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Le dernier “déluce”

Ma Luçounette adorée,

Le suspense est insoutenable. Plus que quarante-huit heures avant le grand saut, le dernier prime, et l’ultime vote des téléspectateurs qui devrait, à mon avis – bien que je me demande si c’est raisonnable –, te consacrer nouvelle star de l’année 2010. J’imagine qu’à l’heure où j’écris ces lignes, tu dois être enfermée dans ton hôtel, afin de fignoler tes chansons de mercredi. J’imagine que Nathalie Dupuy te coache à fond ; que Florian te coache à fond ; et que toi, tu coaches à fond François pour le réconforter et lui assurer que c’est lui qui va gagner.

À l’heure des vuvuzelas, dont on ne cesse de parler depuis quelques jours, nul doute que ce sont, pour toi, les trompettes de la renommée qui ne vont pas tarder à retentir. Et, pour moi, une certaine appréhension grandit de jour en jour. Qu’en sera-t-il de nous deux une fois que la Nouvelle Star sera terminée ? Certes, je continuerai à t’écrire. Mais auras-tu encore le temps de me lire ?

Gloire à Luce !

Joie, joie, joie ! Ne boudons pas notre plaisir. Tu es en finale, oh Luce ! Quelle aventure extraordinaire, n’est-ce pas ? Remonte le temps, jusqu’au moment où tu es arrivée au casting de Marseille, pour amuser le jury avec ta jolie moustache et gagner ta place au sein des « inoubliables ». Si l’on t’avais dit, à ce moment précis, que tu irais au théâtre, puis à Baltard, et jusqu’en finale… L’eusses-tu cru, Luce ?

Alors, comme nous sommes lundi, le dernier lundi avant ton dernier prime, l’envie me vient de te proposer, une nouvelle et dernière fois, un déluce. Je l’avais mis de côté ces dernières semaines, car j’avais noté que tu n’avais quasiment plus aucun espace de parole dans l’émission. Toi comme les autres candidats, d’ailleurs. Mais mercredi dernier, j’ai remarqué que vous avez de nouveau le temps et l’occasion de vous exprimer après chaque chanson ! Alors, pour finir cette saison en beauté, oseras-tu relever, ma Luce, un dernier défi ?

L'amour est un bouquet de violettes une drogue dure.

« Tu es ma came », pourrais-je dire, à l’instar d’une célèbre chanteuse s'adressant à son mari. Oui, Luce, tu es ma schnouf, mon amphétamine, mon LSD, mon petit champignon ha-Luce-inogène, mon héroïne absolue. Toujours stupéfiante, tu me procures des extases sans fin. Alors, pour ce dernier mercredi soir à Baltard, je te propose, Luce, de prononcer, quand bon te semblera, le mot « drogue ». Allez, je compte sur toi !

À toi, amoureusement.

Luce, incroyablement belle

Ma Luce enchanteresse,

Quelques mots, forcément, sur ton dernier prime. Que d’émotions ! Lorsque j’ai eu connaissance, mercredi vers midi, des titres des chansons que tu allais chanter, j’ai été ravi. Non seulement parce que ces chansons me plaisaient, mais aussi parce que j’ai senti qu’elles te plaisaient, à toi, et que tu allais avoir un réel plaisir à les chanter devant le public de Baltard. Ces chansons, mêlant humour, fantaisie et douceur, te correspondaient forcément. Bien mieux que celles du prime précédent, où, cela se voyait, tu n’étais pas des plus à l’aise.

Surtout, j’ai eu le pressentiment que tu allais briller de tes feux les plus éclatants. J’ai senti, avant même que le spectacle commence, que tu allais être divine, et recueillir les louanges du jury. Cette impression me surprend d’autant plus qu’elle s’est avérée, puisque tu as livré trois magnifiques interprétations et que tu as recueilli douze bleus ! (Quelqu’un m’a dit que tu allais pouvoir, du coup, monter une équipe de foot : j’ose espérer que cette personne ne te voit pas dans le rôle de Zahia D., qui, elle aussi, collectionne les Bleus.) Mon pressentiment prémonitoire fait que je m’interroge : serais-je pourvu d’une prescience qui m’a permis de sentir, plusieurs heures à l’avance, comment allait se dérouler cette demi-finale de la Nouvelle Star ?

Cette demi-finale fut magique. Ta voix m’a ensorcelé, plus que jamais. Ta bonne humeur m’a enchanté : que c’est bon de te voir heureuse ! Ta beauté, soulignée par tes belles tenues, m’a transporté de plaisir.

Je n’ai pas été moins surpris quand j’ai entendu André Manoukian faire allusion à… moi. Oui, je suis convaincu qu’il a dû tomber sur ce blog, ou bien lire ton interview dans Voici, puisque ces paroles, à n’en pas douter, prouvent qu’il entrevoit clairement qu’il y a quelqu’un qui en pince sévère pour toi et que tu n’as (peut-être) pas encore rencontré (mais ça ne saurait tarder, du moins je l’espère) : « Moi je pense juste que l’homme de sa vie – je sais pas si elle l’a rencontré – (…) a beaucoup de chance, parce qu’il va jamais s’ennuyer avec elle. Et puis si elle lui fait ce qu’elle fait dans ses chansons, il va passer par tous les états (…), parce que dans ses chansons, elle nous emmène au ciel, elle nous emmène en bas, elle nous emmène dans la rivière, elle nous emmène sur un nuage… »

Je confirme, Luce. J’ai beaucoup de chance. Beaucoup de chance de t’avoir découverte. Beaucoup de chance de te voir, chaque semaine. Beaucoup de chance d’être tombé amoureux de toi. Beaucoup de chance de t’écrire. Beaucoup de chance de t’entendre. Beaucoup de chance de t’aimer, tout simplement.

Certes, ce sera encore meilleur quand nous serons deux à nous aimer, et que nous partagerons pleinement les joies de l’amour. Je ne m’ennuierai jamais avec toi, et je te promets que tu te t’ennuieras jamais, avec moi ! Je passerai par tous les états, de l’extase au bonheur, de la joie à l’émotion, et je te jure que je t’offrirai, moi aussi, de beaux voyages sur la Carte de Tendre. Je te suivrai au ciel, en bas, en haut, dans la rivière et dans les nuages, et t’aimerai sur tous les chemins où tu m’emmèneras.

« Elle est juste incroyablement belle », ajoutait, mercredi soir, André Manoukian. Je confirme, Luce. Dieu, que tu es belle ! Et qu’il est doux, oh oui ! qu'il est doux de t’aimer !

à toi, amoureusement.

