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Merde !

Ma divine Luce,

Plus que vingt-quatre heures avant la finale, et, si tout se passe comme je le pressens, ton sacre comme nouvelle star 2010. Nul besoin de te dire combien je suis tendu et impatient, combien mon cœur palpite à l’approche de ce dernier prime à Baltard ! Je te regarderai, bien sûr, à la télévision, en compagnie d’une brochette d’amis qui, je l’espère, sauront prier aussi bien que moi pour que tout se passe pour le mieux pour toi.

En attendant, j’ai passé cette journée à te croiser. J’ai cru te reconnaître dans la rue. J’ai pensé à toi en lisant le journal Métro, qui consacrait, aujourd’hui, une double page à Michael Youn, et une autre à la Catalogne : il paraît que cette année, c’est l’année de la Catalogne en France – tu m’étonnes ! Je suis passé du côté de Montparnasse, pour aller visiter, notamment, le musée Bourdelle. J’ai vu, juste à côté, un restaurant avec une enseigne à moustache. Bref, tu étais partout !

Plus que vingt-quatre heures, donc, avant le résultat des votes. Un seul mot s’impose, que je te lance à pleins poumons, aussi fort qu’un cri de joie et d’amour : merde ! Merde, re-merde et triple merde !

À toi, amoureusement.

L'interview de Luce dans “Voici”

Ma Luce d'amour,

« Un mot de toi : quel bonheur ! Nous nous écrivons, c’est d’un chic ! par journaux interposés. Pour un peu, je me dirais que tu écris dans Le Nouvel Observateur et que j’écris dans Le Figaro pour le seul plaisir de correspondre entre nous. De temps en temps, bien sûr, nous faisons semblant de nous occuper un peu d’autre chose. Mais nous revenons toujours l’un à l’autre. (…) Ce qui compte, ce sont les lettres ouvertes que nous nous envoyons à l’ébahissement des populations et sous leurs acclamations. »

Ainsi s’adressait, dans Le Figaro du 22 août 2001, Jean d’Ormesson – le pote à Julien Doré – à son confrère Bernard Frank. Bernard Frank écrivait dans Le Nouvel Observateur, et Jean d’Ormesson chroniquait au Figaro. Les deux farceurs s’adressaient l’un à l’autre, par articles de presse interposés, ce qui ne manquait pas de piquant !

Le groupe de Julien Doré überkiffe Jean d'O.

Quelle n’est pas ma surprise, ô ma Luce, de constater que nous prenons le même chemin ! Tandis que je m’adresse à toi via mon blog, ne voilà-t-il pas que tu me réponds par le truchement de l’interview que tu as accordée au magazine Voici. « C’est d’un chic ! »

« Il y a un garçon qui s’appelle Hector Moustache sur Internet avec lequel je communique. Il est éperdument amoureux de moi ! Je ne sais pas qui c’est, j’aimerais bien voir sa tête. Il me lance des "déluces" avant chaque prime… Des petits défis. L’autre fois, il fallait que je dise "Joie, joie, joie" au moins une fois. Et je lui ai promis un autre truc : le jour où je me fais éliminer, je sors un crayon noir du soutif, et je me redonne un coup de moustache. »

Voilà Luce qui parle de moi dans Voici !

Je suis bien flatté de cet intérêt que tu as osé me manifester et exprimer par cette voie détournée. Mais surtout, terriblement amusé, et tendrement reconnaissant. Comment ne serais-je pas heureux de constater que je suis suffisamment entré dans ta vie pour que tu déclares mon existence et ta curiosité à près de 450 000 personnes ? Je crains que nous ne puissions toutes les inviter à notre mariage – la salle que j’ai repérée est trop petite –, mais je suis tout émoustillé à l’idée que tu rendes mon – notre ? – amour public auprès de tant de monde.

