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Merde !

Ma divine Luce,

Plus que vingt-quatre heures avant la finale, et, si tout se passe comme je le pressens, ton sacre comme nouvelle star 2010. Nul besoin de te dire combien je suis tendu et impatient, combien mon cœur palpite à l’approche de ce dernier prime à Baltard ! Je te regarderai, bien sûr, à la télévision, en compagnie d’une brochette d’amis qui, je l’espère, sauront prier aussi bien que moi pour que tout se passe pour le mieux pour toi.

En attendant, j’ai passé cette journée à te croiser. J’ai cru te reconnaître dans la rue. J’ai pensé à toi en lisant le journal Métro, qui consacrait, aujourd’hui, une double page à Michael Youn, et une autre à la Catalogne : il paraît que cette année, c’est l’année de la Catalogne en France – tu m’étonnes ! Je suis passé du côté de Montparnasse, pour aller visiter, notamment, le musée Bourdelle. J’ai vu, juste à côté, un restaurant avec une enseigne à moustache. Bref, tu étais partout !

Plus que vingt-quatre heures, donc, avant le résultat des votes. Un seul mot s’impose, que je te lance à pleins poumons, aussi fort qu’un cri de joie et d’amour : merde ! Merde, re-merde et triple merde !

À toi, amoureusement.

Luce, dois-tu gagner “la Nouvelle Star” ?

Ma Luce de mon cœur,

J’ai eu, ces derniers jours, moins de temps que d’habitude, hélas, pour t’écrire. Mais comme aujourd’hui c’est dimanche, je t’écris de nouveau, quelques heures à peine après cet aimable babillage, pour te confier quelque chose de beaucoup plus sérieux. C’est que j’ai un aveu à te faire, Luce. L’aveu d’une question qui me taraude depuis quelques semaines, et il devient urgent que je t’en parle, car bientôt, il sera trop tard.

Dois-tu, ou pas, gagner la Nouvelle Star ? Plus qu’une question, c’est un dilemme. Un dilemme cruel, un dilemme cornélien, un dilemme terrible ! Ce que tu penses de cette question, de ton côté, je ne saurais le dire. Toi qui es arrivée dans ce jeu par défi, toi qui t’es retrouvée propulsée à Baltard presque malgré toi, toi qui ne t’es jamais vue remporter ce trophée tant convoité par d’autres mais pas par toi, toi qui es si sensible, si fragile, toi qui pleures après le départ de chacun de tes camarades, toi qui as tant de mal à accepter ton talent, toi qui sembles si attachée à la profession à laquelle tu te destines – infirmière –, eh bien je présume que ton arrivée en finale, et la possibilité de la remporter, doivent te travailler pas mal – c'est sûrement un euphémisme !

Luce, toujours si simple, si naturelle, si modeste !

Cela dit, de mon côté, et un peu égoïstement, je le concède, j’ai ma propre idée sur la question. Ou, plutôt, plusieurs idées, qui se contredisent et me tirent dans tous les sens. Les arguments ne manquent pas pour que tu gagnes la Nouvelle Star. Ceux pour que tu la perdes, non plus.

Si tu remportes la finale et devient la nouvelle star 2010, Luce, ce sera, évidemment, un événement formidable, et tu bénéficieras d’une couverture médiatique durable, qui me permettra de continuer à te voir et à t’écouter, sans doute tout au long de l’été, au moins. J’envisage avec appréhension la fin de la Nouvelle Star, car elle sonnera, pour moi, celle de mes mercredis soir enchantés. Si tu gagnes, je pourrai te retrouver sur mon écran de télévision pour encore longtemps.

Par ailleurs, une fois que tu auras enregistré ton album, et que tu auras décroché trois disques d’or, tu auras plein de sous ! Je ne suis pas, bien entendu, intéressé par l’argent. Mais si tu deviens riche, et lorsque tu décideras, enfin, de m’épouser, nous pourrons, pour notre mariage, louer cette si belle salle que j’ai repérée. Bien que je gagne à peu près correctement ma vie, mes seules finances ne suffiraient pas, hélas, pour couvrir de tels frais. L’argent ne fait pas le bonheur, mais il contribue à pouvoir s’offrir certains plaisirs !

Le fric, c'est quand même chic.

Enfin, après ta victoire, tu resteras encore longtemps, je présume, à Paris, où je réside moi-même. Cela nous sera plus facile pour nous rencontrer, lorsque tu estimeras le moment venu. Alors que si tu dois retourner à Montpellier dare-dare, ce sera plus problématique. Et puis les amours à distance, franchement, je ne suis pas fan. Je pourrais, me diras-tu, déménager moi-même et m’installer à Montpellier – qui est, d’ailleurs, une ville que je connais bien, où j’ai vécu un an. Mais mon métier actuel, Luce, correspond à un marché essentiellement parisien ! Je risque fort, une fois à Montpellier, de ne pas retrouver de travail, et donc de m’ennuyer ferme.