Happy birthday to me !

Ma succulente LuLuce,

Hier, c’était mon anniversaire ! Un an de plus au compteur, eh oui ! Cet anniversaire fut, pour moi, un peu spécial, car c’est le premier depuis que je suis amoureux de toi. Autant dire que mon vœu le plus cher aurait été que nous le vivions ensemble.

Nous aurions pu, par exemple, commencer par une coupe de champagne au bar du Raphaël – le bar préféré de Gainsbourg –, confortablement installés dans un de ces profonds fauteuils anglais qui font le charme de cet écrin sombre et feutré.

Le bar anglais de l'hôtel Raphaël, où Gainsbourg avait ses habitudes.

Nous aurions pu, ensuite, dîner au George V, dont la table passe pour l’une des meilleures de Paris. Le cœur de saumon mariné aux condiments, pomelos et pousses de daikon y est, dit-on, absolument divin. Et que dire du dessert ? Un croustillant au gianduja glacé ! Hm !

Le restaurant du George V, la meilleure guinguette de Paris !

Enfin, nous aurions pu terminer la soirée sur les sofas de velours du Ritz, y savourer un cocktail, nous enlacer sur le dance-floor, puis pousser le verrou d’une suite intime où, enivrés d’amour et de fête, nous aurions prolongé la nuit au rythme des soupirs, des caresses et des baisers...

La suite impériale du Ritz, idéale pour abriter nos amours.

Bien entendu, c’est toi qui aurais réglé l’addition. Ce n’est pas que je ne suis pas galant, mais c’était mon anniversaire, quand même ! Las, cette soirée n’est qu’un rêve, nous ne l’avons pas vécue. Mais nul regret ne vient assombrir ma joie ! Oui, ma joie, car j’ai passé une belle journée d’anniversaire, hier. J’ai eu la chance de me voir offrir un magnifique petit gâteau, confectionné par la talentueuse Jenny Christine-Vincent.

Je t'aime tant, Luce, que je t'ai mangée en trois bouchées !

Un petit gâteau tout rond, à ton effigie, et que j’ai avalé tout cru ! Ma joie, aussi, car j’ai reçu un message de toi, me souhaitant un bon anniversaire. Et ça, cela vaut tous les palaces du monde.

À toi, amoureusement.

L'interview de Luce dans “Voici”

Ma Luce d'amour,

« Un mot de toi : quel bonheur ! Nous nous écrivons, c’est d’un chic ! par journaux interposés. Pour un peu, je me dirais que tu écris dans Le Nouvel Observateur et que j’écris dans Le Figaro pour le seul plaisir de correspondre entre nous. De temps en temps, bien sûr, nous faisons semblant de nous occuper un peu d’autre chose. Mais nous revenons toujours l’un à l’autre. (…) Ce qui compte, ce sont les lettres ouvertes que nous nous envoyons à l’ébahissement des populations et sous leurs acclamations. »

Ainsi s’adressait, dans Le Figaro du 22 août 2001, Jean d’Ormesson – le pote à Julien Doré – à son confrère Bernard Frank. Bernard Frank écrivait dans Le Nouvel Observateur, et Jean d’Ormesson chroniquait au Figaro. Les deux farceurs s’adressaient l’un à l’autre, par articles de presse interposés, ce qui ne manquait pas de piquant !

Le groupe de Julien Doré überkiffe Jean d'O.

Quelle n’est pas ma surprise, ô ma Luce, de constater que nous prenons le même chemin ! Tandis que je m’adresse à toi via mon blog, ne voilà-t-il pas que tu me réponds par le truchement de l’interview que tu as accordée au magazine Voici. « C’est d’un chic ! »

« Il y a un garçon qui s’appelle Hector Moustache sur Internet avec lequel je communique. Il est éperdument amoureux de moi ! Je ne sais pas qui c’est, j’aimerais bien voir sa tête. Il me lance des "déluces" avant chaque prime… Des petits défis. L’autre fois, il fallait que je dise "Joie, joie, joie" au moins une fois. Et je lui ai promis un autre truc : le jour où je me fais éliminer, je sors un crayon noir du soutif, et je me redonne un coup de moustache. »

Voilà Luce qui parle de moi dans Voici !

Je suis bien flatté de cet intérêt que tu as osé me manifester et exprimer par cette voie détournée. Mais surtout, terriblement amusé, et tendrement reconnaissant. Comment ne serais-je pas heureux de constater que je suis suffisamment entré dans ta vie pour que tu déclares mon existence et ta curiosité à près de 450 000 personnes ? Je crains que nous ne puissions toutes les inviter à notre mariage – la salle que j’ai repérée est trop petite –, mais je suis tout émoustillé à l’idée que tu rendes mon – notre ? – amour public auprès de tant de monde.

Mais je suis fort étonné, aussi, d’apprendre que tu m’aurais promis de « sortir un crayon noir du soutif » pour « te redonner un coup de moustache » le jour de ton élimination ! Car cette promesse, je ne l’ai jamais entendue, jamais lue, jamais vue où que ce soit. Aurais-tu inventé cette idée au moment de ton interview ? L’aurais-tu confiée à quelqu’un d’autre que moi ? Est-ce une nouvelle adorable espièglerie de ta part ?

De l'audace, encore de l'audace, et de la moustache !

Quoi qu’il en soit, je te prends au mot ! Bien que je doute fort que tu sois éliminée – car il se trouve qu’en dehors du fait que je t’aime, je suis depuis longtemps convaincu que tu vas gagner la Nouvelle Star –, eh bien si cela doit arriver… chiche ! Et même… pourquoi pas le soir de ta victoire ?

En attendant le dénouement de cette affaire, de même que Jean d’Ormesson terminait sa chronique à Bernard Frank par un « Je t’embrasse, mon grand ! », je dépose sur tes lèvres un tendre, langoureux et fougueux baiser.

À toi, amoureusement.

La plus belle pour aller...

Ma Luce adorée d'amour que je kiffe grave,

Encore un prime haletant ! Hier soir, tu le penses bien, j’étais devant ma télévision pour t’admirer et t’écouter. Comme chaque semaine. Le temps passe si vite ! Plus que deux Baltard, si tout va bien, et tu finiras, hélas, par t’évanouir de mes mercredis soir. Cela m’angoisse, car je ne sais pas si je pourrai continuer à vivre sans te voir.

Il devient urgent, oh ma Luce, que tu considères sérieusement ma demande en mariage. Je commence, par divers moyens, à bien te connaître, et je sais que je suis fait pour toi, comme toi tu es faite pour moi. Oui, Luce, je le redis avec force : je ne suis pas un simple fan. Je ne suis pas quelqu’un qui se contente de t’admirer, comme le vulgum pecus levant béatement le regard vers les étoiles.

