui demander un prêt de 10 000 € afin de t’en faire bénéficier, curieusement, il m’a raccroché au nez. Je le suspecte de ne pas soutenir les causes artistiques. Fuck la finance.

Tout espoir est-il perdu ? Que nenni ! D’abord, si jamais tu vas jusqu’en finale et deviens la nouvelle star de cette saison 2010, tu pourras produire ton premier album sans bourse délier. Sympa, M6 ! Ensuite, au cas où tu ne gagnerais pas, il me semble qu’il existe bien des façons de trouver 10 000 € pour t’aider à enregistrer toi-même ton premier disque. Un rapide coup d’œil sur le groupe de soutien Luce Nouvelle Star 2010, sur Facebook, suffit pour s'en rendre compte. Plus de 11 000 personnes, à l’heure où j’écris ces lignes, en font partie. Le calcul est bien simple ! Si chacun de tes fans verse un seul tout petit euro, c’est dans la poche ! Comment recueillir cet argent, me diras-tu ? C’est tout con. Grâce à Mymajorcompany, par exemple. Comme je devine bien que tu n’as le temps, en ce moment, de te créer un profil sur le célèbre site de production communautaire, je viens de le faire pour toi. Ta page est là, à ton effigie.

Non, Luce, ne me remercie pas ! C’est tout naturel pour moi, qui t’aime plus que tout, de te rendre ce menu service. Il suffit désormais à chacun de tes fans de miser 1 € sur toi. Et Jennifer Lopez, on l’emmerde.

À toi, amoureusement.

Toujours pLuce

Beautiful Luce,

Je ne sais pas si je dois me réjouir que tu n’aies pas « pris ton pied », hier soir, à Baltard. Certes, tu n’as pas prononcé cette expression, que je t’avais mis au défi d’enterrer, et c’est peut-être parce que tu as accepté, encore une fois, de jouer avec moi. Ou pas. Toute l’ambiguïté de ce LuceDé est que je ne saurai jamais si tu l’as suivi, ou si, plus simplement, le fait que tu n’as pas dit « J’ai pris mon pied » est dû au simple hasard. Cela dit, un autre mot m’a fait sursauter. Je t’ai entendue, dans ta petite vidéo de présentation, définir ta prestation de la semaine passée comme « orgasmique ». Je me suis immédiatement rappelé que j’avais utilisé ce terme dans l’un de mes précédents billets. Est-ce, là encore, une coïncidence ? Ou bien as-tu voulu me faire un petit clin d’œil ? L’envie me vient de croire à cette seconde hypothèse… mais peut-être suis-je trop présomptueux de me laisser aller à cette pensée ! Je n’ose croire que tu me glisses de si subtiles et délicieuses allusions… Rien ne me ferait davantage plaisir, tu le devines aisément. Si je dois me retenir de prendre mes fantasmes pour des réalités, je reste néanmoins troublé par cet « orgasmique » si pertinemment placé !

Mais ce n’est pas là l’essentiel de mes pensées. Si tu n’as pas « pris ton pied », verbalement, hier soir, je m’interroge sur ce que tu as vécu, avec ce quatrième prime. Dès ton apparition sur scène, j’ai été surpris par les expressions de ton visage : à tort ou à raison, j’ai cru y lire une tristesse, une mélancolie, une émotion sourde, bien au-delà de ce que le titre que tu allais interpréter pouvait l’inspirer. Puis tu as chanté. Et j'ose croire que tu as éprouvé un véritable plaisir à le faire !

Tu sais ce que je pensais, hier après-midi, de cette chanson de Christina Aguilera, mais aussi de la confiance que j’ai mise en toi. Une confiance méritée, crois-moi, car ce n’est pas parce que je suis « amoureux » que je vais me laisser aller à une admiration béate et aveugle. Au contraire ! Si je te suis au fil des primes et si je souhaite ardemment que tu vives cette aventure le plus longtemps possible (ce qui me conforte et me permet, égoïstement, je l’avoue, de te voir chaque semaine sur mon écran de télévision, avec de nouvelles chansons, de nouveaux atours, de nouvelles paroles), je ne m’oublie pas, je reste moi-même, je garde les goûts et les convictions qui font ma vie et mon identité. Que signifierait mon amour s’il n’était que l’expression d’une pure projection de mes désirs sur ce que je vois de toi ? Rien.