Mais je suis fort étonné, aussi, d’apprendre que tu m’aurais promis de « sortir un crayon noir du soutif » pour « te redonner un coup de moustache » le jour de ton élimination ! Car cette promesse, je ne l’ai jamais entendue, jamais lue, jamais vue où que ce soit. Aurais-tu inventé cette idée au moment de ton interview ? L’aurais-tu confiée à quelqu’un d’autre que moi ? Est-ce une nouvelle adorable espièglerie de ta part ?

De l'audace, encore de l'audace, et de la moustache !

Quoi qu’il en soit, je te prends au mot ! Bien que je doute fort que tu sois éliminée – car il se trouve qu’en dehors du fait que je t’aime, je suis depuis longtemps convaincu que tu vas gagner la Nouvelle Star –, eh bien si cela doit arriver… chiche ! Et même… pourquoi pas le soir de ta victoire ?

En attendant le dénouement de cette affaire, de même que Jean d’Ormesson terminait sa chronique à Bernard Frank par un « Je t’embrasse, mon grand ! », je dépose sur tes lèvres un tendre, langoureux et fougueux baiser.

À toi, amoureusement.

La plus belle pour aller...

Ma Luce adorée d'amour que je kiffe grave,

Encore un prime haletant ! Hier soir, tu le penses bien, j’étais devant ma télévision pour t’admirer et t’écouter. Comme chaque semaine. Le temps passe si vite ! Plus que deux Baltard, si tout va bien, et tu finiras, hélas, par t’évanouir de mes mercredis soir. Cela m’angoisse, car je ne sais pas si je pourrai continuer à vivre sans te voir.

Il devient urgent, oh ma Luce, que tu considères sérieusement ma demande en mariage. Je commence, par divers moyens, à bien te connaître, et je sais que je suis fait pour toi, comme toi tu es faite pour moi. Oui, Luce, je le redis avec force : je ne suis pas un simple fan. Je ne suis pas quelqu’un qui se contente de t’admirer, comme le vulgum pecus levant béatement le regard vers les étoiles.

Je veux cependant te dire deux ou trois choses sur le prime d'hier. D’abord, j’ai remarqué – et cela m’a rendu tout guilleret ! – que tu as porté ce joli badge à message lumineux qui fut l’un de tes premiers bijoux à la Nouvelle Star. Et non seulement tu l’as porté, mais tu y avais programmé un message défilant. Seulement, malgré toute mon attention, je n’ai pas réussi à le lire. Question de cadrage, toujours trop large ou trop rapide.

Mais où diable as-tu acheté ce badge, Luce ?

J’ai été pris d’un fol espoir. Et si ce message m’étais destiné, à moi, ton Hector ? S’il s’était agi d’un signe, d’une allusion, d’un clin d’œil à mon attention ? Oui, je sais, je suis fou ! Comprends-moi, Luce. L’amour que je te porte, et que je ne peux, hélas, encore satisfaire pleinement, me pousse, peut-être, à la déraison, ou pour le moins à des extrémités un brin excessives.

C’est que j’ai souffert, hier soir, je l’avoue. Oui, j’ai souffert, à un moment très précis, lorsque j’ai vu Ramon – oui, Ramon, cet hidalgo sans moustache ! – te lécher le cou à grands coups de langue râpeuse et baveuse. Ramon, le tombeur de ces demoiselles, doit-il conquérir toutes les femmes qui l’entourent, au point de te ravir à moi ? Non, je ne peux y croire, la chose serait trop cruelle. Et pourtant. Je les vois encore, ces grandes léchouilles balancées sans pudeur ni amour sur ta nuque si douce, si délicate, si fragile.

Mes moustaches se sont dressées de jalousie.