Je veux cependant te dire deux ou trois choses sur le prime d'hier. D’abord, j’ai remarqué – et cela m’a rendu tout guilleret ! – que tu as porté ce joli badge à message lumineux qui fut l’un de tes premiers bijoux à la Nouvelle Star. Et non seulement tu l’as porté, mais tu y avais programmé un message défilant. Seulement, malgré toute mon attention, je n’ai pas réussi à le lire. Question de cadrage, toujours trop large ou trop rapide.

Mais où diable as-tu acheté ce badge, Luce ?

J’ai été pris d’un fol espoir. Et si ce message m’étais destiné, à moi, ton Hector ? S’il s’était agi d’un signe, d’une allusion, d’un clin d’œil à mon attention ? Oui, je sais, je suis fou ! Comprends-moi, Luce. L’amour que je te porte, et que je ne peux, hélas, encore satisfaire pleinement, me pousse, peut-être, à la déraison, ou pour le moins à des extrémités un brin excessives.

C’est que j’ai souffert, hier soir, je l’avoue. Oui, j’ai souffert, à un moment très précis, lorsque j’ai vu Ramon – oui, Ramon, cet hidalgo sans moustache ! – te lécher le cou à grands coups de langue râpeuse et baveuse. Ramon, le tombeur de ces demoiselles, doit-il conquérir toutes les femmes qui l’entourent, au point de te ravir à moi ? Non, je ne peux y croire, la chose serait trop cruelle. Et pourtant. Je les vois encore, ces grandes léchouilles balancées sans pudeur ni amour sur ta nuque si douce, si délicate, si fragile.

Mes moustaches se sont dressées de jalousie.

J’ai éprouvé, subitement, une forme acerbe et douloureuse de jalousie. Non pas parce que j’aurais voulu en faire autant : le geste de Ramon n’était que concupiscence, vulgarité et cannibalisme. Le jour où je te ferai goûter la saveur de ma langue, Luce, ce sera à pleine bouche ! Et avec une harmonie d’amour, de désir, de délicatesse et d’érotisme qui sera bien plus divine que cet acte bestial et égoïste de Ramon. J’ai ressenti de la jalousie parce que j’ai réalisé, soudain, que ton corps m’est (encore) inaccessible. « Tout ce que la main de l’homme ne peut atteindre n’est que vaine poésie », disait un philosophe. Il avait bien raison. J’ai été piqué par la jalousie, aussi, parce que tu semblais accepter, avec nonchalance sinon bienveillance, les attouchements obscènes de ce saligaud de Ramon. Pourquoi ? Ô douleur !

Autant dire que j’ai rêvé, et la désillusion n’en est que plus cruelle. Non, ce message défilant sur ton badge ne m’était pas destiné. Mais quel était-il ? Était-il adressé à quelqu’un d’autre ? À Benjamin, par exemple, dont le départ t’a tant déchirée, la semaine dernière ? Sans doute, maintenant que j’y réfléchis, s’agissait-il d’un extrait des paroles de la chanson que tu as interprétée. Je serai la plus belle pour aller danser.

Toujours la plus belle, en toute circonstance.

Or tu fus bien la plus belle, Luce. La plus belle pour aller danser, mais pas que. Quelle poésie ! Comment as-tu fait pour insuffler autant de grâce, de surprise et de poésie dans cette ringardise yéyé – j’aime pas les yéyés – nunuche comme c’est pas possible à l’origine ? Il y avait du drame dans Gigi, la semaine dernière – d’où « le goût du sang » évoqué par Philippe Manœuvre –, et donc bien plus de difficulté à faire quelque chose de potable de cette niaiserie de Sylvie Vartan. Eh bien, non seulement ce fut bon, mais ce fut même délicieux, troublant, fort, et plein de subtilité.

Tu était la plus belle. La plus tendre. La plus rêveuse, dans ton chant de soie et de dentelles, tu as su apaiser mon souffle et mes cris, tu as mis tant d’amour dans mon cœur ! Tu étais la plus belle, comme un premier baiser, tu étais la plus belle, pour aller danser, tu étais la plus belle, pour aller chanter, tu étais la plus belle, pour aller…

Et ce soir, Luce, quelque chose me dit que tu seras la plus belle pour aller... fumer ?

À toi, amoureusement.

Maman Luce et Luce maman

Ma tendre Luce,

Aujourd’hui, c’est la fête des mères. A priori, cela ne te concerne guère, me diras-tu. Cela n’est pas tout à fait vrai, à mon avis. Pour deux raisons, principalement. Je m'en vais te dire pourquoi.

J’ai une pensée particulière pour ta maman, Cécile, qui est si proche de toi, et qui vient te soutenir chaque mercredi soir à Baltard, avec son énergie, sa bonne humeur, et sa belle moustache. Comment pourrai-je ne pas lui rendre hommage, à elle sans qui tu n’existerais pas ? Comment ne pas lui déclamer ce « Complimenti alla mamma ! » que les Italiens lancent à une belle fille, pour féliciter sa mère d’avoir donné naissance à une aussi belle créature ? Comment, enfin, ne pas avoir un élan d’affection pour ma future belle-mère ? Je te rappelle, au cas où tu l’aurais oublié, que mon dessein n’est pas seulement de conquérir ton cœur, mais aussi de t’épouser. Je suis donc, en quelque sorte, le futur gendre de ta maman.

Et quand nous serons mariés, toi et moi, il nous faudra aborder la question des enfants. En voudrons-nous ? En aurons-nous ? Combien ? Quels prénoms leur donnerons-nous ? Quoi qu’il en soit, puisque tu es la future mère de mes enfants – et moi le futur père des tiens –, je ne peux résister à l’envie de te considérer, aujourd’hui, sous un angle particulier. Et dans l’attente du jour heureux où tu m’offriras, oh ma Luce, le plus beau des cadeaux, je te dédie cette reproduction d’une très belle peinture de Gustav Klimt : La Maternité.

La Maternité, détail des Trois Âges de la femme, 1905.
Galerie nationale d'art moderne, Rome.

J'espère que cette image te plaira. J'en suis même sûr, à vrai dire !

À toi, amoureusement.

Pas d'amour sans douleur

Ma Luluce,

Quelques mots pour te dire que je ne vais pas pouvoir t’écrire pendant un certain temps. Hélas, j’ai tant de choses à te dire, oh ma Luce, notamment sur le superbe collier de cerises que tu portais mercredi dernier, en chantant Les Sucettes !