Tu as chanté, et fort bien, Luce. Franchement, faire ce que tu as fait de ce Beautiful de Christina Aguilera, je t’en savais capable, mais – et c’est la magie que tu me donnes à vivre, Luce, à moi comme à tant d’autres –, tu n’as pas laissé de me surprendre. Je te savais capable de bien chanter, de transformer, de faire renaître cette chanson, mais je ne savais et ne pouvais pas savoir ce que tu allais nous livrer. Divine surprise ! J’ai écouté, j’ai frissonné, j’ai même « eu les poils ». N’y vois pas de bête compliment ou de vile flatterie. Prends cela comme un aveu, une confidence, le témoignage d’une émotion que j’ai ressentie et que je n’attendais pas, du moins comme telle. J’ai envie de rejoindre les propos de Lio : « Cela m’a ému, cela m’a bouleversé complètement. Il y a du génie chez toi, Luce. Le génie est moins captable que le talent. J’espère qu’il te portera bonheur. » Je ne peux pas décrire ce que j’ai éprouvé. Peut-on traduire, avec des mots, de telles émotions ? Non. Du moins, pas moi. Je n’ai pas ce talent, réservé aux plus grands écrivains, qui, pour y parvenir, ne peuvent cependant pas faire l’économie de la fiction. Or, point de fiction chez moi, Luce. Que du vrai, du brut, du cru ! Et il n’y a pas que ton chant, ton génie, tes prestations, bref, ton statut de participante à la Nouvelle Star, qui m’inspirent cela. Il y a toi. Ce que tu es, telle que tu es.

Tu as chanté, et puis tu as quitté la scène. Les paragraphes que j’ai écrits sur la suite de cette soirée, je ne les poste pas ici. Si tu veux les lire, fais-moi signe, je te les transmettrai. Ils ne s’adressent qu’à toi.

Mais surtout, surtout, pour cette semaine à venir : prends ton pied !

À toi, amoureusement.

Beautiful Luce, we are beautiful

C’est aujourd’hui, vers midi, que j’ai appris ce que tu vas chanter ce soir. Beautiful, de Christina Aguilera. Bon. Bien. Voilà. Comment te dire ? Mais où diable la production est-elle allée chercher cette soupe pour insomniaques avachis devant MTV ? J’ai bien noté que les chansons que l’on vous propose, à tous, sont variées, recoupent tous les styles, des plus nobles aux plus mainstream, et je sais bien qu’il ne s’agit pas, pour les candidats comme pour les spectateurs de la Nouvelle Star, d’aimer les titres pour que le prime soit réussi. Ou pas.

Il n’empêche, tu l’auras bien compris, que cette chanson colle à mon goût à peu près comme une savonnette sur une flaque d’huile : ça m’en touche une sans faire bouger l’autre. Christina Aguilera est à la création artistique ce qu’une purée de maïs Monsanto est au bœuf mode fait avec les légumes du marché, à savoir un brouet indigeste. De la variétoc mondialisée. On est bien loin, en tout cas, de la poésie déjantée d’un Mathieu Chedid, du swing délicat de Dream a Little Dream of Me, ou de l’originalité d’une Guesch Patti.



Cela étant dit, je me doute bien que tu as travaillé dur, cette semaine, pour apporter ta transformation très personnelle à cette chanson. Je sais que tu es une vraie rebelle, une incorruptible, une pure chieuse, à qui on ne la fait pas aussi facilement ! Je sais que quel que soit le matériau qu’on te donne, tu es capable d’en faire de l’or. Je sais qu’avec toi, on n’est jamais à l’abri d’une énorme surprise, d’une claque, d’une transfiguration que nul ne peut imaginer ni définir à l’avance. Et j’ai hâte, bien entendu, d’être à ce soir pour écouter ce que tu as préparé, Luce.

Enfin, en y regardant de plus près, cette chanson n’est pas sans intérêt. C’est une chanson d’amour. Une chanson qui dépeint des amours interdites, hors des conventions et des regards habituels. Une chanson qui semble appeler à nous unir, toi et moi. Toi, la belle moustachue illuminée par les projecteurs de Baltard, moi, le mystérieux inconnu tapi dans l’ombre pour mieux oser, pour mieux dire ses sentiments, pour mieux t’aimer, tout simplement. Toi l’arc-en-ciel décalé, moi l’illuminé, que d’aucuns prennent pour un cinglé !