J’ai éprouvé, subitement, une forme acerbe et douloureuse de jalousie. Non pas parce que j’aurais voulu en faire autant : le geste de Ramon n’était que concupiscence, vulgarité et cannibalisme. Le jour où je te ferai goûter la saveur de ma langue, Luce, ce sera à pleine bouche ! Et avec une harmonie d’amour, de désir, de délicatesse et d’érotisme qui sera bien plus divine que cet acte bestial et égoïste de Ramon. J’ai ressenti de la jalousie parce que j’ai réalisé, soudain, que ton corps m’est (encore) inaccessible. « Tout ce que la main de l’homme ne peut atteindre n’est que vaine poésie », disait un philosophe. Il avait bien raison. J’ai été piqué par la jalousie, aussi, parce que tu semblais accepter, avec nonchalance sinon bienveillance, les attouchements obscènes de ce saligaud de Ramon. Pourquoi ? Ô douleur !

Autant dire que j’ai rêvé, et la désillusion n’en est que plus cruelle. Non, ce message défilant sur ton badge ne m’était pas destiné. Mais quel était-il ? Était-il adressé à quelqu’un d’autre ? À Benjamin, par exemple, dont le départ t’a tant déchirée, la semaine dernière ? Sans doute, maintenant que j’y réfléchis, s’agissait-il d’un extrait des paroles de la chanson que tu as interprétée. Je serai la plus belle pour aller danser.

Toujours la plus belle, en toute circonstance.

Or tu fus bien la plus belle, Luce. La plus belle pour aller danser, mais pas que. Quelle poésie ! Comment as-tu fait pour insuffler autant de grâce, de surprise et de poésie dans cette ringardise yéyé – j’aime pas les yéyés – nunuche comme c’est pas possible à l’origine ? Il y avait du drame dans Gigi, la semaine dernière – d’où « le goût du sang » évoqué par Philippe Manœuvre –, et donc bien plus de difficulté à faire quelque chose de potable de cette niaiserie de Sylvie Vartan. Eh bien, non seulement ce fut bon, mais ce fut même délicieux, troublant, fort, et plein de subtilité.

Tu était la plus belle. La plus tendre. La plus rêveuse, dans ton chant de soie et de dentelles, tu as su apaiser mon souffle et mes cris, tu as mis tant d’amour dans mon cœur ! Tu étais la plus belle, comme un premier baiser, tu étais la plus belle, pour aller danser, tu étais la plus belle, pour aller chanter, tu étais la plus belle, pour aller…

Et ce soir, Luce, quelque chose me dit que tu seras la plus belle pour aller... fumer ?

À toi, amoureusement.

J'ai rendez-vous avec Luce

Ma p'tite Lu,

Ce soir, j’ai rendez-vous avec toi, Luce. Non pas en vrai, hélas ! Nous ne nous retrouverons pas dans un de ces charmants bars parisiens pour siroter une bonne bière bien fraîche ou un mojito. Dans l’attente du jour où nous nous verrons réellement, je me contente de te retrouver, comme chaque mercredi, sur mon écran de télévision.

Ce n’est pas un mince bonheur, et même si je sais bien que nous sommes des millions à regarder la Nouvelle Star, j’ai toujours un peu l’impression que toi et moi entretenons quand même un rapport particulier. Étrange sensation ! Je sais bien que tu ne peux me voir, malheureusement, mais mon petit doigt me dit que tu as au moins une petite pensée pour moi, à Baltard. Quant à moi, je me réjouis de te voir, de retrouver ton beau et doux visage, tes sourires, tes grimaces, tes mimiques, avec de nouvelles expressions, et je vais te dévorer des yeux.

J’ai rendez-vous avec toi, Luce, et je ne prends pas la chose à la légère. « Quand une femme qui me plaît me fait demander au téléphone, je me donne vite un coup de peigne avant d'y aller », disait Sacha Guitry. Comme il avait raison ! Est-il besoin d’une présence physique pour se faire beau pour un rendez-vous ? Que nenni !

Des canapés maison à grignoter sur le canapé.