Malheureusement, une tendinite s’est réveillée dans mon bras droit, depuis jeudi, et me fait atrocement souffrir, surtout dès que je touche mon clavier. Je parviens à peine à taper ces lignes, tant la douleur est vive.


La tendinite du bras droit, ça fait mal !

J’espère que tu me pardonneras ce silence. Sois certaine que dès que mon bras sera apaisé, je t’écrirai, de nouveau.

À toi, amoureusement.

P. S. : mais j'y pense, soudain... Tu es infirmière, n'est-ce pas ?

Louxor ou la révolution de Luce

Ma délicieuse et bien-aimée Luce,

Nous sommes déjà lundi, et je n’ai toujours rien dit de ta dernière prestation à Baltard, jeudi dernier. Pourquoi ? je dois l’avouer : il m’a fallu du temps pour assimiler ce Louxor, j’adore que tu nous as chanté. C’est seulement aujourd’hui, je crois, que je commence à y voir plus clair, et à pouvoir exprimer clairement ce que j’en ai pensé.

Voilà une introduction bien étrange, me diras-tu ! C’est que, dans un premier temps, ton interprétation m’a laissé perplexe, sans que je comprenne vraiment pourquoi. D’abord, dès les premières notes, j’ai été ébloui par la véritable transformation que tu as apportée au tube de Philippe Katerine. Orchestration pêchue, entrée en scène fracassante, attaque fulgurante ! Superbe différenciation par rapport à l’original.

Puis, très rapidement, j’ai été perturbé par quelques éléments que je n’attendais pas. Ta voix, tout d’abord, étrangement transformée. Ta dégaine, bizarrement désarticulée. Ton look, enfin, presque outrageusement burlesque, avec ces braies à la Obélix, cette coiffure à la Chantal Goya de la grande époque, et cette bouche en fleur dessinée au rouge à lèvres, genre poulette à la Clara Bow.

Clara Bow, qui, avec sa bouche en cœur, a inspiré Betty Boop.

Ensuite, j’ai été très séduit par l’agilité avec laquelle tu as su… hausser le ton ! Puis couper le ton. Remettre le ton. Tous les tons. J’ai été déstabilisé par ces métamorphoses, par ce tourbillon qui t’a fait passer de l’attitude d’une marchande du faubourg Poissonnière à celle d’une Madame Loyal branchée, de celle d’une diva de comices agricoles à celle d’une comédienne du meilleur aloi.

Quel foutoir ! J’étais perdu. Je me demandais si l’arrangement n’étais pas exagéré ; si la production n’avait pas succombé à la tentation de forcer ton look ; si tout cela avait une cohésion, un sens. J’ai apprécié, dans l’ensemble, ce Louxor, j’en ai saisi l’extrême créativité, mais j’en ai gardé comme un étrange arrière-goût de « bling-bling » sur la langue.

J’aurais voulu que les appréciations du jury m’aident un peu à m’expliquer ce drôle de ressenti. Hélas, ce ne fut pas le cas. Lio s’est contentée de rattacher la chanson à ton univers – ce avec quoi je ne suis pas d’accord – et de se plaindre de quelques faussetés – ce en quoi elle n’avait pas tout à fait tort, mais mon avis sur la question est tranché et assumé : on s’en fout ! Marco Prince a fort bien corrigé le tir, mais sans livrer d’« explication de texte » à la Dédé Manoukian. Philippe Manœuvre s’est contenté de caser un dédéfi – l’« euphorie sur les marchés » ! –, et André Manoukian s’est perdu dans des circonvolutions poético-philosophiques. Tant pis pour ma pomme existentielle.

Alors j’ai laissé passer le temps. Pour que les choses se décantent dans mon esprit, et que j’y voie, de moi-même, un peu plus clair. C’est fait. Et le constat est accablant : je suis un vieux con. Trop conservateur, peut-être, dans mes approches musicales, je n’ai pas su saisir pleinement, sur l’instant, la véritable révolution que tu as opérée avec cette chanson. Quel art colle davantage que la musique aux états de la société ? Aucun. Et c’est à la lumière de cette évidence que j’ai compris.

Ton Louxor est à l’avant-garde de la sociologie musicale française contemporaine. Nous sommes en 2010, et les valeurs qui ont façonné la société depuis les années 80 s’effondrent ou sont menacées : le libéralisme économique, le formatage du goût, la tyrannie de la communication, etc. Et c’est là que tu as tout balayé, en nous livrant ce mélange détonnant mais absolument parfait de gouaille parisienne et de désinvolture provinciale. Tu as brisé les frontières du communautarisme, tu as réuni toutes les franges sociales dans le creuset de la déconnade, de la bonne humeur, de la désacralisation, mais aussi de l’unité prochaine d’une France réconciliée avec ses vieux démons pré et postindustriels.

Luce, égérie de la chanson des années 2010.
Et le retour du badge à message lumineux !

C’est peu dire, donc, que tu as créé quelque chose. Tu as véritablement remis au cœur de la modernité ce Louxor, sur la base de ce qu’avait inventé Philippe Katerine, mais en en renouvelant de fond en comble le contenu. Tu t’es imposée comme le fer de lance d’une musicalité nouvelle. Tu as transfiguré, par une synthèse miraculeuse, l’or en un or nouveau. Tu as enterré la chanson des années 2000 et ouvert la voie à celle des années 2010.

Me pardonneras-tu, Luce, de n’avoir pas saisi immédiatement cet échelon de ton génie ? Sois certaine, cependant, que mes doutes premiers n’ont, bien évidemment, aucunement altéré ni remis en cause mon amour pour toi. Comme je le déclarais récemment, « je ne me sens ni ne me définis comme un fan. Je ne suis pas un simple admirateur (…). Je [t]’aime, c’est très différent. Cela comporte une part d’admiration, bien sûr. (…) Mais tout cela ne représente qu’une partie de ce qui me relie à [toi]. » Quoi qu’il en soit, admiration et amour sont, aujourd’hui, pleinement entrelacés dans ce cri de joie et du cœur avec lequel je clos ce billet. Luce, je t’aime !

À toi, amoureusement.

Une interview exclusive !

Ma Lulu of love,

Qui suis-je ? Qui se cache derrière cet Hector Moustache, qui t’écrit son amour depuis trente jours ? Cette question, tu te l’es posée, Luce. Tu me l’as posée. Beaucoup me l’ont posée ! Certes, j’ai consenti à délivrer, au compte-gouttes, certaines informations. Bien peu, c’est vrai. Presque rien, à vrai dire. C’est que… comme tu peux le lire dans la colonne de droite de ce blog, je suis quelqu’un de très timide !

