Lily of the valley for Lulu of the Nouvelle Star

Salut ma Lu !

Voici venu le joli mois de mai. Aujourd’hui s’ouvre ma saison préférée : celle de la véritable douceur printanière, celle des arbres qui se couvrent de fleurs et de feuilles, celle des terrasses parisiennes qui commencent à se remplir vraiment, celle des jupes et des jambes souriantes des filles, celle des verres que l’on partage sous la caresse chaleureuse du soleil couchant. Oui, Luce, en ce 1er mai s’ouvre la plus belle des saisons, surtout dans notre élégante capitale, où tu vis maintenant. Je suis heureux de savoir que tu vas connaître ce bonheur : un printemps à Paris.

Le soleil n’est, hélas, pas au rendez-vous aujourd’hui. Pour l’heure, il se cache derrière un voile de nuages blanc et gris. Mais qu’importe ! Il est de tradition de se réjouir, le 1er mai, et pourquoi diable se priver de ce plaisir ? On file chez le fleuriste, ou chez ces petits vendeurs ambulants, voire dans les bois, directement, pour dégoter de jolis brins de muguet que l’on va offrir à ses proches et aux gens que l’on aime, avec moult baisers et vœux de bonheur.

Alors, bien sûr, j’ai une pensée toute particulière pour toi, Luce, qui es si présente dans mon cœur. Que ce printemps parisien t’apporte, Nouvelle Star ou pas, mille et une bonnes choses : de la joie, des fous rires, du bonheur, des plaisirs, des partages, des sourires, des rencontres, des surprises, de la paix, de l’amour. Et comme je caresse l’espoir de ne pas être étranger à la réalisation, un jour, de ce dernier vœu, permets-moi, ô ma Lulu of the valley, de t’offrir ces quelques jolies clochettes qui sauront, je l’espère, faire tinter à tes oreilles la gamme de mes tendres sentiments à ton égard.

Jolies clochettes, parlez d'amour pour moi à Luce !

Mais en ce 1er mai, Luce, surtout, surtout : fais ce qu’il te plaît !

À toi, amoureusement.

Luce, si t’es un homme…

Ma Luluce d’amour,

Après mon explosion de joie d’hier, j’ai envie de revenir un peu sur ton interprétation d’Étienne, mercredi soir à Baltard. Oh, je ne vais pas me livrer à une analyse savante – à la Dédé les doigts de fée –, cela t’ennuierait sans doute un peu, et puis je ne suis pas un pro de la critique musicale. Je vais simplement te rapporter ces quelques lignes du quotidien La Provence. Elles résument assez bien, je crois, à quel point ton interprétation fut aussi séduisante qu’inattendue. « [Luce] restitue toute la perversité sadomaso du titre de Guesch Patti, ce côté strip-tease usé. Et en même temps, elle le confronte à son côté bonbon-bulle, fantaisie acidulée et pétillante. Mais là où ça devient génial, c'est lorsqu'elle évite le piège de la version originale d'Étienne : elle ne va surtout pas sur le terrain où la Guesch est inégalable, celui de la rage éraillée, elle se cantonne dans la vraie menace et les fausses menaces, c'est grand ! »

Je vais quand même te dire une chose plus personnelle : moi qui n’aimais guère l’interprétation originale de cette chanson (trop eighties, trop vieillie, trop entendue aussi), j’ai été conquis par ce que tu en as fait. Quel délicieux mélange de douceur, de sensualité brute, de rudesse, de tendresse, de rage amoureuse, de rock – avec une touche de punk surprenante mais bien agréable ! –, de transgression charnelle, avec ce petit grain baroque qui n’appartient qu’à toi ! J’en ai frissonné, j’en ai tremblé, j’en ai été submergé. J’étais si transporté que, lorsque tu as crié « Étieeenne ! », transperçant tout Baltard mais aussi mon cœur, j’ai cru, un instant, que tu hurlais « Hectooor ! » Oui, je sais, c’est grave. L’amour, ô Luce, est une maladie qui présente des symptômes étranges, parfois.

Une autre chose m’a marqué – et séduit – mercredi soir. Lors de ton trio avec Stéphanie et Lussi (le même qu’au théâtre !), j’ai tout de suite été frappé par votre habillement, à toutes les trois. Une tenue d’homme : pantalon noir, chemise blanche, bretelle, cravate, et petit feutre noir. Rares sont les femmes qui portent bien les vêtements masculins. Et tu les as portés à merveille. Cela t’allait bien, et je vais te confier un petit secret : une femme qui reste belle et féminine dans un habit d’homme est, à mes yeux, terriblement séduisante, sexy, excitante même ! À ma connaissance, avant que Coco Chanel et Yves Saint Laurent n’adaptent la garde-robe masculine au beau sexe, seules deux femmes ont su porter des vêtements masculins avec grâce et féminité : Greta Garbo – la Divine –, que tu peux voir sur la photo ci-contre, et Marlene Dietrich, qui portait, il faut bien le dire, la cravate ou même l’uniforme bien mieux que certains hommes eux-mêmes.