No matter what we do
No matter what we say
We're the song inside the tune
Full of beautiful mistakes

And every where we go
The sun will always shine
And tomorrow we might awake
On the other side

Cause we are beautiful
No matter what they say
Yes words won't bring us down
And we are beautiful

Ce soir, Luce, tu vas donc chanter que nous sommes beaux, toi et moi. Que le soleil brillera toujours sur notre amour. Que nous pouvons aller au-delà des faux-semblants, des obstacles ou des craintes. Tu vas chanter que nous n’accorderons aucune importance aux propos de ceux qui voudraient nous empêcher de nous aimer, qu’aucun mot ne pourra nous éloigner l’un de l’autre. Tu vas chanter que nous sommes beaux, toi et moi.

Et là-dessus, tu me croiras sans peine, ô ma Luce, je suis plutôt d’accord !

À toi, amoureusement.

Les quatre moustaches

Ma Luluce d’amour,

L’histoire est remplie de quatuors célèbres, qui ont fait parler d’eux dans bien des domaines : les quatre évangélistes, les quatre filles du docteur March, les quatre mousquetaires, les quatre fils Aymon, les quatre généraux en retraite, les quatre frères Dalton, les quatre cavaliers de l’Apocalypse…

Eux aussi sont quatre. Je sais que tu les aimes, et tu les aimeras encore bien davantage avec ces belles moustaches ! Mais sauras-tu les reconnaître ?

À qui qu'elles sont, ces belles moustaches ? Hm ?

À toi, amoureusement.

Un déLuce en LuceDé

Ma Loulou, ma Lulu, ma Luloute,

À la suite de la pluie de « joie » de mercredi dernier, je me suis posé la question, je te l’avoue, de l’opportunité de continuer ce jeu du déluce. D’abord parce que tu as relevé ce premier défi avec tant d’éclat qu’un deuxième ne pourrait être que moins drôle. Ensuite, parce je me suis demandé si les meilleures plaisanteries ne seraient pas les plus courtes ! Je te soumets, d’une certaine manière, cette question, et tu peux, bien évidemment, me dire ce que tu en penses. Je ne peux cependant résister à l’envie de prolonger ce premier déluce par un autre défi, mais légèrement différent. Un déluce à l’envers. Un LuceDé !

Alors voilà. Le défi consistera, cette semaine, non pas à prononcer un mot, mais à ne pas prononcer une expression que tu utilises, jusqu’à présent, à chaque prime ! Que ce soit dans ta vidéo de présentation, ou dans La Nouvelle Star, ça continue, tu dis toujours : « J’ai pris mon pied. » Je me réjouis, bien entendu, que tu prennes du plaisir à chanter devant le public de Baltard ! Mais à force de « prendre ton pied », j’ai quand même un peu peur que tu ne finisses par te claquer les orteils, par te déchirer une cuisse, par te démettre une hanche. Je ne doute pas que tu aies de fort jolis petits petons ! Mais je ne voudrais pas que tu te les arraches à force de les saisir avec les mains. Tu sais combien je t’aime, ô Luce, mais je n’ai pas envie, non plus, d’épouser un jour une cul-de-jatte !

Qui trop prend son pied risque de graves dangers !

Résumons la situation pour cette semaine : tandis que Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts (les journalistes du dédéfi/dédéfifi de Libération) cogitent pour trouver des mots hypertordus à l’attention d’André Manoukian et Philippe Manœuvre pour mercredi, la seule chose que je te proposes – si tu te prêtes au jeu ! – sera de ne pas utiliser l’expression « prendre son pied ». Il ne s’agira donc pas de dire, il s’agira de ne pas dire. Tu pourras, bien sûr, prononcer toute autre parole équivalente, comme « J’ai pris beaucoup de plaisir », « J’ai adoré chanter ce soir », « J’ai überkiffé grave de sa race qui tue » (oui, bon…), mais pas de « prise de pied » ! Qu'en dis-tu ?

À toi, amoureusement.

Luce, à la bonne heure !