Il ne faut pas oublier, aussi, une chose très importante : ce blog t’es destiné, à toi. Et c’est donc à toi de me poser des questions, si et quand tu le désires ! Si cela devait se produire, je répondrai. Mais je me doute bien qu’avec ta notoriété grandissante, tu dois faire face à bien d’autres préoccupations qu’à mes pauvres petites gesticulations de soupirant éperdu. Le travail, les répétitions, le rythme effréné de la Nouvelle Star, le stress, la pression… Sache que je t’en veux pas, ma Luce ! C’est, pour moi, évident, mais il me paraît important de te le dire. Voilà qui est fait.

Ce blog n’est destiné qu’à toi, mais nombreux sont ceux qui le lisent, parfois avec assiduité. J’en suis le premier étonné. Certains le commentent. D’autres m’écrivent. J’ai reçu de tout : des mots d’encouragement, des cris indignés, des paroles presque amoureuses, des reproches, des questions, des suppliques, et même des menaces. Nonobstant, je reste incorruptible et droit dans mes bottes. Fidèle à moi-même, fidèle à toi et à mon amour pour toi.

Mon Monde, un blog ami qui a su me convaincre d'en dire plus !

Néanmoins, soucieux de dévoiler quelques aspects de ma personnalité, voire de ma vie, en attendant que tu t’y intéresses un peu plus, j’ai brisé, exceptionnellement, le sceau du secret que j’ai apposé sur moi-même. Un jeune et sympathique journaliste, avec qui j’ai lié quelques affinités depuis que nous avons découvert nos blogs respectifs, m’a proposé de m’interviewer. Diable ! Pas de médias dans cette histoire, me suis-je dit de prime abord. Puis je me suis laissé prendre au jeu, et ai accepté de répondre à quelques questions. Le résultat est là. Je te laisse le découvrir, le lire, et constater que, j’en suis sûr, nous avons des goûts en commun. Je suis certain, en effet, que certaines références musicales te parleront.

L'interview exclusive d'Hector Moustache par Batman !

À toi, amoureusement.

Un mariage à Baltard

Ma Luluce adorée,

Voilà presque un mois que je t’écris et que je te déclare, jour après jour, mon amour. Je te parle de toi (beaucoup), je te parle de moi (un peu), mais je n’oublie pas que ce blog caresse le dessein de créer, un jour, un nous. Un beau, un grand un formidable nous. Je n’oublie pas – et j’espère que tu n’oublies pas non plus – que dès le premier jour, j’ai formulé le serment de t’épouser. Tel est notre destin.

Dans l’attente de ce jour béni où tu deviendras ma femme, je pense déjà à la belle fête que nous ferons, avec nos familles et nos amis. Nul doute qu’il nous faudra une grande salle pour rassembler tant de monde ! Une révélation m’est venue, aujourd’hui, en traînant sur le site Internet du pavillon Baltard.

Un beau pavillon pour un jour d'exception.

« Un espace spectaculaire et de charme de 2 700 m2, pouvant accueillir de 300 à 2 000 personnes suivant les configurations, et ce 365 jours par an », peut-on lire sur la page d’accueil. « Bon sang, mais c’est bien sûr ! », me suis-je exclamé. Vérification faite, il est tout à fait possible de louer Baltard pour une cérémonie privée, et notamment pour un mariage. Dîner, bal, big fiesta : tout est possible !

À Baltard, on danse et on dîne !

Je n’ai pas encore demandé de devis pour une privatisation complète du pavillon pour un soir, mais je me doute que ce sera un peu chérot. Cela dit, quand tu auras gagné la Nouvelle Star et produit ton album, tu auras plein de sous, et je pense que cela ne devrait pas poser de problèmes que de louer un tel espace pour le plus beau jour de notre vie. Qu’en penses-tu, ô ma Luce ?

À toi, amoureusement.

Toujours pLuce

Beautiful Luce,

Je ne sais pas si je dois me réjouir que tu n’aies pas « pris ton pied », hier soir, à Baltard. Certes, tu n’as pas prononcé cette expression, que je t’avais mis au défi d’enterrer, et c’est peut-être parce que tu as accepté, encore une fois, de jouer avec moi. Ou pas. Toute l’ambiguïté de ce LuceDé est que je ne saurai jamais si tu l’as suivi, ou si, plus simplement, le fait que tu n’as pas dit « J’ai pris mon pied » est dû au simple hasard. Cela dit, un autre mot m’a fait sursauter. Je t’ai entendue, dans ta petite vidéo de présentation, définir ta prestation de la semaine passée comme « orgasmique ». Je me suis immédiatement rappelé que j’avais utilisé ce terme dans l’un de mes précédents billets. Est-ce, là encore, une coïncidence ? Ou bien as-tu voulu me faire un petit clin d’œil ? L’envie me vient de croire à cette seconde hypothèse… mais peut-être suis-je trop présomptueux de me laisser aller à cette pensée ! Je n’ose croire que tu me glisses de si subtiles et délicieuses allusions… Rien ne me ferait davantage plaisir, tu le devines aisément. Si je dois me retenir de prendre mes fantasmes pour des réalités, je reste néanmoins troublé par cet « orgasmique » si pertinemment placé !

Mais ce n’est pas là l’essentiel de mes pensées. Si tu n’as pas « pris ton pied », verbalement, hier soir, je m’interroge sur ce que tu as vécu, avec ce quatrième prime. Dès ton apparition sur scène, j’ai été surpris par les expressions de ton visage : à tort ou à raison, j’ai cru y lire une tristesse, une mélancolie, une émotion sourde, bien au-delà de ce que le titre que tu allais interpréter pouvait l’inspirer. Puis tu as chanté. Et j'ose croire que tu as éprouvé un véritable plaisir à le faire !

Tu sais ce que je pensais, hier après-midi, de cette chanson de Christina Aguilera, mais aussi de la confiance que j’ai mise en toi. Une confiance méritée, crois-moi, car ce n’est pas parce que je suis « amoureux » que je vais me laisser aller à une admiration béate et aveugle. Au contraire ! Si je te suis au fil des primes et si je souhaite ardemment que tu vives cette aventure le plus longtemps possible (ce qui me conforte et me permet, égoïstement, je l’avoue, de te voir chaque semaine sur mon écran de télévision, avec de nouvelles chansons, de nouveaux atours, de nouvelles paroles), je ne m’oublie pas, je reste moi-même, je garde les goûts et les convictions qui font ma vie et mon identité. Que signifierait mon amour s’il n’était que l’expression d’une pure projection de mes désirs sur ce que je vois de toi ? Rien.