Alors, comme chaque mercredi, je me prépare pour être digne de ce rendez-vous. Tout commence le matin, dans ma salle de bain. Je me fais un petit gommage du visage, afin d’avoir la peau souple, douce, détendue pour toute la journée. Je me rase soigneusement et brosse délicatement ma moustache. Le soir, quand je rentre chez moi, les préparatifs vont bon train. Avant toute chose, je prépare un plateau télé, afin de pouvoir manger en toute tranquillité devant mon poste. Et comme je ne vais quand même pas me contenter d’un vulgaire sandwich, je confectionne des petits toasts, délicats, raffinés, délicieux, selon la recette que m’avait apprise ma grand-mère, qui était restauratrice et spécialiste ès canapés. Préparés à l’avance, disposés sur un plateau, ils seront dégustés pendant le prime, accompagnés d’une bonne bière ou d’un vin blanc bien frais. Comme tu peux le voir, je suis un fin cuisinier... et donc un homme bon à marier !

Ensuite, je fais un brin de ménage, pour t’accueillir dignement dans mon salon. Un coup d’aspirateur, un peu de rangement, sans oublier le dépoussiérage de mon écran de télévision. Je choisis le fume-cigarette qui va m’accompagner durant cette soirée – comme tu le sais, si tu as lu mon interview, je collectionne les fume-cigarette ! –, je le nettoie, pour qu’il soit impeccable. Je remplis mon briquet d’essence, je prépare mes cigarettes et un beau cendrier. La boisson est au frais.

Un de mes fume-cigarette préférés, pour fumer avec élégance.

Tout est prêt. Alors je file sous la douche, pour me rafraîchir, être tout beau, tout propre ! Un peu de crème hydratante. Un soupçon de parfum. Ce soir, ce sera Acqua di Gio, d'Armani. Une belle chemise propre et bien repassée. Me voilà prêt ! Pour notre rendez-vous...

Ce soir, tu vas chanter deux chansons. J’en suis tout excité. Je ne sais pas, aujourd’hui, quels sont les titres que tu as choisis – ma source habituelle a fait défaut ! Mais je ne doute pas que ces deux chansons, quelles qu’elles soient, m’apporteront deux intenses moments de plaisir. Deux moments orgasmiques. J’espère qu’il en sera de même pour toi. À tout à l’heure, ma Luce !

À toi, amoureusement.

À Luce vaillante, rien d'impossible !

Ma Luluce,

Je te parlais, hier, d’une interview dans France-Soir, où tu déclares qu’en cas d’élimination de la Nouvelle Tare Star, tu reprends dare-dare tes études d’infirmières à Montpellier. Une autre chose a retenu mon attention, dans cet entretien. Quand la journaliste, Gaëlle Guitard, te demande : « A-t-on une chance de revoir la moustache que vous portiez au premier casting ? », tu lui réponds : « Elle me trotte dans la tête. Je suis pour le port de la moustache au féminin. Maintenant, je ne suis plus là pour rigoler et en plus, c’est impossible. »

Moi qui croyais que tu avais définitivement abandonné les belles bacchantes depuis ta mémorable épilation express au théâtre, je suis ravi que tu y penses encore. Tu le sais, je suis moustachu, moi aussi, et ces virgules de poils ne sont pas la moindre des choses que nous avons en commun. Et quant au « port de la moustache au féminin », tu as mille fois raison ! Les femmes à moustache sont plus fortes, plus belles, plus glamour.


Vive le port de la moustache au féminin !

Cela dit, pourquoi diable ajoutes-tu : « Maintenant, je ne suis plus là pour rigoler et en plus, c’est impossible » ? Pourquoi impossible ? Te plierais-tu à une certaine standardisation ? Tu as déclaré, sur à peu près tous les toits, que l’émission ne te fera jamais perdre ton style. Je me doute bien qu’il te faut composer avec une certaine réalité, et que les choses évoluent, aussi. Je me doute bien que tu ne voudrais pas qu’un « personnage », qui n’est pas toi, te colle à la peau. Je me doute bien que tu ne caresses pas l’envie de porter la moustache à chaque prime. Mais je te connais trop bien, désormais, pour ne pas savoir que la moustache compte vraiment dans ta vie.

