Luce, incroyablement belle

Ma Luce enchanteresse,

Quelques mots, forcément, sur ton dernier prime. Que d’émotions ! Lorsque j’ai eu connaissance, mercredi vers midi, des titres des chansons que tu allais chanter, j’ai été ravi. Non seulement parce que ces chansons me plaisaient, mais aussi parce que j’ai senti qu’elles te plaisaient, à toi, et que tu allais avoir un réel plaisir à les chanter devant le public de Baltard. Ces chansons, mêlant humour, fantaisie et douceur, te correspondaient forcément. Bien mieux que celles du prime précédent, où, cela se voyait, tu n’étais pas des plus à l’aise.

Surtout, j’ai eu le pressentiment que tu allais briller de tes feux les plus éclatants. J’ai senti, avant même que le spectacle commence, que tu allais être divine, et recueillir les louanges du jury. Cette impression me surprend d’autant plus qu’elle s’est avérée, puisque tu as livré trois magnifiques interprétations et que tu as recueilli douze bleus ! (Quelqu’un m’a dit que tu allais pouvoir, du coup, monter une équipe de foot : j’ose espérer que cette personne ne te voit pas dans le rôle de Zahia D., qui, elle aussi, collectionne les Bleus.) Mon pressentiment prémonitoire fait que je m’interroge : serais-je pourvu d’une prescience qui m’a permis de sentir, plusieurs heures à l’avance, comment allait se dérouler cette demi-finale de la Nouvelle Star ?

Cette demi-finale fut magique. Ta voix m’a ensorcelé, plus que jamais. Ta bonne humeur m’a enchanté : que c’est bon de te voir heureuse ! Ta beauté, soulignée par tes belles tenues, m’a transporté de plaisir.

Je n’ai pas été moins surpris quand j’ai entendu André Manoukian faire allusion à… moi. Oui, je suis convaincu qu’il a dû tomber sur ce blog, ou bien lire ton interview dans Voici, puisque ces paroles, à n’en pas douter, prouvent qu’il entrevoit clairement qu’il y a quelqu’un qui en pince sévère pour toi et que tu n’as (peut-être) pas encore rencontré (mais ça ne saurait tarder, du moins je l’espère) : « Moi je pense juste que l’homme de sa vie – je sais pas si elle l’a rencontré – (…) a beaucoup de chance, parce qu’il va jamais s’ennuyer avec elle. Et puis si elle lui fait ce qu’elle fait dans ses chansons, il va passer par tous les états (…), parce que dans ses chansons, elle nous emmène au ciel, elle nous emmène en bas, elle nous emmène dans la rivière, elle nous emmène sur un nuage… »

Je confirme, Luce. J’ai beaucoup de chance. Beaucoup de chance de t’avoir découverte. Beaucoup de chance de te voir, chaque semaine. Beaucoup de chance d’être tombé amoureux de toi. Beaucoup de chance de t’écrire. Beaucoup de chance de t’entendre. Beaucoup de chance de t’aimer, tout simplement.

Certes, ce sera encore meilleur quand nous serons deux à nous aimer, et que nous partagerons pleinement les joies de l’amour. Je ne m’ennuierai jamais avec toi, et je te promets que tu te t’ennuieras jamais, avec moi ! Je passerai par tous les états, de l’extase au bonheur, de la joie à l’émotion, et je te jure que je t’offrirai, moi aussi, de beaux voyages sur la Carte de Tendre. Je te suivrai au ciel, en bas, en haut, dans la rivière et dans les nuages, et t’aimerai sur tous les chemins où tu m’emmèneras.

« Elle est juste incroyablement belle », ajoutait, mercredi soir, André Manoukian. Je confirme, Luce. Dieu, que tu es belle ! Et qu’il est doux, oh oui ! qu'il est doux de t’aimer !

à toi, amoureusement.

Happy birthday to me !

Ma succulente LuLuce,

Hier, c’était mon anniversaire ! Un an de plus au compteur, eh oui ! Cet anniversaire fut, pour moi, un peu spécial, car c’est le premier depuis que je suis amoureux de toi. Autant dire que mon vœu le plus cher aurait été que nous le vivions ensemble.

Nous aurions pu, par exemple, commencer par une coupe de champagne au bar du Raphaël – le bar préféré de Gainsbourg –, confortablement installés dans un de ces profonds fauteuils anglais qui font le charme de cet écrin sombre et feutré.

Le bar anglais de l'hôtel Raphaël, où Gainsbourg avait ses habitudes.