Tu as chanté, et fort bien, Luce. Franchement, faire ce que tu as fait de ce Beautiful de Christina Aguilera, je t’en savais capable, mais – et c’est la magie que tu me donnes à vivre, Luce, à moi comme à tant d’autres –, tu n’as pas laissé de me surprendre. Je te savais capable de bien chanter, de transformer, de faire renaître cette chanson, mais je ne savais et ne pouvais pas savoir ce que tu allais nous livrer. Divine surprise ! J’ai écouté, j’ai frissonné, j’ai même « eu les poils ». N’y vois pas de bête compliment ou de vile flatterie. Prends cela comme un aveu, une confidence, le témoignage d’une émotion que j’ai ressentie et que je n’attendais pas, du moins comme telle. J’ai envie de rejoindre les propos de Lio : « Cela m’a ému, cela m’a bouleversé complètement. Il y a du génie chez toi, Luce. Le génie est moins captable que le talent. J’espère qu’il te portera bonheur. » Je ne peux pas décrire ce que j’ai éprouvé. Peut-on traduire, avec des mots, de telles émotions ? Non. Du moins, pas moi. Je n’ai pas ce talent, réservé aux plus grands écrivains, qui, pour y parvenir, ne peuvent cependant pas faire l’économie de la fiction. Or, point de fiction chez moi, Luce. Que du vrai, du brut, du cru ! Et il n’y a pas que ton chant, ton génie, tes prestations, bref, ton statut de participante à la Nouvelle Star, qui m’inspirent cela. Il y a toi. Ce que tu es, telle que tu es.

Tu as chanté, et puis tu as quitté la scène. Les paragraphes que j’ai écrits sur la suite de cette soirée, je ne les poste pas ici. Si tu veux les lire, fais-moi signe, je te les transmettrai. Ils ne s’adressent qu’à toi.

Mais surtout, surtout, pour cette semaine à venir : prends ton pied !

À toi, amoureusement.

Beautiful Luce, we are beautiful

C’est aujourd’hui, vers midi, que j’ai appris ce que tu vas chanter ce soir. Beautiful, de Christina Aguilera. Bon. Bien. Voilà. Comment te dire ? Mais où diable la production est-elle allée chercher cette soupe pour insomniaques avachis devant MTV ? J’ai bien noté que les chansons que l’on vous propose, à tous, sont variées, recoupent tous les styles, des plus nobles aux plus mainstream, et je sais bien qu’il ne s’agit pas, pour les candidats comme pour les spectateurs de la Nouvelle Star, d’aimer les titres pour que le prime soit réussi. Ou pas.

Il n’empêche, tu l’auras bien compris, que cette chanson colle à mon goût à peu près comme une savonnette sur une flaque d’huile : ça m’en touche une sans faire bouger l’autre. Christina Aguilera est à la création artistique ce qu’une purée de maïs Monsanto est au bœuf mode fait avec les légumes du marché, à savoir un brouet indigeste. De la variétoc mondialisée. On est bien loin, en tout cas, de la poésie déjantée d’un Mathieu Chedid, du swing délicat de Dream a Little Dream of Me, ou de l’originalité d’une Guesch Patti.



Cela étant dit, je me doute bien que tu as travaillé dur, cette semaine, pour apporter ta transformation très personnelle à cette chanson. Je sais que tu es une vraie rebelle, une incorruptible, une pure chieuse, à qui on ne la fait pas aussi facilement ! Je sais que quel que soit le matériau qu’on te donne, tu es capable d’en faire de l’or. Je sais qu’avec toi, on n’est jamais à l’abri d’une énorme surprise, d’une claque, d’une transfiguration que nul ne peut imaginer ni définir à l’avance. Et j’ai hâte, bien entendu, d’être à ce soir pour écouter ce que tu as préparé, Luce.

Enfin, en y regardant de plus près, cette chanson n’est pas sans intérêt. C’est une chanson d’amour. Une chanson qui dépeint des amours interdites, hors des conventions et des regards habituels. Une chanson qui semble appeler à nous unir, toi et moi. Toi, la belle moustachue illuminée par les projecteurs de Baltard, moi, le mystérieux inconnu tapi dans l’ombre pour mieux oser, pour mieux dire ses sentiments, pour mieux t’aimer, tout simplement. Toi l’arc-en-ciel décalé, moi l’illuminé, que d’aucuns prennent pour un cinglé !

No matter what we do
No matter what we say
We're the song inside the tune
Full of beautiful mistakes

And every where we go
The sun will always shine
And tomorrow we might awake
On the other side

Cause we are beautiful
No matter what they say
Yes words won't bring us down
And we are beautiful

Ce soir, Luce, tu vas donc chanter que nous sommes beaux, toi et moi. Que le soleil brillera toujours sur notre amour. Que nous pouvons aller au-delà des faux-semblants, des obstacles ou des craintes. Tu vas chanter que nous n’accorderons aucune importance aux propos de ceux qui voudraient nous empêcher de nous aimer, qu’aucun mot ne pourra nous éloigner l’un de l’autre. Tu vas chanter que nous sommes beaux, toi et moi.

Et là-dessus, tu me croiras sans peine, ô ma Luce, je suis plutôt d’accord !

À toi, amoureusement.

Lily of the valley for Lulu of the Nouvelle Star

Salut ma Lu !

Voici venu le joli mois de mai. Aujourd’hui s’ouvre ma saison préférée : celle de la véritable douceur printanière, celle des arbres qui se couvrent de fleurs et de feuilles, celle des terrasses parisiennes qui commencent à se remplir vraiment, celle des jupes et des jambes souriantes des filles, celle des verres que l’on partage sous la caresse chaleureuse du soleil couchant. Oui, Luce, en ce 1er mai s’ouvre la plus belle des saisons, surtout dans notre élégante capitale, où tu vis maintenant. Je suis heureux de savoir que tu vas connaître ce bonheur : un printemps à Paris.

Le soleil n’est, hélas, pas au rendez-vous aujourd’hui. Pour l’heure, il se cache derrière un voile de nuages blanc et gris. Mais qu’importe ! Il est de tradition de se réjouir, le 1er mai, et pourquoi diable se priver de ce plaisir ? On file chez le fleuriste, ou chez ces petits vendeurs ambulants, voire dans les bois, directement, pour dégoter de jolis brins de muguet que l’on va offrir à ses proches et aux gens que l’on aime, avec moult baisers et vœux de bonheur.