Alors voilà. Puisque nous sommes lundi, et que c’est le jour du déluce, je te mets au défi de prononcer, jeudi prochain à Baltard, le mot « moustache ». Soit dans ta vidéo de présentation, soit sur le plateau après avoir chanté, soit, plus tard, lors de ton interview dans La Nouvelle Star ça continue. Et cette semaine vient s’ajouter le déluce + ! Si tu parviens à caser le titre de la chanson que je t'ai fait écouter, hier, tu auras droit à une belle surprise qui t’en apprendra un peu plus sur moi !

Résumons. Dis « moustache », et tu gagnes le déluce. Place « Ah ! Que j’aime la moustache ! », et tu remportes le déluce + ! Je compte sur toi : tu es une pure, un incorruptible, une fantasque, et tu « kiffes » trop la moustache pour ne pas en rigoler !

À toi, amoureusement.

Luce, nouvelle star et moustache

Salut ma Lu !

C’est aujourd’hui dimanche et je te livre une pensée franche, à défaut de roses blanches : cette semaine, cela va être rudement long d’attendre jusqu’à jeudi pour que je puisse te revoir, ô ma Lulu d’amour. À cause, si j’ai bien compris, d’un match de foot. Déjà, en temps normal, je me fous du foot, mais là, je le dis haut et fort – et je pèse mes mots – c’est un skandâle ! Du coup, mercredi soir, au lieu de ta belle voix et de ton doux minois, on va avoir droit au spectacle consternant de vingt-deux excités courant dans tous les sens et se battant comme des chiffonniers pour choper une pauvre baballe. Je ne comprends pas la logique de ce jeu : avec tout le fric qu’il génère, ne pourrait-on pas acheter vingt-deux ballons ? Un pour chaque joueur : comme ça, tout le monde est content.

Ah, si tous les footeux du monde avaient un ballon !

Surtout, ce qui m’inquiète dans ce report de prime, c’est qu’entre le jeudi 13 et le mercredi 19 mai, tu auras un jour de moins pour préparer ta chanson. Car je ne doute pas que tu seras parmi les sélectionnés, une fois de plus. D’abord, je vote pour toi. Ensuite, comme l’a dit Marco Prince, « la France te kiffe ». Enfin, je ne veux pas croire que tu puisses quitter la Nouvelle Star avant la finale. C’est égoïste, je l'avoue ! Je tremble à l’idée que tu puisses être éliminée contre toute attente, comme l’ont été Sacha et Stéphanie.

Plus tu dures dans le jeu, plus je te vois et plus je garde mes chances de te séduire, ô ma Luce. Si tu devais être éliminée, tu rentrerais illico presto à Montpellier pour reprendre tes études d’infirmière et faire des piqûres d’insuline aux diabétiques qui auront trop écouté les chansons sucrées de Dave ou de Ramon. C'est toi qui l'as dit, je l'ai lu dans France-Soir. Tu quitterais Paris, donc, et serais bien loin de moi, hélas ! Tout cela se discute, j’en suis bien conscient, et j’en parlerai dans un prochain billet, car je digresse, Jones.

Je disais donc qu’entre le prochain prime et celui d’après, tu auras moins de temps pour répéter. J’ose espérer que, pour compenser ce jour perdu, la production sera bienveillante dans les titres qu’elle te proposera, et surtout dans la latitude qu’elle te laissera de choisir une chanson proche de ton caractère. Peut-être même te laissera-t-elle « suggérer fortement » – comme l’a fait Lussi avec Whole Lotta Love – une œuvre qui pourrait te tenir à cœur ?