Marlene Dietrich, quel homme !

Te voir ainsi vêtue, donc, a été pour moi une surprise et un plaisir. Il ne te manquait, en somme, que ta belle petite moustache frisottante ! Reconnais, quand même, que sur ce coup-là, la porter de nouveau aurait été bienvenu. Même si je t’aime lisse comme un beau galet et si j’admire ton talent inouï pour l’épilation en trois secondes chrono, il m’arrive, c’est vrai, d'éprouver un peu de nostalgie pour ce bon vieux temps où tu arborais fièrement tes belles bacchantes. Qui sait, peut-être les reporteras-tu un jour ? Si t'es un homme...

À toi, amoureusement.

Luce, oh Luce ! Y'a d'la joie !

Oh, ma p'tite Lu !

Joie. Joie, joie, joie ! Oui, joie ! Hier soir, vers 23 h. Ce fut plus qu’un déluce, ce fut un pur délice ! Comment te dire le bonheur, l’émotion et le sentiment de jubilation qui m’ont envahi ? Les mots, 24 heures après encore, me manquent et me fuient. Les mots me semblent impuissants. Alors… écoutons, réécoutons ensemble cet instant de magie, et laissons-nous envahir par la joie, car… Oui, oh oui ! Il y a de la joie !



Merci, Luce ! C’est peu que de dire que tu as brillamment, excellemment, superbement relevé le déluce. Bravo, bravo, bravo ! Et comme cela vaut bien une petite récompense, et que j’ai lu quelque part que tu aimes les hommes moustachus… Tu as bien mérité cette belle image ! Oui, Luce ! Des hommes à poil et à poils, rien que pour toi !


À toi, amoureusement.

Bientôt le déluce ?

Ma Luluce d’amour,

Les Garriberts, de Libération, ont parlé et ont dédéfini le dédéfi lancé, ce soir, à André Manoukian mais aussi à Philippe Manœuvre : les expressions à prononcer, pour eux, seront « Fais pas le malin, toi ! », « niqab », « retrait de la nationalité française » et « Brice Hortefeux ». Diantre, voilà qui ne sera pas facile, même si j'ai quelques idées sur la manière dont ils pourraient s'y prendre...

De ton côté, pour ton premier déluce, le défi sera plus simple. Comme tu le sais, il te suffira de prononcer le mot « joie », ce qui ne devrait pas poser de problème. « Ce fut une joie, pour moi, de chanter de nouveau à Baltard. » « Dans cette chanson, il y a de la joie, c’est pour ça que je l’aime. » « Je suis pleine de joie d’être toujours là. » Tu vois, c’est vraiment facile. Je compte sur toi !

En parlant de chanson, une dépêche officieuse vient de tomber, affirmant que tu vas chanter, ce soir, Étienne, de Guesch Patti. Excellent choix. Ce n’est pas que j’aime particulièrement cette chanson, non, mais elle te va bien : très eighties, veloutée, culottée, voire subversivement sexuelle !



Étienne, Étienne
Oh ! Tiens-le bien
Baisers salés, salis
Tombés le long du lit de l'inédit
Il aime à la folie
Au ralenti, je soulève les interdits

Je me languis déjà d’écouter ta voix susurrer ces paroles pleines d’audace, de goûter aux mimiques malicieuses que tu ne manqueras pas de glisser entre deux couplets, de siroter, donc, cet Étienne que tu sauras, j’en suis sûr, adapter au goût du jour, renouveler, et auquel tu vas redonner une volupté toute nouvelle. Une volupté qui irriguera celle que j’éprouve toujours quand je te vois, Luce, et qui nourrira, sois-en sûre, mon amour pour toi.

Oh Luce, oh Luce, oh Luce
Délassé, délussé, enlucé, élucé
Si je te mords et encore et encore
Quand dans le dos
Je souffle le mot :
Oh ! Joie !

À toi, amoureusement.

Le défi lancé à Luce

Salut ma Lulu,

C’est en lisant ce blog que j’ai appris une chose qui m’a réjoui : les dédéfis sont de retour sur le plateau de la Nouvelle Star. Les dédéfis, tu connais ? Le principe est simple : deux journalistes de Libération, Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts, écrivent, le matin de chaque prime, un article destiné à André Manoukian, avec un défi à la clef : citer un philosophe, prononcer un mot, utiliser une tournure de phrase. Le concept est expliqué plus en détail ici et là. Ce retour du dédéfi me réjouit d’autant que je n’y jamais assisté, puisque c’est la première année que je regarde la Nouvelle Star. Je connaissais, certes, l’existence de cette émission, mais mon éducation plutôt intellectuelle m’avait, jusque là, détourné de l’idée même d’y jeter un œil. Je dois au hasard – et aux encouragements d’une amie appartenant à l’élite littéraire française, ce qui m’a décomplexé – la réelle découverte du télé-crochet de M6, et donc la grâce d’avoir fait ta connaissance.