Ma petite Luce,

« Je suis en retard ! En retard ! En retard ! » Je ne dis pas cela, Luce, parce que je ne t’ai pas écrit hier (je n’en ai pas eu le temps, c’est vrai !), mais parce que je pensais, à l’instant, au lapin blanc d’Alice au pays des merveilles. Lui et moi avons un point commun : la ponctualité n’est pas notre point fort. Mes amis le savent bien, et ne s’étonnent plus de me voir arriver avec dix ou quinze minutes de retard lorsqu’ils me convient chez eux ou à un rendez-vous. « Je suis en retard ! En retard ! En retard ! »

Toujours à la bourre !

Tel le lapin, j’ai, moi aussi, une jolie montre à gousset. Contrairement à toi, qui portes toujours de nombreux bracelets, je n’aime pas avoir le poignet entravé par quoi que ce soit. Aussi ai-je renoncé, voilà déjà quelques années, au port de la montre-bracelet, au profit d’une jolie montre ronde que je garde au fond de ma poche.

Suis-je le seul à être inquiet du temps et de l’heure ? Il semblerait que non ! Figure-toi qu’un de tes fans, nommé Frédéric, qui a créé un groupe à ton nom sur Facebook, a eu l’idée judicieuse de créer une ravissante petite horloge à ton effigie. Elle est si jolie, avec son petit cadre en forme de cœur et son pendule à moustache, que je n’ai pas résisté au plaisir de l’inclure dans la colonne de droite de mon blog. Avec l’autorisation de son créateur, bien entendu. Mieux encore : cette horloge peut être téléchargée sur n’importe quel ordinateur et installée sur le bureau. Je me suis empressé de le faire, et quelle n’est pas ma joie de pouvoir, à tout instant, connaître l’heure tout en contemplant ton doux visage !

Être à l'heure avec Luce, quelle délice !

Magie de l’informatique, qui me permet presque de passer de l’autre côté du miroir, comme si tu m’adressais, à travers ce joli cœur, un regard, une pensée, un clin d’œil. Ce petit bijou, fait en ton honneur, pourrait t’amuser également. Tu peux donc, si tu le souhaites, télécharger cette pendule en cliquant ici. Il suffit ensuite de décompresser l'archive puis de cliquer sur le petit fichier en forme de cœur pour que l’horloge s’installe directement sur ton ordinateur. Épatant !

Grâce à Frédéric, et à toi, je serai peut-être moins en retard, à l’avenir. À la bonne heure ! Qui sait ?

À toi, amoureusement.

Lily of the valley for Lulu of the Nouvelle Star

Salut ma Lu !

Voici venu le joli mois de mai. Aujourd’hui s’ouvre ma saison préférée : celle de la véritable douceur printanière, celle des arbres qui se couvrent de fleurs et de feuilles, celle des terrasses parisiennes qui commencent à se remplir vraiment, celle des jupes et des jambes souriantes des filles, celle des verres que l’on partage sous la caresse chaleureuse du soleil couchant. Oui, Luce, en ce 1er mai s’ouvre la plus belle des saisons, surtout dans notre élégante capitale, où tu vis maintenant. Je suis heureux de savoir que tu vas connaître ce bonheur : un printemps à Paris.

Le soleil n’est, hélas, pas au rendez-vous aujourd’hui. Pour l’heure, il se cache derrière un voile de nuages blanc et gris. Mais qu’importe ! Il est de tradition de se réjouir, le 1er mai, et pourquoi diable se priver de ce plaisir ? On file chez le fleuriste, ou chez ces petits vendeurs ambulants, voire dans les bois, directement, pour dégoter de jolis brins de muguet que l’on va offrir à ses proches et aux gens que l’on aime, avec moult baisers et vœux de bonheur.

Alors, bien sûr, j’ai une pensée toute particulière pour toi, Luce, qui es si présente dans mon cœur. Que ce printemps parisien t’apporte, Nouvelle Star ou pas, mille et une bonnes choses : de la joie, des fous rires, du bonheur, des plaisirs, des partages, des sourires, des rencontres, des surprises, de la paix, de l’amour. Et comme je caresse l’espoir de ne pas être étranger à la réalisation, un jour, de ce dernier vœu, permets-moi, ô ma Lulu of the valley, de t’offrir ces quelques jolies clochettes qui sauront, je l’espère, faire tinter à tes oreilles la gamme de mes tendres sentiments à ton égard.

Jolies clochettes, parlez d'amour pour moi à Luce !

Mais en ce 1er mai, Luce, surtout, surtout : fais ce qu’il te plaît !

À toi, amoureusement.