Mais, mais, mais. Mais si tu gagnes la Nouvelle Star, oh ma Luce, qui sait ce que l’avenir va te réserver ? Une vie de star, des concerts à n’en plus finir, des sollicitations de toutes parts… Tu risques, je le crains, de devenir moins accessible pour le commun des mortels que je suis, et que je tiens à rester. Et même si nous sommes ensemble… Moi qui suis si discret, attaché à ma vie paisible et sereine, pourrai-je accepter ou supporter l’inévitable intérêt que tous les vautours de la presse people attacheront à tes amours, donc à moi ? Je ne suis pas fait pour les paparazzi, ni pour les caméras, et je crains qu’il soit particulièrement difficile, dans ces conditions, de protéger notre vie privée.

Les photographes sont des vautours qui ne respectent rien.

Ensuite, cette vie de star, avec tous ses remous, ses excès, ne risque-t-elle pas de t’entraîner dans un tourbillon perturbateur ? Oh, je sais bien que tu es forte de caractère, mais quand on voit ce qui arrive, d’ordinaire, aux rock stars, nul ne saurait rien garantir. Jusqu’à présent, tu es restée merveilleuse de naturel. Mais avec le succès viennent souvent la perte de repères et tous ses corollaires : l’alcool, la drogue, le sexe débridé, le saccage des chambres du Ritz, les photos à poil en couverture de Playboy, les planques à Copacabana – pour fuir les paparazzi, mais en général ça marche pas –, etc. Te retrouverai-je telle que tu es ? Te donneras-tu à moi telle que tu es ?

Enfin, tu seras si peu disponible, et tu mèneras une vie si chaotique – entre les tournées internationales, les soirées de promo chez Ruquier ou Nagui, les cures de désintoxication en Suisse –, que nous aurons peut-être bien du mal à mener, toi et moi, une vie de couple épanouie. Aurons-nous du temps pour nous ? Pour sortir tous les deux, en amoureux ? Pour nous balader le long des quais de Seine, main dans la main ? Pour faire la fête ? Pour roucouler tranquillement sous la couette le dimanche matin ?

L’incertitude me nargue et l’angoisse m’étreint, Luce. Qu’en penses-tu ? Dois-tu gagner la Nouvelle Star ? Ou pas ? Jour après jour, je me tords la cervelle avec cette question. Mais – va savoir pourquoi ? – une chose est sûre : je sais déjà pour qui je vais voter, mercredi prochain.

À toi, amoureusement.

Happy birthday to me !

Ma succulente LuLuce,

Hier, c’était mon anniversaire ! Un an de plus au compteur, eh oui ! Cet anniversaire fut, pour moi, un peu spécial, car c’est le premier depuis que je suis amoureux de toi. Autant dire que mon vœu le plus cher aurait été que nous le vivions ensemble.

Nous aurions pu, par exemple, commencer par une coupe de champagne au bar du Raphaël – le bar préféré de Gainsbourg –, confortablement installés dans un de ces profonds fauteuils anglais qui font le charme de cet écrin sombre et feutré.

Le bar anglais de l'hôtel Raphaël, où Gainsbourg avait ses habitudes.

Nous aurions pu, ensuite, dîner au George V, dont la table passe pour l’une des meilleures de Paris. Le cœur de saumon mariné aux condiments, pomelos et pousses de daikon y est, dit-on, absolument divin. Et que dire du dessert ? Un croustillant au gianduja glacé ! Hm !

Le restaurant du George V, la meilleure guinguette de Paris !

Enfin, nous aurions pu terminer la soirée sur les sofas de velours du Ritz, y savourer un cocktail, nous enlacer sur le dance-floor, puis pousser le verrou d’une suite intime où, enivrés d’amour et de fête, nous aurions prolongé la nuit au rythme des soupirs, des caresses et des baisers...

La suite impériale du Ritz, idéale pour abriter nos amours.

Bien entendu, c’est toi qui aurais réglé l’addition. Ce n’est pas que je ne suis pas galant, mais c’était mon anniversaire, quand même ! Las, cette soirée n’est qu’un rêve, nous ne l’avons pas vécue. Mais nul regret ne vient assombrir ma joie ! Oui, ma joie, car j’ai passé une belle journée d’anniversaire, hier. J’ai eu la chance de me voir offrir un magnifique petit gâteau, confectionné par la talentueuse Jenny Christine-Vincent.

Je t'aime tant, Luce, que je t'ai mangée en trois bouchées !

Un petit gâteau tout rond, à ton effigie, et que j’ai avalé tout cru ! Ma joie, aussi, car j’ai reçu un message de toi, me souhaitant un bon anniversaire. Et ça, cela vaut tous les palaces du monde.

À toi, amoureusement.

Luce, nouvelle star et moustache

Salut ma Lu !

C’est aujourd’hui dimanche et je te livre une pensée franche, à défaut de roses blanches : cette semaine, cela va être rudement long d’attendre jusqu’à jeudi pour que je puisse te revoir, ô ma Lulu d’amour. À cause, si j’ai bien compris, d’un match de foot. Déjà, en temps normal, je me fous du foot, mais là, je le dis haut et fort – et je pèse mes mots – c’est un skandâle ! Du coup, mercredi soir, au lieu de ta belle voix et de ton doux minois, on va avoir droit au spectacle consternant de vingt-deux excités courant dans tous les sens et se battant comme des chiffonniers pour choper une pauvre baballe. Je ne comprends pas la logique de ce jeu : avec tout le fric qu’il génère, ne pourrait-on pas acheter vingt-deux ballons ? Un pour chaque joueur : comme ça, tout le monde est content.

