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À Luce vaillante, rien d'impossible !

Ma Luluce,

Je te parlais, hier, d’une interview dans France-Soir, où tu déclares qu’en cas d’élimination de la Nouvelle Tare Star, tu reprends dare-dare tes études d’infirmières à Montpellier. Une autre chose a retenu mon attention, dans cet entretien. Quand la journaliste, Gaëlle Guitard, te demande : « A-t-on une chance de revoir la moustache que vous portiez au premier casting ? », tu lui réponds : « Elle me trotte dans la tête. Je suis pour le port de la moustache au féminin. Maintenant, je ne suis plus là pour rigoler et en plus, c’est impossible. »

Moi qui croyais que tu avais définitivement abandonné les belles bacchantes depuis ta mémorable épilation express au théâtre, je suis ravi que tu y penses encore. Tu le sais, je suis moustachu, moi aussi, et ces virgules de poils ne sont pas la moindre des choses que nous avons en commun. Et quant au « port de la moustache au féminin », tu as mille fois raison ! Les femmes à moustache sont plus fortes, plus belles, plus glamour.


Vive le port de la moustache au féminin !

Cela dit, pourquoi diable ajoutes-tu : « Maintenant, je ne suis plus là pour rigoler et en plus, c’est impossible » ? Pourquoi impossible ? Te plierais-tu à une certaine standardisation ? Tu as déclaré, sur à peu près tous les toits, que l’émission ne te fera jamais perdre ton style. Je me doute bien qu’il te faut composer avec une certaine réalité, et que les choses évoluent, aussi. Je me doute bien que tu ne voudrais pas qu’un « personnage », qui n’est pas toi, te colle à la peau. Je me doute bien que tu ne caresses pas l’envie de porter la moustache à chaque prime. Mais je te connais trop bien, désormais, pour ne pas savoir que la moustache compte vraiment dans ta vie.

Alors voilà. Puisque nous sommes lundi, et que c’est le jour du déluce, je te mets au défi de prononcer, jeudi prochain à Baltard, le mot « moustache ». Soit dans ta vidéo de présentation, soit sur le plateau après avoir chanté, soit, plus tard, lors de ton interview dans La Nouvelle Star ça continue. Et cette semaine vient s’ajouter le déluce + ! Si tu parviens à caser le titre de la chanson que je t'ai fait écouter, hier, tu auras droit à une belle surprise qui t’en apprendra un peu plus sur moi !

Résumons. Dis « moustache », et tu gagnes le déluce. Place « Ah ! Que j’aime la moustache ! », et tu remportes le déluce + ! Je compte sur toi : tu es une pure, un incorruptible, une fantasque, et tu « kiffes » trop la moustache pour ne pas en rigoler !

À toi, amoureusement.

Luce, nouvelle star et moustache

Salut ma Lu !

C’est aujourd’hui dimanche et je te livre une pensée franche, à défaut de roses blanches : cette semaine, cela va être rudement long d’attendre jusqu’à jeudi pour que je puisse te revoir, ô ma Lulu d’amour. À cause, si j’ai bien compris, d’un match de foot. Déjà, en temps normal, je me fous du foot, mais là, je le dis haut et fort – et je pèse mes mots – c’est un skandâle ! Du coup, mercredi soir, au lieu de ta belle voix et de ton doux minois, on va avoir droit au spectacle consternant de vingt-deux excités courant dans tous les sens et se battant comme des chiffonniers pour choper une pauvre baballe. Je ne comprends pas la logique de ce jeu : avec tout le fric qu’il génère, ne pourrait-on pas acheter vingt-deux ballons ? Un pour chaque joueur : comme ça, tout le monde est content.

Ah, si tous les footeux du monde avaient un ballon !

Surtout, ce qui m’inquiète dans ce report de prime, c’est qu’entre le jeudi 13 et le mercredi 19 mai, tu auras un jour de moins pour préparer ta chanson. Car je ne doute pas que tu seras parmi les sélectionnés, une fois de plus. D’abord, je vote pour toi. Ensuite, comme l’a dit Marco Prince, « la France te kiffe ». Enfin, je ne veux pas croire que tu puisses quitter la Nouvelle Star avant la finale. C’est égoïste, je l'avoue ! Je tremble à l’idée que tu puisses être éliminée contre toute attente, comme l’ont été Sacha et Stéphanie.

Plus tu dures dans le jeu, plus je te vois et plus je garde mes chances de te séduire, ô ma Luce. Si tu devais être éliminée, tu rentrerais illico presto à Montpellier pour reprendre tes études d’infirmière et faire des piqûres d’insuline aux diabétiques qui auront trop écouté les chansons sucrées de Dave ou de Ramon. C'est toi qui l'as dit, je l'ai lu dans France-Soir. Tu quitterais Paris, donc, et serais bien loin de moi, hélas ! Tout cela se discute, j’en suis bien conscient, et j’en parlerai dans un prochain billet, car je digresse, Jones.

Je disais donc qu’entre le prochain prime et celui d’après, tu auras moins de temps pour répéter. J’ose espérer que, pour compenser ce jour perdu, la production sera bienveillante dans les titres qu’elle te proposera, et surtout dans la latitude qu’elle te laissera de choisir une chanson proche de ton caractère. Peut-être même te laissera-t-elle « suggérer fortement » – comme l’a fait Lussi avec Whole Lotta Love – une œuvre qui pourrait te tenir à cœur ?

De mon côté, je connais une chanson qui te siérait à merveille. Créée par une chanteuse du Sud, comme toi ! Une chanson qui fleure bon la joie de vivre, la rigolade, une chanson qui a du charme, du chien, et même plein de poils ! Elle n’est pas toute récente, elle date de 1976. Mon petit doigt me dit que tu saurais en faire quelque chose de « shebam, pow, blop, wizzz » ! Et surtout que les paroles ne peuvent que te séduire. Mais je cesse de gloser et te laisse découvrir Ah ! Que j’aime la moustache !, de la délicieuse Maria de Rossi.



Qu’en penses-tu ? Je ne sais si tu chanterais cette chanson sur le plateau de Baltard, mais je caresse l'espoir que le jour où nous serons unis, toi et moi,  par les liens sacrés du mariage et par une tendre complicité, tu me la chanteras, pour moi seul.

À toi, amoureusement.