Nous aurions pu, ensuite, dîner au George V, dont la table passe pour l’une des meilleures de Paris. Le cœur de saumon mariné aux condiments, pomelos et pousses de daikon y est, dit-on, absolument divin. Et que dire du dessert ? Un croustillant au gianduja glacé ! Hm !

Le restaurant du George V, la meilleure guinguette de Paris !

Enfin, nous aurions pu terminer la soirée sur les sofas de velours du Ritz, y savourer un cocktail, nous enlacer sur le dance-floor, puis pousser le verrou d’une suite intime où, enivrés d’amour et de fête, nous aurions prolongé la nuit au rythme des soupirs, des caresses et des baisers...

La suite impériale du Ritz, idéale pour abriter nos amours.

Bien entendu, c’est toi qui aurais réglé l’addition. Ce n’est pas que je ne suis pas galant, mais c’était mon anniversaire, quand même ! Las, cette soirée n’est qu’un rêve, nous ne l’avons pas vécue. Mais nul regret ne vient assombrir ma joie ! Oui, ma joie, car j’ai passé une belle journée d’anniversaire, hier. J’ai eu la chance de me voir offrir un magnifique petit gâteau, confectionné par la talentueuse Jenny Christine-Vincent.

Je t'aime tant, Luce, que je t'ai mangée en trois bouchées !

Un petit gâteau tout rond, à ton effigie, et que j’ai avalé tout cru ! Ma joie, aussi, car j’ai reçu un message de toi, me souhaitant un bon anniversaire. Et ça, cela vaut tous les palaces du monde.

À toi, amoureusement.

L'interview de Luce dans “Voici”

Ma Luce d'amour,

« Un mot de toi : quel bonheur ! Nous nous écrivons, c’est d’un chic ! par journaux interposés. Pour un peu, je me dirais que tu écris dans Le Nouvel Observateur et que j’écris dans Le Figaro pour le seul plaisir de correspondre entre nous. De temps en temps, bien sûr, nous faisons semblant de nous occuper un peu d’autre chose. Mais nous revenons toujours l’un à l’autre. (…) Ce qui compte, ce sont les lettres ouvertes que nous nous envoyons à l’ébahissement des populations et sous leurs acclamations. »

Ainsi s’adressait, dans Le Figaro du 22 août 2001, Jean d’Ormesson – le pote à Julien Doré – à son confrère Bernard Frank. Bernard Frank écrivait dans Le Nouvel Observateur, et Jean d’Ormesson chroniquait au Figaro. Les deux farceurs s’adressaient l’un à l’autre, par articles de presse interposés, ce qui ne manquait pas de piquant !

Le groupe de Julien Doré überkiffe Jean d'O.

Quelle n’est pas ma surprise, ô ma Luce, de constater que nous prenons le même chemin ! Tandis que je m’adresse à toi via mon blog, ne voilà-t-il pas que tu me réponds par le truchement de l’interview que tu as accordée au magazine Voici. « C’est d’un chic ! »

« Il y a un garçon qui s’appelle Hector Moustache sur Internet avec lequel je communique. Il est éperdument amoureux de moi ! Je ne sais pas qui c’est, j’aimerais bien voir sa tête. Il me lance des "déluces" avant chaque prime… Des petits défis. L’autre fois, il fallait que je dise "Joie, joie, joie" au moins une fois. Et je lui ai promis un autre truc : le jour où je me fais éliminer, je sors un crayon noir du soutif, et je me redonne un coup de moustache. »

Voilà Luce qui parle de moi dans Voici !

Je suis bien flatté de cet intérêt que tu as osé me manifester et exprimer par cette voie détournée. Mais surtout, terriblement amusé, et tendrement reconnaissant. Comment ne serais-je pas heureux de constater que je suis suffisamment entré dans ta vie pour que tu déclares mon existence et ta curiosité à près de 450 000 personnes ? Je crains que nous ne puissions toutes les inviter à notre mariage – la salle que j’ai repérée est trop petite –, mais je suis tout émoustillé à l’idée que tu rendes mon – notre ? – amour public auprès de tant de monde.

Mais je suis fort étonné, aussi, d’apprendre que tu m’aurais promis de « sortir un crayon noir du soutif » pour « te redonner un coup de moustache » le jour de ton élimination ! Car cette promesse, je ne l’ai jamais entendue, jamais lue, jamais vue où que ce soit. Aurais-tu inventé cette idée au moment de ton interview ? L’aurais-tu confiée à quelqu’un d’autre que moi ? Est-ce une nouvelle adorable espièglerie de ta part ?