De mon côté, je connais une chanson qui te siérait à merveille. Créée par une chanteuse du Sud, comme toi ! Une chanson qui fleure bon la joie de vivre, la rigolade, une chanson qui a du charme, du chien, et même plein de poils ! Elle n’est pas toute récente, elle date de 1976. Mon petit doigt me dit que tu saurais en faire quelque chose de « shebam, pow, blop, wizzz » ! Et surtout que les paroles ne peuvent que te séduire. Mais je cesse de gloser et te laisse découvrir Ah ! Que j’aime la moustache !, de la délicieuse Maria de Rossi.



Qu’en penses-tu ? Je ne sais si tu chanterais cette chanson sur le plateau de Baltard, mais je caresse l'espoir que le jour où nous serons unis, toi et moi,  par les liens sacrés du mariage et par une tendre complicité, tu me la chanteras, pour moi seul.

À toi, amoureusement.

Les quatre moustaches

Ma Luluce d’amour,

L’histoire est remplie de quatuors célèbres, qui ont fait parler d’eux dans bien des domaines : les quatre évangélistes, les quatre filles du docteur March, les quatre mousquetaires, les quatre fils Aymon, les quatre généraux en retraite, les quatre frères Dalton, les quatre cavaliers de l’Apocalypse…

Eux aussi sont quatre. Je sais que tu les aimes, et tu les aimeras encore bien davantage avec ces belles moustaches ! Mais sauras-tu les reconnaître ?

À qui qu'elles sont, ces belles moustaches ? Hm ?

À toi, amoureusement.

Luce, à la bonne heure !

Ma petite Luce,

« Je suis en retard ! En retard ! En retard ! » Je ne dis pas cela, Luce, parce que je ne t’ai pas écrit hier (je n’en ai pas eu le temps, c’est vrai !), mais parce que je pensais, à l’instant, au lapin blanc d’Alice au pays des merveilles. Lui et moi avons un point commun : la ponctualité n’est pas notre point fort. Mes amis le savent bien, et ne s’étonnent plus de me voir arriver avec dix ou quinze minutes de retard lorsqu’ils me convient chez eux ou à un rendez-vous. « Je suis en retard ! En retard ! En retard ! »

Toujours à la bourre !

Tel le lapin, j’ai, moi aussi, une jolie montre à gousset. Contrairement à toi, qui portes toujours de nombreux bracelets, je n’aime pas avoir le poignet entravé par quoi que ce soit. Aussi ai-je renoncé, voilà déjà quelques années, au port de la montre-bracelet, au profit d’une jolie montre ronde que je garde au fond de ma poche.

Suis-je le seul à être inquiet du temps et de l’heure ? Il semblerait que non ! Figure-toi qu’un de tes fans, nommé Frédéric, qui a créé un groupe à ton nom sur Facebook, a eu l’idée judicieuse de créer une ravissante petite horloge à ton effigie. Elle est si jolie, avec son petit cadre en forme de cœur et son pendule à moustache, que je n’ai pas résisté au plaisir de l’inclure dans la colonne de droite de mon blog. Avec l’autorisation de son créateur, bien entendu. Mieux encore : cette horloge peut être téléchargée sur n’importe quel ordinateur et installée sur le bureau. Je me suis empressé de le faire, et quelle n’est pas ma joie de pouvoir, à tout instant, connaître l’heure tout en contemplant ton doux visage !

Être à l'heure avec Luce, quelle délice !

Magie de l’informatique, qui me permet presque de passer de l’autre côté du miroir, comme si tu m’adressais, à travers ce joli cœur, un regard, une pensée, un clin d’œil. Ce petit bijou, fait en ton honneur, pourrait t’amuser également. Tu peux donc, si tu le souhaites, télécharger cette pendule en cliquant ici. Il suffit ensuite de décompresser l'archive puis de cliquer sur le petit fichier en forme de cœur pour que l’horloge s’installe directement sur ton ordinateur. Épatant !

