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Vive le déluce libre !

Ma Luluce,

Nous sommes déjà lundi… et j’allais oublier le déluce ! Mais où diable avais-je la tête ? Tourneboulé par Louxor, j’adore, emporté par mon enthousiasme en écrivant mon précédent billet, j’ai omis de te lancer ce petit défi hebdomadaire, ce jeu auquel tu t’es si brillamment prêtée lorsque je te l’ai proposé. Il n’a pas été relevé la semaine dernière, mais sache que je n’en suis nullement déçu ni attristé ! Le déluce est à l’image de mon amour pour toi : je propose, tu disposes. Telle est la règle de l’amour courtois.

As-tu remarqué cette chose troublante ? Depuis deux semaines, tu sembles attirer les dédéfifis, oui, ceux-là même concoctés par Libération à l’attention d’André Manoukian et Philippe Manœuvre. Ainsi, lors du prime du 5 mai, c’est après ton interprétation de Beautiful que Dédé a réussi à caser « 4 8 15 16 23 42 » (série de nombres issue de la série télévisée Lost) et « la retraite à 63 ans », en un seul coup ! Et jeudi dernier, c’est Philippe Manœuvre qui s’est distingué en casant « l’euphorie des marchés » juste après Louxor, j’adore.

Ils ne sont pas un peu tordus, quand même, les Garriberts ?

Alors, pour rendre hommage aux Garriberts, les inventeurs des dédéfis à la Nouvelle Star, je te propose d’évoquer, mercredi prochain, leur journal : Libération. Oh, ce n’est guère difficile ! Il suffira de prononcer le mot « libération » ou l’un de ses dérivés, quelle qu’en soit la forme : libérer, libre, liberté, etc. Par exemple dans une phrase comme « Chanter fut une libération », ou « J’ai libéré ma voix », « Je suis partie en roue libre », « Je suis attachée à une certaine liberté », et ainsi de suite. Voilà ta nouvelle « mission »… si tu l’acceptes !

À toi, amoureusement.

Un déLuce en LuceDé

Ma Loulou, ma Lulu, ma Luloute,

À la suite de la pluie de « joie » de mercredi dernier, je me suis posé la question, je te l’avoue, de l’opportunité de continuer ce jeu du déluce. D’abord parce que tu as relevé ce premier défi avec tant d’éclat qu’un deuxième ne pourrait être que moins drôle. Ensuite, parce je me suis demandé si les meilleures plaisanteries ne seraient pas les plus courtes ! Je te soumets, d’une certaine manière, cette question, et tu peux, bien évidemment, me dire ce que tu en penses. Je ne peux cependant résister à l’envie de prolonger ce premier déluce par un autre défi, mais légèrement différent. Un déluce à l’envers. Un LuceDé !

Alors voilà. Le défi consistera, cette semaine, non pas à prononcer un mot, mais à ne pas prononcer une expression que tu utilises, jusqu’à présent, à chaque prime ! Que ce soit dans ta vidéo de présentation, ou dans La Nouvelle Star, ça continue, tu dis toujours : « J’ai pris mon pied. » Je me réjouis, bien entendu, que tu prennes du plaisir à chanter devant le public de Baltard ! Mais à force de « prendre ton pied », j’ai quand même un peu peur que tu ne finisses par te claquer les orteils, par te déchirer une cuisse, par te démettre une hanche. Je ne doute pas que tu aies de fort jolis petits petons ! Mais je ne voudrais pas que tu te les arraches à force de les saisir avec les mains. Tu sais combien je t’aime, ô Luce, mais je n’ai pas envie, non plus, d’épouser un jour une cul-de-jatte !

Qui trop prend son pied risque de graves dangers !

Résumons la situation pour cette semaine : tandis que Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts (les journalistes du dédéfi/dédéfifi de Libération) cogitent pour trouver des mots hypertordus à l’attention d’André Manoukian et Philippe Manœuvre pour mercredi, la seule chose que je te proposes – si tu te prêtes au jeu ! – sera de ne pas utiliser l’expression « prendre son pied ». Il ne s’agira donc pas de dire, il s’agira de ne pas dire. Tu pourras, bien sûr, prononcer toute autre parole équivalente, comme « J’ai pris beaucoup de plaisir », « J’ai adoré chanter ce soir », « J’ai überkiffé grave de sa race qui tue » (oui, bon…), mais pas de « prise de pied » ! Qu'en dis-tu ?

À toi, amoureusement.

Bientôt le déluce ?

Ma Luluce d’amour,

Les Garriberts, de Libération, ont parlé et ont dédéfini le dédéfi lancé, ce soir, à André Manoukian mais aussi à Philippe Manœuvre : les expressions à prononcer, pour eux, seront « Fais pas le malin, toi ! », « niqab », « retrait de la nationalité française » et « Brice Hortefeux ». Diantre, voilà qui ne sera pas facile, même si j'ai quelques idées sur la manière dont ils pourraient s'y prendre...

De ton côté, pour ton premier déluce, le défi sera plus simple. Comme tu le sais, il te suffira de prononcer le mot « joie », ce qui ne devrait pas poser de problème. « Ce fut une joie, pour moi, de chanter de nouveau à Baltard. » « Dans cette chanson, il y a de la joie, c’est pour ça que je l’aime. » « Je suis pleine de joie d’être toujours là. » Tu vois, c’est vraiment facile. Je compte sur toi !

En parlant de chanson, une dépêche officieuse vient de tomber, affirmant que tu vas chanter, ce soir, Étienne, de Guesch Patti. Excellent choix. Ce n’est pas que j’aime particulièrement cette chanson, non, mais elle te va bien : très eighties, veloutée, culottée, voire subversivement sexuelle !



Étienne, Étienne
Oh ! Tiens-le bien
Baisers salés, salis
Tombés le long du lit de l'inédit
Il aime à la folie
Au ralenti, je soulève les interdits

Je me languis déjà d’écouter ta voix susurrer ces paroles pleines d’audace, de goûter aux mimiques malicieuses que tu ne manqueras pas de glisser entre deux couplets, de siroter, donc, cet Étienne que tu sauras, j’en suis sûr, adapter au goût du jour, renouveler, et auquel tu vas redonner une volupté toute nouvelle. Une volupté qui irriguera celle que j’éprouve toujours quand je te vois, Luce, et qui nourrira, sois-en sûre, mon amour pour toi.

Oh Luce, oh Luce, oh Luce
Délassé, délussé, enlucé, élucé
Si je te mords et encore et encore
Quand dans le dos
Je souffle le mot :
Oh ! Joie !

À toi, amoureusement.