De l'audace, encore de l'audace, et de la moustache !

Quoi qu’il en soit, je te prends au mot ! Bien que je doute fort que tu sois éliminée – car il se trouve qu’en dehors du fait que je t’aime, je suis depuis longtemps convaincu que tu vas gagner la Nouvelle Star –, eh bien si cela doit arriver… chiche ! Et même… pourquoi pas le soir de ta victoire ?

En attendant le dénouement de cette affaire, de même que Jean d’Ormesson terminait sa chronique à Bernard Frank par un « Je t’embrasse, mon grand ! », je dépose sur tes lèvres un tendre, langoureux et fougueux baiser.

À toi, amoureusement.

La plus belle pour aller...

Ma Luce adorée d'amour que je kiffe grave,

Encore un prime haletant ! Hier soir, tu le penses bien, j’étais devant ma télévision pour t’admirer et t’écouter. Comme chaque semaine. Le temps passe si vite ! Plus que deux Baltard, si tout va bien, et tu finiras, hélas, par t’évanouir de mes mercredis soir. Cela m’angoisse, car je ne sais pas si je pourrai continuer à vivre sans te voir.

Il devient urgent, oh ma Luce, que tu considères sérieusement ma demande en mariage. Je commence, par divers moyens, à bien te connaître, et je sais que je suis fait pour toi, comme toi tu es faite pour moi. Oui, Luce, je le redis avec force : je ne suis pas un simple fan. Je ne suis pas quelqu’un qui se contente de t’admirer, comme le vulgum pecus levant béatement le regard vers les étoiles.

Je veux cependant te dire deux ou trois choses sur le prime d'hier. D’abord, j’ai remarqué – et cela m’a rendu tout guilleret ! – que tu as porté ce joli badge à message lumineux qui fut l’un de tes premiers bijoux à la Nouvelle Star. Et non seulement tu l’as porté, mais tu y avais programmé un message défilant. Seulement, malgré toute mon attention, je n’ai pas réussi à le lire. Question de cadrage, toujours trop large ou trop rapide.

Mais où diable as-tu acheté ce badge, Luce ?

J’ai été pris d’un fol espoir. Et si ce message m’étais destiné, à moi, ton Hector ? S’il s’était agi d’un signe, d’une allusion, d’un clin d’œil à mon attention ? Oui, je sais, je suis fou ! Comprends-moi, Luce. L’amour que je te porte, et que je ne peux, hélas, encore satisfaire pleinement, me pousse, peut-être, à la déraison, ou pour le moins à des extrémités un brin excessives.

C’est que j’ai souffert, hier soir, je l’avoue. Oui, j’ai souffert, à un moment très précis, lorsque j’ai vu Ramon – oui, Ramon, cet hidalgo sans moustache ! – te lécher le cou à grands coups de langue râpeuse et baveuse. Ramon, le tombeur de ces demoiselles, doit-il conquérir toutes les femmes qui l’entourent, au point de te ravir à moi ? Non, je ne peux y croire, la chose serait trop cruelle. Et pourtant. Je les vois encore, ces grandes léchouilles balancées sans pudeur ni amour sur ta nuque si douce, si délicate, si fragile.

Mes moustaches se sont dressées de jalousie.

J’ai éprouvé, subitement, une forme acerbe et douloureuse de jalousie. Non pas parce que j’aurais voulu en faire autant : le geste de Ramon n’était que concupiscence, vulgarité et cannibalisme. Le jour où je te ferai goûter la saveur de ma langue, Luce, ce sera à pleine bouche ! Et avec une harmonie d’amour, de désir, de délicatesse et d’érotisme qui sera bien plus divine que cet acte bestial et égoïste de Ramon. J’ai ressenti de la jalousie parce que j’ai réalisé, soudain, que ton corps m’est (encore) inaccessible. « Tout ce que la main de l’homme ne peut atteindre n’est que vaine poésie », disait un philosophe. Il avait bien raison. J’ai été piqué par la jalousie, aussi, parce que tu semblais accepter, avec nonchalance sinon bienveillance, les attouchements obscènes de ce saligaud de Ramon. Pourquoi ? Ô douleur !

Autant dire que j’ai rêvé, et la désillusion n’en est que plus cruelle. Non, ce message défilant sur ton badge ne m’était pas destiné. Mais quel était-il ? Était-il adressé à quelqu’un d’autre ? À Benjamin, par exemple, dont le départ t’a tant déchirée, la semaine dernière ? Sans doute, maintenant que j’y réfléchis, s’agissait-il d’un extrait des paroles de la chanson que tu as interprétée. Je serai la plus belle pour aller danser.