Grâce à Frédéric, et à toi, je serai peut-être moins en retard, à l’avenir. À la bonne heure ! Qui sait ?

À toi, amoureusement.

Luce, si t’es un homme…

Ma Luluce d’amour,

Après mon explosion de joie d’hier, j’ai envie de revenir un peu sur ton interprétation d’Étienne, mercredi soir à Baltard. Oh, je ne vais pas me livrer à une analyse savante – à la Dédé les doigts de fée –, cela t’ennuierait sans doute un peu, et puis je ne suis pas un pro de la critique musicale. Je vais simplement te rapporter ces quelques lignes du quotidien La Provence. Elles résument assez bien, je crois, à quel point ton interprétation fut aussi séduisante qu’inattendue. « [Luce] restitue toute la perversité sadomaso du titre de Guesch Patti, ce côté strip-tease usé. Et en même temps, elle le confronte à son côté bonbon-bulle, fantaisie acidulée et pétillante. Mais là où ça devient génial, c'est lorsqu'elle évite le piège de la version originale d'Étienne : elle ne va surtout pas sur le terrain où la Guesch est inégalable, celui de la rage éraillée, elle se cantonne dans la vraie menace et les fausses menaces, c'est grand ! »

Je vais quand même te dire une chose plus personnelle : moi qui n’aimais guère l’interprétation originale de cette chanson (trop eighties, trop vieillie, trop entendue aussi), j’ai été conquis par ce que tu en as fait. Quel délicieux mélange de douceur, de sensualité brute, de rudesse, de tendresse, de rage amoureuse, de rock – avec une touche de punk surprenante mais bien agréable ! –, de transgression charnelle, avec ce petit grain baroque qui n’appartient qu’à toi ! J’en ai frissonné, j’en ai tremblé, j’en ai été submergé. J’étais si transporté que, lorsque tu as crié « Étieeenne ! », transperçant tout Baltard mais aussi mon cœur, j’ai cru, un instant, que tu hurlais « Hectooor ! » Oui, je sais, c’est grave. L’amour, ô Luce, est une maladie qui présente des symptômes étranges, parfois.

Une autre chose m’a marqué – et séduit – mercredi soir. Lors de ton trio avec Stéphanie et Lussi (le même qu’au théâtre !), j’ai tout de suite été frappé par votre habillement, à toutes les trois. Une tenue d’homme : pantalon noir, chemise blanche, bretelle, cravate, et petit feutre noir. Rares sont les femmes qui portent bien les vêtements masculins. Et tu les as portés à merveille. Cela t’allait bien, et je vais te confier un petit secret : une femme qui reste belle et féminine dans un habit d’homme est, à mes yeux, terriblement séduisante, sexy, excitante même ! À ma connaissance, avant que Coco Chanel et Yves Saint Laurent n’adaptent la garde-robe masculine au beau sexe, seules deux femmes ont su porter des vêtements masculins avec grâce et féminité : Greta Garbo – la Divine –, que tu peux voir sur la photo ci-contre, et Marlene Dietrich, qui portait, il faut bien le dire, la cravate ou même l’uniforme bien mieux que certains hommes eux-mêmes.

Marlene Dietrich, quel homme !

Te voir ainsi vêtue, donc, a été pour moi une surprise et un plaisir. Il ne te manquait, en somme, que ta belle petite moustache frisottante ! Reconnais, quand même, que sur ce coup-là, la porter de nouveau aurait été bienvenu. Même si je t’aime lisse comme un beau galet et si j’admire ton talent inouï pour l’épilation en trois secondes chrono, il m’arrive, c’est vrai, d'éprouver un peu de nostalgie pour ce bon vieux temps où tu arborais fièrement tes belles bacchantes. Qui sait, peut-être les reporteras-tu un jour ? Si t'es un homme...

À toi, amoureusement.