Alors, bien sûr, j’ai une pensée toute particulière pour toi, Luce, qui es si présente dans mon cœur. Que ce printemps parisien t’apporte, Nouvelle Star ou pas, mille et une bonnes choses : de la joie, des fous rires, du bonheur, des plaisirs, des partages, des sourires, des rencontres, des surprises, de la paix, de l’amour. Et comme je caresse l’espoir de ne pas être étranger à la réalisation, un jour, de ce dernier vœu, permets-moi, ô ma Lulu of the valley, de t’offrir ces quelques jolies clochettes qui sauront, je l’espère, faire tinter à tes oreilles la gamme de mes tendres sentiments à ton égard.

Jolies clochettes, parlez d'amour pour moi à Luce !

Mais en ce 1er mai, Luce, surtout, surtout : fais ce qu’il te plaît !

À toi, amoureusement.

Luce, si t’es un homme…

Ma Luluce d’amour,

Après mon explosion de joie d’hier, j’ai envie de revenir un peu sur ton interprétation d’Étienne, mercredi soir à Baltard. Oh, je ne vais pas me livrer à une analyse savante – à la Dédé les doigts de fée –, cela t’ennuierait sans doute un peu, et puis je ne suis pas un pro de la critique musicale. Je vais simplement te rapporter ces quelques lignes du quotidien La Provence. Elles résument assez bien, je crois, à quel point ton interprétation fut aussi séduisante qu’inattendue. « [Luce] restitue toute la perversité sadomaso du titre de Guesch Patti, ce côté strip-tease usé. Et en même temps, elle le confronte à son côté bonbon-bulle, fantaisie acidulée et pétillante. Mais là où ça devient génial, c'est lorsqu'elle évite le piège de la version originale d'Étienne : elle ne va surtout pas sur le terrain où la Guesch est inégalable, celui de la rage éraillée, elle se cantonne dans la vraie menace et les fausses menaces, c'est grand ! »

Je vais quand même te dire une chose plus personnelle : moi qui n’aimais guère l’interprétation originale de cette chanson (trop eighties, trop vieillie, trop entendue aussi), j’ai été conquis par ce que tu en as fait. Quel délicieux mélange de douceur, de sensualité brute, de rudesse, de tendresse, de rage amoureuse, de rock – avec une touche de punk surprenante mais bien agréable ! –, de transgression charnelle, avec ce petit grain baroque qui n’appartient qu’à toi ! J’en ai frissonné, j’en ai tremblé, j’en ai été submergé. J’étais si transporté que, lorsque tu as crié « Étieeenne ! », transperçant tout Baltard mais aussi mon cœur, j’ai cru, un instant, que tu hurlais « Hectooor ! » Oui, je sais, c’est grave. L’amour, ô Luce, est une maladie qui présente des symptômes étranges, parfois.

Une autre chose m’a marqué – et séduit – mercredi soir. Lors de ton trio avec Stéphanie et Lussi (le même qu’au théâtre !), j’ai tout de suite été frappé par votre habillement, à toutes les trois. Une tenue d’homme : pantalon noir, chemise blanche, bretelle, cravate, et petit feutre noir. Rares sont les femmes qui portent bien les vêtements masculins. Et tu les as portés à merveille. Cela t’allait bien, et je vais te confier un petit secret : une femme qui reste belle et féminine dans un habit d’homme est, à mes yeux, terriblement séduisante, sexy, excitante même ! À ma connaissance, avant que Coco Chanel et Yves Saint Laurent n’adaptent la garde-robe masculine au beau sexe, seules deux femmes ont su porter des vêtements masculins avec grâce et féminité : Greta Garbo – la Divine –, que tu peux voir sur la photo ci-contre, et Marlene Dietrich, qui portait, il faut bien le dire, la cravate ou même l’uniforme bien mieux que certains hommes eux-mêmes.

Marlene Dietrich, quel homme !

Te voir ainsi vêtue, donc, a été pour moi une surprise et un plaisir. Il ne te manquait, en somme, que ta belle petite moustache frisottante ! Reconnais, quand même, que sur ce coup-là, la porter de nouveau aurait été bienvenu. Même si je t’aime lisse comme un beau galet et si j’admire ton talent inouï pour l’épilation en trois secondes chrono, il m’arrive, c’est vrai, d'éprouver un peu de nostalgie pour ce bon vieux temps où tu arborais fièrement tes belles bacchantes. Qui sait, peut-être les reporteras-tu un jour ? Si t'es un homme...

À toi, amoureusement.

Luce, oh Luce ! Y'a d'la joie !

Oh, ma p'tite Lu !

Joie. Joie, joie, joie ! Oui, joie ! Hier soir, vers 23 h. Ce fut plus qu’un déluce, ce fut un pur délice ! Comment te dire le bonheur, l’émotion et le sentiment de jubilation qui m’ont envahi ? Les mots, 24 heures après encore, me manquent et me fuient. Les mots me semblent impuissants. Alors… écoutons, réécoutons ensemble cet instant de magie, et laissons-nous envahir par la joie, car… Oui, oh oui ! Il y a de la joie !



Merci, Luce ! C’est peu que de dire que tu as brillamment, excellemment, superbement relevé le déluce. Bravo, bravo, bravo ! Et comme cela vaut bien une petite récompense, et que j’ai lu quelque part que tu aimes les hommes moustachus… Tu as bien mérité cette belle image ! Oui, Luce ! Des hommes à poil et à poils, rien que pour toi !


À toi, amoureusement.

Bientôt le déluce ?

Ma Luluce d’amour,

Les Garriberts, de Libération, ont parlé et ont dédéfini le dédéfi lancé, ce soir, à André Manoukian mais aussi à Philippe Manœuvre : les expressions à prononcer, pour eux, seront « Fais pas le malin, toi ! », « niqab », « retrait de la nationalité française » et « Brice Hortefeux ». Diantre, voilà qui ne sera pas facile, même si j'ai quelques idées sur la manière dont ils pourraient s'y prendre...

De ton côté, pour ton premier déluce, le défi sera plus simple. Comme tu le sais, il te suffira de prononcer le mot « joie », ce qui ne devrait pas poser de problème. « Ce fut une joie, pour moi, de chanter de nouveau à Baltard. » « Dans cette chanson, il y a de la joie, c’est pour ça que je l’aime. » « Je suis pleine de joie d’être toujours là. » Tu vois, c’est vraiment facile. Je compte sur toi !