Toujours la plus belle, en toute circonstance.

Or tu fus bien la plus belle, Luce. La plus belle pour aller danser, mais pas que. Quelle poésie ! Comment as-tu fait pour insuffler autant de grâce, de surprise et de poésie dans cette ringardise yéyé – j’aime pas les yéyés – nunuche comme c’est pas possible à l’origine ? Il y avait du drame dans Gigi, la semaine dernière – d’où « le goût du sang » évoqué par Philippe Manœuvre –, et donc bien plus de difficulté à faire quelque chose de potable de cette niaiserie de Sylvie Vartan. Eh bien, non seulement ce fut bon, mais ce fut même délicieux, troublant, fort, et plein de subtilité.

Tu était la plus belle. La plus tendre. La plus rêveuse, dans ton chant de soie et de dentelles, tu as su apaiser mon souffle et mes cris, tu as mis tant d’amour dans mon cœur ! Tu étais la plus belle, comme un premier baiser, tu étais la plus belle, pour aller danser, tu étais la plus belle, pour aller chanter, tu étais la plus belle, pour aller…

Et ce soir, Luce, quelque chose me dit que tu seras la plus belle pour aller... fumer ?

À toi, amoureusement.

Maman Luce et Luce maman

Ma tendre Luce,

Aujourd’hui, c’est la fête des mères. A priori, cela ne te concerne guère, me diras-tu. Cela n’est pas tout à fait vrai, à mon avis. Pour deux raisons, principalement. Je m'en vais te dire pourquoi.

J’ai une pensée particulière pour ta maman, Cécile, qui est si proche de toi, et qui vient te soutenir chaque mercredi soir à Baltard, avec son énergie, sa bonne humeur, et sa belle moustache. Comment pourrai-je ne pas lui rendre hommage, à elle sans qui tu n’existerais pas ? Comment ne pas lui déclamer ce « Complimenti alla mamma ! » que les Italiens lancent à une belle fille, pour féliciter sa mère d’avoir donné naissance à une aussi belle créature ? Comment, enfin, ne pas avoir un élan d’affection pour ma future belle-mère ? Je te rappelle, au cas où tu l’aurais oublié, que mon dessein n’est pas seulement de conquérir ton cœur, mais aussi de t’épouser. Je suis donc, en quelque sorte, le futur gendre de ta maman.

Et quand nous serons mariés, toi et moi, il nous faudra aborder la question des enfants. En voudrons-nous ? En aurons-nous ? Combien ? Quels prénoms leur donnerons-nous ? Quoi qu’il en soit, puisque tu es la future mère de mes enfants – et moi le futur père des tiens –, je ne peux résister à l’envie de te considérer, aujourd’hui, sous un angle particulier. Et dans l’attente du jour heureux où tu m’offriras, oh ma Luce, le plus beau des cadeaux, je te dédie cette reproduction d’une très belle peinture de Gustav Klimt : La Maternité.

La Maternité, détail des Trois Âges de la femme, 1905.
Galerie nationale d'art moderne, Rome.

J'espère que cette image te plaira. J'en suis même sûr, à vrai dire !

À toi, amoureusement.

Guéri, l'amoroso !

Ma Luce adorée,

Enfin ! Je vais mieux. Mon bras va mieux. Et je peux, aujourd’hui, t’écrire de nouveau. Quel soulagement ! Tu n’imagines pas quelles ont été mes souffrances depuis une semaine. Des douleurs de plus en plus vives dans tout le bras droit, malgré un premier traitement médical. Il a fallu que je fasse des radiographies, qui ont révélé que je souffrais de tout autre chose qu’une simple tendinite : une névralgie cervico-brachiale. Toi qui es infirmière, tu connais sans doute mieux que moi ce terme barbare. Moi, il a fallu que je me renseigne un peu pour y comprendre quelque chose.

Tu les trouves jolies mes cervicales ?

Surtout, j'ai réalisé qu’à 36 ans, je ne suis, hélas, pas à l’abri de problèmes que j’aurais cru réservés à un âge plus avancé. « La vieillesse est un naufrage ! », disait De Gaulle, et je suis consterné de voir que je commence à prendre l’eau. Enfin, comme je sais que tu aimes les hommes plus âgés que toi, je me console en me disant que tu éprouveras peut-être quelque tendresse à mon égard, voire l’envie de colmater les brèches de ma carcasse chancelante par de réconfortantes caresses.