C’est même, si j’ai bien compris, le dédéfi qui est à l’origine du conseil adressé à Sacha par André Manoukian (prononcer trois fois « Eyjafjallajökull » pour décontracter ses mâchoires).
Dire « Eyjafjallajökull » était le dédéfi du jour !

Alors voilà. L’amour, les mots tendres, les déclarations enflammées, tout ça, c’est bien gentil, et c’est bien aimable, mais je me suis dit que cela ne saurait nous empêcher de nous amuser un peu, Luce. Toi et moi, et les lecteurs de ce blog – ils sont déjà jusque 300 par jour ! Alors j’ai eu une idée. Tandis que la cinquième colonne de Libération renoue avec le dédéfi, je te propose de jouer avec moi au « déluce » ! Qu’est-ce que le « déluce » ? C’est tout con : c’est pareil que le dédéfi, sauf que ce n’est pas André Manoukian qui s’y colle, mais toi. Je vais donc te mettre au défi, Luce, chaque semaine, de prononcer, durant l’émission du mercredi soir, un mot précis, qui te sera livré chaque lundi dans un billet de mon blog.

Pour cette semaine, Luce, le défi – pardon, le « déluce » ! – que je te lance sera très facile. Il te suffira de prononcer le mot « joie ». Soit dans ta petite vidéo précédant ta prestation (en espérant qu’il en est encore temps, car je ne sais pas quand cette vidéo est enregistrée), soit en direct sur la plateau, lorsque tu as l’occasion de dire deux ou trois choses après avoir chanté. Amusant, non ? Et facile ! Qu’en penses-tu ? Te laisseras-tu prendre au jeu ? Je compte sur toi !

À toi, amoureusement.

Menteuse !

Chère Luce,

Anthony Jammot est un journaliste du quotidien La Provence, à qui tu as accordé une interview, publiée mercredi sur le site Internet du journal.
Et tu lui as raconté un peu n'importe quoi ! En voici la preuve : « Dès le premier prime, vous avez reçu une pluie de louanges de la part de jury (…). Vous avez répondu à la demande en mariage en direct de Marco Prince ? », t’a-t-il demandé. Et toi de répondre, du tac au tac : « Bien sûr que je suis d'accord pour l'épouser ! D'ailleurs, je réponds oui à toutes les demandes en mariage. Je suis très ouverte (rires). »

Menteuse !

À toi, amoureusement.

Être une femme libérée, Luce, tu sais c’est pas si facile

Ma chère Luce,

Je passais la soirée, hier, chez des amis, quand la couverture d’un magazine, qui traînait sur la table basse du salon, attira mon attention. Public. Un vulgaire magazine pipole ! Je ne lis jamais ces trucs à la con, où l’on étale la vie et les affres de tas de gens que je ne connais même pas. Mais là, pour une fois, j’ai saisi le magazine, curieux, intéressé, quand j’ai aperçu ce petit encadré sur la couverture.

Que nenni ! Luce n'est pas grosse, Luce est ronde ! Nuance !

D’abord, j’ai été un peu agacé par cette citation : « Oui, je suis grosse. Et alors ? » Non, Luce, tu n’es pas grosse. Tu es ronde. C’est pas pareil. C’est même très différent. Une femme est grosse quand elle a la physionomie d’une femme mince, mais qu’elle a pris trop de poids et que son corps s’est affublé de protubérances lipidiques disgracieuses. Ce n’est pas ton cas. Toi, Luce, tu es ronde naturellement. Ton corps n’est pas fait pour être celui d’une femme mince. Ton corps est fait pour les rondeurs, qui, chez toi, sont harmonieuses, délicieuses, belles et naturelles. C’est toi. Tu es comme ça, et je ne t’imagine pas un seul instant plus mince que tu l’es. Tu serais moins belle.

J’ai donc ouvert ce magazine, à la page 16, pour lire cette interview que tu as accordée à ce magazine. Et, soit dit en passant, dans cette interview, tu ne déclares pas être « grosse », mais bel et bien « ronde » ! Salopards de secrétaires de rédaction, qui ont modifié tes propos, qui ont remplacé le mot « ronde » par le mot « grosse », juste pour faire un peu plus racoleur sur la couverture ! Ils ne l’emporteront pas au paradis, crois-moi. Bon, à part ça, elle n’était pas mal du tout, cette petite interview. Sage, mais sincère. Sympa. Mais c’est en lisant le dernier paragraphe, où le journaliste te demande « Et côté cœur, comment ça se passe ? », que je me suis retrouvé Gros-Jean comme devant.