En parlant de chanson, une dépêche officieuse vient de tomber, affirmant que tu vas chanter, ce soir, Étienne, de Guesch Patti. Excellent choix. Ce n’est pas que j’aime particulièrement cette chanson, non, mais elle te va bien : très eighties, veloutée, culottée, voire subversivement sexuelle !



Étienne, Étienne
Oh ! Tiens-le bien
Baisers salés, salis
Tombés le long du lit de l'inédit
Il aime à la folie
Au ralenti, je soulève les interdits

Je me languis déjà d’écouter ta voix susurrer ces paroles pleines d’audace, de goûter aux mimiques malicieuses que tu ne manqueras pas de glisser entre deux couplets, de siroter, donc, cet Étienne que tu sauras, j’en suis sûr, adapter au goût du jour, renouveler, et auquel tu vas redonner une volupté toute nouvelle. Une volupté qui irriguera celle que j’éprouve toujours quand je te vois, Luce, et qui nourrira, sois-en sûre, mon amour pour toi.

Oh Luce, oh Luce, oh Luce
Délassé, délussé, enlucé, élu
Si je te mords et encore et encore
Quand dans le dos
Je souffle le mot :
Oh ! Joie !

À toi, amoureusement.

Luce, dream a little dream of me

Ô ma douce Luce,

Je viens d’apprendre que tu vas chanter, ce soir, Dream a Little Dream of Me. Comme je le disais tout à l’heure, j’adore les bons vieux standards du jazz des années 1930. Or, cette délicieuse chanson, qui est née en 1931, est l’une des mélodies plus douces et romantiques au monde. Je l'apprécie au plus haut point.



Je devine bien sûr le message que tu m’adresses, à moi, ton Hector. Tu m’encourages à continuer à rêver de toi, tu prends acte de mon amour pour toi, et, non sans espièglerie, ce qui n'est pas pour me déplaire, tu te hisses sur un podium de star (de nouvelle star !), et me condamnes à te contempler briller, tel un humble mortel qui a le droit d’admirer, de rêver, mais pas (encore) de toucher du doigt le divin objet de ses doux songes.

Je rêverai donc un petit rêve de toi, Luce. Je goûterai ce bonheur simple, entier, lumineux. Je vais rêver de toi, et nul doute que tu sèmeras des étoiles dans ma tête, des étoiles qui brilleront toute la nuit, jusque dans mon sommeil. Et j’attendrai toujours le jour, Luce, où toi aussi, you’ll dream a little dream of me.

À toi, amoureusement.

Luce, la nouvelle star de ma bonne humeur

Chère Luce,

Mon poussin, mon cœur, mon amour, ma mélodie du bonheur,

Aujourd’hui, je suis de bonne humeur. Hier, c’était pas ça. Divers commentaires, ici et , me peignant comme un cinglé, un pervers, un fou furieux, m’avaient un peu agacé, et m’avait laissé craindre que toi aussi, peut-être, tu pourrais me considérer d’un œil soupçonneux. Mais aujourd’hui, ces sombres pensées m’ont quitté, et je me sens tout guilleret ! Je ne sais pas pourquoi.

Déjà, il fait beau, et ça « c’est plutôt cool », comme dirait André Manoukian. Ensuite, j’ai pu partager, sur internet, des propos sympas avec quelques personnes, à ton sujet, et ça m’a rendu tout guilleret. Par ailleurs, j’ai réussi à récupérer ma cocotte en fonte, dont le fond était tout cramé depuis que je l’avais laissée un peu trop longtemps sur le feu, avec une délicieuse fricassée de poulet à la basque dedans. Je te raconte pas la croûte, toute noire, impossible à gratter avec une simple éponge ! Heureusement, sur un forum spécialement dédié à ceux qui ont des problèmes de cramé avec leur cocotte en fonte, j’ai trouvé LE truc : y mettre du bicarbonate de soude, de l’eau, et bien faire bouillir le tout. C’est miraculeux : la croûte se décolle toute seule, et il n’y a plus qu’à passer le tout sous l’eau.. Et hop.

Tu peux donc deviner, Luce, que je sais cuisiner. Je suis même un assez bon cuisinier, et peut-être aurai-je, un jour, le bonheur de te préparer un bon petit plat, avec plein d’huile dedans. J’ai lu, quelque part, que tu adores l’huile. Bon, autant te prévenir tout de suite : je ne cuisine à peu près qu’à l’huile d’olive. J’espère que tu aimes ça.

Enfin, dernière explication plausible à ma bonne humeur, je suis déjà tout excité à l’idée que je vais te voir, demain soir. Oui, demain soir, c’est le deuxième prime à Baltard, et il me tarde déjà d’allumer ma télévision pour te revoir, et découvrir ce que tu vas nous chanter ! J’imagine que tu prépares tout ça avec beaucoup de sérieux, tout en t’amusant bien, dans ton hôtel, avec tes neuf collègues et l’équipe de production. Il paraît que ça se passe bien, que l’ambiance est bonne. C’est cool. J’ai hâte de savoir quelle chanson tu as choisie, comment tu as décidé de l’interpréter, de te l’approprier, et comment tu vas nous faire kiffer grave la life. Car avec toi, la vie est plus belle, c’est sûr ! D’ailleurs, depuis que te connais, je suis plus joyeux, plus souriant, plus heureux qu’avant. Tu es, en quelque sorte, le rayon de soleil qui éclaire ma vie d’un éclat nouveau. Je me mets, moi aussi, à chanter sous la douche, souvent en reprenant les chansons que tu nous as fait découvrir, depuis le premier casting à Marseille jusqu’au prime de mercredi dernier. Peut-être vais-je tenter, moi aussi, de participer à la Nouvelle Star ? Après tout, si tu peux le faire… Pourquoi pas moi ? Hem, hem ! Pour le moment, je chante quand même comme une casserole.

À la suite de mon article d’hier, je sais donc que tu connais mon existence. Mais au fond, je ne sais pas vraiment si tu as déjà lu les textes de ce blog, ni ce que tu en as pensé. Tu sais quoi ? Ce serait sympa que tu me le dises ! Même si tu trouves que je suis complètement taré et que mon blog est nul à chier, cela me fera plaisir de le savoir. Je suis un peu maso, sans doute. Je me doute bien que toute cette eau de rose, un peu sirupeuse, ne correspond peut-être pas tout à fait à ton caractère. Mais comme tout ce que j’écris est public, et peut être lu par tout le monde, je préfère rester soft. Du moins pour l’instant. Après, on verra !

Allez, je te laisse, mais non sans te donner un gros baiser tout plein d'amour et de moustache qui mousse.

À toi, amoureusement,

Ton Hector qui t’aime.