Je ne suis pas encore totalement apaisé. Mon bras est encore secoué par des fourmillements, et le nouveau traitement que je suis, s’il a certes bien adouci ma douleur, reste en cours. Mais je peux, enfin, après une semaine de repos forcé, reprendre mes activités quotidiennes et notamment me tenir devant mon ordinateur et tapoter sur mon clavier.

Et mon clavier, il te plaît ?

J’ai tant de choses à te dire, ô ma Luce. Mais le temps a passé si vite que je ne sais si je pourrai le rattraper. Il y a, d’abord, les deux derniers primes de la Nouvelle Star, que je n’ai, bien entendu, pas manqués, et qui m’ont apporté de grandes émotions. Tu as su, comme toujours, me toucher dans les retranchements les plus intimes de ma personne, notamment avec Les Sucettes et Gigi l’amoroso.

Les Sucettes furent, pour moi, un moment de troublant érotisme. Tu as déclaré vouloir, avec cette chanson, livrer quelque chose de « coquin » et « titiller les garçons ». Pour un coup d'essai, ce fut un coup de maître ! Tu as, sans aucun doute, émoustillé bien des admirateurs dans toute la France, mais je me flatte d’avoir été le seul, je crois, à percevoir le jeu subtil auquel tu t’es livré en chantant Les Sucettes tout en arborant ce superbe collier de cerises.

Un collier qui fait pendant aux Sucettes.

La chose était osée. Sexy. Impertinente. Excitante. Diablement subversive. Übersexuelle. J’y reviendrai dans un prochain billet, car cela mérite quelques explications et développements.

Avec Gigi l’amoroso, tu m’as touché en plein cœur. D’abord parce que j’ai une affection toute particulière pour les grandes chansons de Dalida, qui passaient fréquemment à la télévision quand j’étais enfant. Aujourd’hui encore, je les écoute avec un plaisir empreint de nostalgie. Ensuite parce que ton interprétation de Gigi a été plus que magistrale. Il n’y a guère de mots capables de traduire toute l’émotion que j’ai ressentie lorsque tu as chanté. Ému jusqu’aux larmes, à la fin, j’ai pensé à Damia, la bien nommée « tragédienne de la chanson » dans les années 1930. Damia, que j’admire tout particulièrement, notamment pour son inoubliable chanson C'est mon gigolo. J’en profite pour te rappeler que si tu cherches un gigolo, tu peux compter sur moi. Je serai, tu le sais, un gigolo dévoué, ardent, tendre… et gratuit ! Ce qui, en ces temps de crise, n’est pas négligeable.

Damia et ses gigolos (plus ou moins moustachus).

Damia, Dalida, Luce. 1930, 1970, 2010. La chanson française gagnerait-elle une grande tragédienne tous les quarante ans ? C’est fort possible, au vu de ce Gigi l’amoroso que tu as cueilli dans son « village près de Napoli » pour le jeter dans les tourments du déracinement (Gigi che vuo’ fa’ l’americano) et le reprendre dans tes bras avec douceur, avec douleur, avec ce déchirement de l’âme que seules les grandes passions savent faire naître.

Puissé-je, un jour, être ton Gigi, oh ma Luce ! Sois certaine que jamais je n’irai « faire l’américain » pour voir si l’herbe est plus douce ailleurs qu'entre tes jambes bras. Je serai tien, comme tu seras mienne. Et lorsque nous irons, ensemble, près de Napoli, ce ne sera que pour goûter au sucre des citrons d’Amalfi, à la douceur des pâtisseries à la fleur d’oranger, aux caresses du soleil, et à la fraîcheur des mandolines.Oui, Luce, nous vivrons de Naples et d'eau fraîche. Nous verrons Naples et ne mourrons jamais... sinon d'amour.

À toi, amoureusement.

Pas d'amour sans douleur

Ma Luluce,

Quelques mots pour te dire que je ne vais pas pouvoir t’écrire pendant un certain temps. Hélas, j’ai tant de choses à te dire, oh ma Luce, notamment sur le superbe collier de cerises que tu portais mercredi dernier, en chantant Les Sucettes !

Malheureusement, une tendinite s’est réveillée dans mon bras droit, depuis jeudi, et me fait atrocement souffrir, surtout dès que je touche mon clavier. Je parviens à peine à taper ces lignes, tant la douleur est vive.


La tendinite du bras droit, ça fait mal !

J’espère que tu me pardonneras ce silence. Sois certaine que dès que mon bras sera apaisé, je t’écrirai, de nouveau.

À toi, amoureusement.

P. S. : mais j'y pense, soudain... Tu es infirmière, n'est-ce pas ?