Ah, si tous les footeux du monde avaient un ballon !

Surtout, ce qui m’inquiète dans ce report de prime, c’est qu’entre le jeudi 13 et le mercredi 19 mai, tu auras un jour de moins pour préparer ta chanson. Car je ne doute pas que tu seras parmi les sélectionnés, une fois de plus. D’abord, je vote pour toi. Ensuite, comme l’a dit Marco Prince, « la France te kiffe ». Enfin, je ne veux pas croire que tu puisses quitter la Nouvelle Star avant la finale. C’est égoïste, je l'avoue ! Je tremble à l’idée que tu puisses être éliminée contre toute attente, comme l’ont été Sacha et Stéphanie.

Plus tu dures dans le jeu, plus je te vois et plus je garde mes chances de te séduire, ô ma Luce. Si tu devais être éliminée, tu rentrerais illico presto à Montpellier pour reprendre tes études d’infirmière et faire des piqûres d’insuline aux diabétiques qui auront trop écouté les chansons sucrées de Dave ou de Ramon. C'est toi qui l'as dit, je l'ai lu dans France-Soir. Tu quitterais Paris, donc, et serais bien loin de moi, hélas ! Tout cela se discute, j’en suis bien conscient, et j’en parlerai dans un prochain billet, car je digresse, Jones.

Je disais donc qu’entre le prochain prime et celui d’après, tu auras moins de temps pour répéter. J’ose espérer que, pour compenser ce jour perdu, la production sera bienveillante dans les titres qu’elle te proposera, et surtout dans la latitude qu’elle te laissera de choisir une chanson proche de ton caractère. Peut-être même te laissera-t-elle « suggérer fortement » – comme l’a fait Lussi avec Whole Lotta Love – une œuvre qui pourrait te tenir à cœur ?

De mon côté, je connais une chanson qui te siérait à merveille. Créée par une chanteuse du Sud, comme toi ! Une chanson qui fleure bon la joie de vivre, la rigolade, une chanson qui a du charme, du chien, et même plein de poils ! Elle n’est pas toute récente, elle date de 1976. Mon petit doigt me dit que tu saurais en faire quelque chose de « shebam, pow, blop, wizzz » ! Et surtout que les paroles ne peuvent que te séduire. Mais je cesse de gloser et te laisse découvrir Ah ! Que j’aime la moustache !, de la délicieuse Maria de Rossi.



Qu’en penses-tu ? Je ne sais si tu chanterais cette chanson sur le plateau de Baltard, mais je caresse l'espoir que le jour où nous serons unis, toi et moi,  par les liens sacrés du mariage et par une tendre complicité, tu me la chanteras, pour moi seul.

À toi, amoureusement.

Lily of the valley for Lulu of the Nouvelle Star

Salut ma Lu !

Voici venu le joli mois de mai. Aujourd’hui s’ouvre ma saison préférée : celle de la véritable douceur printanière, celle des arbres qui se couvrent de fleurs et de feuilles, celle des terrasses parisiennes qui commencent à se remplir vraiment, celle des jupes et des jambes souriantes des filles, celle des verres que l’on partage sous la caresse chaleureuse du soleil couchant. Oui, Luce, en ce 1er mai s’ouvre la plus belle des saisons, surtout dans notre élégante capitale, où tu vis maintenant. Je suis heureux de savoir que tu vas connaître ce bonheur : un printemps à Paris.

Le soleil n’est, hélas, pas au rendez-vous aujourd’hui. Pour l’heure, il se cache derrière un voile de nuages blanc et gris. Mais qu’importe ! Il est de tradition de se réjouir, le 1er mai, et pourquoi diable se priver de ce plaisir ? On file chez le fleuriste, ou chez ces petits vendeurs ambulants, voire dans les bois, directement, pour dégoter de jolis brins de muguet que l’on va offrir à ses proches et aux gens que l’on aime, avec moult baisers et vœux de bonheur.

Alors, bien sûr, j’ai une pensée toute particulière pour toi, Luce, qui es si présente dans mon cœur. Que ce printemps parisien t’apporte, Nouvelle Star ou pas, mille et une bonnes choses : de la joie, des fous rires, du bonheur, des plaisirs, des partages, des sourires, des rencontres, des surprises, de la paix, de l’amour. Et comme je caresse l’espoir de ne pas être étranger à la réalisation, un jour, de ce dernier vœu, permets-moi, ô ma Lulu of the valley, de t’offrir ces quelques jolies clochettes qui sauront, je l’espère, faire tinter à tes oreilles la gamme de mes tendres sentiments à ton égard.

Jolies clochettes, parlez d'amour pour moi à Luce !

Mais en ce 1er mai, Luce, surtout, surtout : fais ce qu’il te plaît !

À toi, amoureusement.