Luce, oh Luce ! Y'a d'la joie !

Oh, ma p'tite Lu !

Joie. Joie, joie, joie ! Oui, joie ! Hier soir, vers 23 h. Ce fut plus qu’un déluce, ce fut un pur délice ! Comment te dire le bonheur, l’émotion et le sentiment de jubilation qui m’ont envahi ? Les mots, 24 heures après encore, me manquent et me fuient. Les mots me semblent impuissants. Alors… écoutons, réécoutons ensemble cet instant de magie, et laissons-nous envahir par la joie, car… Oui, oh oui ! Il y a de la joie !



Merci, Luce ! C’est peu que de dire que tu as brillamment, excellemment, superbement relevé le déluce. Bravo, bravo, bravo ! Et comme cela vaut bien une petite récompense, et que j’ai lu quelque part que tu aimes les hommes moustachus… Tu as bien mérité cette belle image ! Oui, Luce ! Des hommes à poil et à poils, rien que pour toi !


À toi, amoureusement.

Le message de Luce

Je ne m’attendais pas à ce que cela arrive aussi tôt. Il semble, Luce, que déjà tu aies connaissance de mon existence. J’ai reçu un message, signé de toi. Sous pseudonyme. Oh, bien sûr, me suis-je dit aussitôt, il s’agit peut-être d’un petit plaisantin, un farceur ! J’ai beaucoup réfléchi à cette question. Et j’ai beaucoup examiné les différents éléments pouvant me permettre d’authentifier la personne qui m’a écrit. Et je suis à peu près certain que c’est bien toi, Luce.

Ô Luce ! un message de toi ! Rien ne pouvait m’émouvoir davantage. Un message comme un fil établi, comme une main tendue ! Bon, d’accord, un message qui me dit : « Je ne donne pas ma main facilement, Hector. » Mais quand même, un message ! Mes moustaches ont frisé d’un seul coup, quand j’ai su que c’était bien toi. Elles ont frisé de bonheur, elle ont frémi, elles ont sursauté, tout excitées ! Maintenant que j’existe à tes yeux, c’est comme si je naissais une seconde fois, comme si j’existais vraiment, pleinement.

En réalité, Luce, tu la donnes parfois très facilement, ta main ! Il aura suffi que Marco Prince te demande, mercredi soir, « Luce, est-ce que tu veux m’épouser ? », pour que tu lui répondes, du tac au tac, en plein dans le micro : « Mais oui ! Mais oui ! » Bien sûr, je comprends que tu apprécies Marco Prince. Tu le connais un peu, lui, tu l'as déjà vu, c’est un beau gosse, avec ses belles casquettes et son sourire enjôleur ! En plus, je l’ai entendu dire, dans une interview, qu’il te trouve très belle. Comme je le comprends ! Mais faut que je le surveille un peu, le Marco… Quand même.

Moi, c'est pas pareil, je sais bien. J'ai l'air un peu ballot avec mes petites moustaches en noir et blanc, bien moins belles que les tiennes. Et puis mon entreprise – te séduire – ne fait que commencer. Ce sera long. Ce sera difficile. J’aurai, sans aucun doute, bien des obstacles à franchir. Bien des espoirs à entretenir, et des désespoirs à surmonter. Mais je le sais, je le sens, je le vois : un jour, tu m’ouvriras ton cœur, tu mettras ta main dans la mienne, et nous gambaderons dans les vertes prairies comme des jeunes chamois tout fous, en cueillant des fleurs de printemps et en chantant à tue-tête, avant de nous payer une bonne bouteille de bon whisky et de frotter nos moustaches !

Dans l’attente de ce jour béni des dieux, je continuerai à t’écrire, ô Luce. Avec patience, avec douceur, avec amour. Tu peux m’écrire quand tu veux. Ou pas. Ne te sens pas obligée. Je suis déjà infiniment heureux que tu me lises.

À toi, amoureusement.