Affichage des articles dont le libellé est Huile. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Huile. Afficher tous les articles

Beautiful Luce, we are beautiful

C’est aujourd’hui, vers midi, que j’ai appris ce que tu vas chanter ce soir. Beautiful, de Christina Aguilera. Bon. Bien. Voilà. Comment te dire ? Mais où diable la production est-elle allée chercher cette soupe pour insomniaques avachis devant MTV ? J’ai bien noté que les chansons que l’on vous propose, à tous, sont variées, recoupent tous les styles, des plus nobles aux plus mainstream, et je sais bien qu’il ne s’agit pas, pour les candidats comme pour les spectateurs de la Nouvelle Star, d’aimer les titres pour que le prime soit réussi. Ou pas.

Il n’empêche, tu l’auras bien compris, que cette chanson colle à mon goût à peu près comme une savonnette sur une flaque d’huile : ça m’en touche une sans faire bouger l’autre. Christina Aguilera est à la création artistique ce qu’une purée de maïs Monsanto est au bœuf mode fait avec les légumes du marché, à savoir un brouet indigeste. De la variétoc mondialisée. On est bien loin, en tout cas, de la poésie déjantée d’un Mathieu Chedid, du swing délicat de Dream a Little Dream of Me, ou de l’originalité d’une Guesch Patti.



Cela étant dit, je me doute bien que tu as travaillé dur, cette semaine, pour apporter ta transformation très personnelle à cette chanson. Je sais que tu es une vraie rebelle, une incorruptible, une pure chieuse, à qui on ne la fait pas aussi facilement ! Je sais que quel que soit le matériau qu’on te donne, tu es capable d’en faire de l’or. Je sais qu’avec toi, on n’est jamais à l’abri d’une énorme surprise, d’une claque, d’une transfiguration que nul ne peut imaginer ni définir à l’avance. Et j’ai hâte, bien entendu, d’être à ce soir pour écouter ce que tu as préparé, Luce.

Enfin, en y regardant de plus près, cette chanson n’est pas sans intérêt. C’est une chanson d’amour. Une chanson qui dépeint des amours interdites, hors des conventions et des regards habituels. Une chanson qui semble appeler à nous unir, toi et moi. Toi, la belle moustachue illuminée par les projecteurs de Baltard, moi, le mystérieux inconnu tapi dans l’ombre pour mieux oser, pour mieux dire ses sentiments, pour mieux t’aimer, tout simplement. Toi l’arc-en-ciel décalé, moi l’illuminé, que d’aucuns prennent pour un cinglé !

No matter what we do
No matter what we say
We're the song inside the tune
Full of beautiful mistakes

And every where we go
The sun will always shine
And tomorrow we might awake
On the other side

Cause we are beautiful
No matter what they say
Yes words won't bring us down
And we are beautiful

Ce soir, Luce, tu vas donc chanter que nous sommes beaux, toi et moi. Que le soleil brillera toujours sur notre amour. Que nous pouvons aller au-delà des faux-semblants, des obstacles ou des craintes. Tu vas chanter que nous n’accorderons aucune importance aux propos de ceux qui voudraient nous empêcher de nous aimer, qu’aucun mot ne pourra nous éloigner l’un de l’autre. Tu vas chanter que nous sommes beaux, toi et moi.

Et là-dessus, tu me croiras sans peine, ô ma Luce, je suis plutôt d’accord !

À toi, amoureusement.

Luce, la nouvelle star de ma bonne humeur

Chère Luce,

Mon poussin, mon cœur, mon amour, ma mélodie du bonheur,

Aujourd’hui, je suis de bonne humeur. Hier, c’était pas ça. Divers commentaires, ici et là, me peignant comme un cinglé, un pervers, un fou furieux, m’avaient un peu agacé, et m’avait laissé craindre que toi aussi, peut-être, tu pourrais me considérer d’un œil soupçonneux. Mais aujourd’hui, ces sombres pensées m’ont quitté, et je me sens tout guilleret ! Je ne sais pas pourquoi.

Déjà, il fait beau, et ça « c’est plutôt cool », comme dirait André Manoukian. Ensuite, j’ai pu partager, sur internet, des propos sympas avec quelques personnes, à ton sujet, et ça m’a rendu tout guilleret. Par ailleurs, j’ai réussi à récupérer ma cocotte en fonte, dont le fond était tout cramé depuis que je l’avais laissée un peu trop longtemps sur le feu, avec une délicieuse fricassée de poulet à la basque dedans. Je te raconte pas la croûte, toute noire, impossible à gratter avec une simple éponge ! Heureusement, sur un forum spécialement dédié à ceux qui ont des problèmes de cramé avec leur cocotte en fonte, j’ai trouvé LE truc : y mettre du bicarbonate de soude, de l’eau, et bien faire bouillir le tout. C’est miraculeux : la croûte se décolle toute seule, et il n’y a plus qu’à passer le tout sous l’eau.. Et hop.

Tu peux donc deviner, Luce, que je sais cuisiner. Je suis même un assez bon cuisinier, et peut-être aurai-je, un jour, le bonheur de te préparer un bon petit plat, avec plein d’huile dedans. J’ai lu, quelque part, que tu adores l’huile. Bon, autant te prévenir tout de suite : je ne cuisine à peu près qu’à l’huile d’olive. J’espère que tu aimes ça.

Enfin, dernière explication plausible à ma bonne humeur, je suis déjà tout excité à l’idée que je vais te voir, demain soir. Oui, demain soir, c’est le deuxième prime à Baltard, et il me tarde déjà d’allumer ma télévision pour te revoir, et découvrir ce que tu vas nous chanter ! J’imagine que tu prépares tout ça avec beaucoup de sérieux, tout en t’amusant bien, dans ton hôtel, avec tes neuf collègues et l’équipe de production. Il paraît que ça se passe bien, que l’ambiance est bonne. C’est cool. J’ai hâte de savoir quelle chanson tu as choisie, comment tu as décidé de l’interpréter, de te l’approprier, et comment tu vas nous faire kiffer grave la life. Car avec toi, la vie est plus belle, c’est sûr ! D’ailleurs, depuis que te connais, je suis plus joyeux, plus souriant, plus heureux qu’avant. Tu es, en quelque sorte, le rayon de soleil qui éclaire ma vie d’un éclat nouveau. Je me mets, moi aussi, à chanter sous la douche, souvent en reprenant les chansons que tu nous as fait découvrir, depuis le premier casting à Marseille jusqu’au prime de mercredi dernier. Peut-être vais-je tenter, moi aussi, de participer à la Nouvelle Star ? Après tout, si tu peux le faire… Pourquoi pas moi ? Hem, hem ! Pour le moment, je chante quand même comme une casserole.

À la suite de mon article d’hier, je sais donc que tu connais mon existence. Mais au fond, je ne sais pas vraiment si tu as déjà lu les textes de ce blog, ni ce que tu en as pensé. Tu sais quoi ? Ce serait sympa que tu me le dises ! Même si tu trouves que je suis complètement taré et que mon blog est nul à chier, cela me fera plaisir de le savoir. Je suis un peu maso, sans doute. Je me doute bien que toute cette eau de rose, un peu sirupeuse, ne correspond peut-être pas tout à fait à ton caractère. Mais comme tout ce que j’écris est public, et peut être lu par tout le monde, je préfère rester soft. Du moins pour l’instant. Après, on verra !

Allez, je te laisse, mais non sans te donner un gros baiser tout plein d'amour et de moustache qui mousse.

À toi, amoureusement,

Ton Hector qui t’aime.