Luce, une femme libérée !

« Ça se passe bien, merci. » Tu m’étonnes. Marco Prince t’a demandée en mariage. Lio t’a demandée en mariage. Tu vis actuellement entourée de beaux gosses, dont l’un, Ramon, a dit de toi : « Elle est hyper belle, mais, elle, elle ne s’en rend pas compte. » Et JE t’ai demandé en mariage, moi aussi. Sans parler des autres déclarations d’amour qui te sont adressées sur Internet. Bref, ça se passe plutôt pas trop mal, en effet.

« Mais vous savez, je ne suis pas du genre à me fixer. J’aime papillonner. Je n’ai que 20 ans et j’ai envie de m’amuser. Je ne me vois pas mariée. La bague au doigt, non merci ! » Le choc. La claque. La grosse baffe. Je me tue, ici et ailleurs, à conquérir ton cœur, à séduire ton âme, je caresse jour et nuit le doux dessein de te mener un jour à la mairie et à l’église, et toi, tu fanfaronnes dans la presse que tu n’envisages même pas cette éventualité ? Je sais bien qu’il est trop tôt, que tu ne m’aimes pas encore, que tu es bien jeune pour songer à te marier, mais ne dis pas, je t’en prie : « Fontaine, je ne boirai jamais de ton eau ! » Primo, ça me brise le cœur, ça me fait mal, et ça, c’est pas cool. Deuzio, que sais-tu, aujourd’hui, de ton avenir ? Comment peux-tu être sûre que tu n’es pas faite pour aimer ? Petite linotte, va ! J’avoue. Sur le coup, j’ai senti la colère monter en moi. Non, Luce ne mérite pas mon amour, elle est trop légère, trop volage, peut-être même trop superficielle, c’te gourde ! Mais la colère est retombée bien vite. Puis, cette nuit, il m’est arrivé une chose bien étrange, que je m’en vais te raconter.

Je dormais du sommeil du juste, profondément, quand tu m’es apparue en songe. Tu t’es approchée de moi, et tu as murmuré : « Qui es-tu, Hector ? » « Je suis Hector, Hector Moustache, et je suis amoureux de toi, ô belle Luce », répondis-je. « Je ne suis pas faite pour l’amour, Hector. Je butine, ici et là, je ne t’épouserai pas. J’aime trop ma liberté, mon indépendance, et surtout m’amuser. Je suis une chieuse de première catégorie, tu sais. » Je rétorquai aussitôt : « Ouais, je sais. Mais… Loin de moi l’idée de t’emprisonner, Luce ! Je t’aime, c’est vrai, mais je veux, avant toute chose, que tu sois heureuse ! Je ne suis pas jaloux. Tu peux t’amuser avec d’autres, je n’y vois pas d’inconvénient. Sois libre ! Sois comme tu es ! Que le fun t’accompagne dans toutes les choses que tu fais ! Et puis j’aime ton caractère, j’aime ton indépendance d’esprit, j’aime que tu résistes. Mais… Je garde espoir, Luce ! Je sais que tu es jeune, mais tu vas grandir, tu vas mûrir. Et, un jour, plus proche peut-être que tu le penses, tu auras envie d’amour, de réconfort, de tendresse, de toutes ces choses qu’on ne partage qu’à deux. Et je serai là. Luce et Hector ne sont-ils pas deux prénoms qui s’accordent bien, à l’oreille ? Alors fais pas chier, ne crache pas dans la soupe avant de l’avoir goûtée, et on verra, tiens ! Mon amoûûûr ! » « Ah, ah ! Ne m’appelle pas comme ça ! », me lanças-tu, juste avant de disparaître dans un nuage de fumée rose et bleu. Pouf. Plus de Luce, plus rien, et je continuai de dormir, sans plus aucun songe.

Quel étrange dialogue, que j’ai rêvé, donc, la nuit dernière ! Un dialogue qui m’a appris une chose : mon dessein ne sera pas facile, ni rapide, à réaliser. Surtout, il ne se réalisera que lorsque tu seras en accord avec ses contours. Et contrairement à ce que tu peux craindre, ce dessein respectera, toujours, ta liberté, tes envies, ton bonheur. Je ne compte, Luce, que sur le temps, oui, le temps, pour que tu viennes, toi, vers moi.

En attendant, je ne te laisse pas tomber, car…

Elle est si fragile
Être une femme libérée
Tu sais c'est pas si facile
Ne la laisse pas tomber
Elle est si fragile
Être une femme libérée
Tu sais c'est pas si facile

Bon, d’accord, musicalement, c’est nul à chier, mais je trouve les paroles intéressantes. Pas toi ?

À toi, amoureusement.